Gazette de France, 4 mai 1840. Ce matin, nous recevons de Duclair la lettre suivante : 

Hier, vers quatre heures après-midi, un incendie éclata en la commune de Berville-sur-Seine dans un bâtiment à usage d'écurie, étable et grange. » Bon nombre d'habitants de Berville, Duclair et autres communes s'étaient promptement portés sur le lieu du sinistre ; mais leur généreux concours ne servit qu'à isoler les flammes et à en préserver la maison d'habitation voisine.

Le feu avait pris simultanément aux quatre angles du bâtiment, et les progrès en avaient été si rapides que le faîte s'écroula avant qu'on eût pu préserver de l'incendie deux chevaux, trois veaux, plusieurs futailles et divers objets renfermés dans les écurie, grange et étable.  La propriété appartenait au sieur Longuemare, ancien préposé aux douanes, et n'était pas, dit-on, assurée.  On attribue ce sinistre à la malveillance.
M. le juge-de-paix du canton de Duclair s'est transporté hier soir sur les lieux. Voici le rapport du propriétaire : un individu, inconnu dans la commune, aurait été vu sur les lieux du sinistre par une domestique du sieur Longuemare. Pressé de questions par celle-ci, à laquelle il avait refusé de faire connaître le motif de sa présence en cet endroit, il répondit en s’éloignant : « Ce que je fais ? vous le saurez tout à l’heure ! » Quelques instans après, l’incendie éclata. 

Deux hommes brûlés vifs

Rouen, septembre 1014. - Un incendie s'est déclaré vers neuf heures et demie du soir, dans un bâtiment construit en briques, chez M. Contremoulins, épicier-débitant et conseiller municipal au quartier de l'église à Berville-sur-Seine. M. Corruble, instituteur, et Foliot, journalier, qui aperçurent les premiers les flammes, donnèrent l'alarme aussitôt, mais, tout secours était inutile. Le bâtiment, en un clin d'oeil, était devenu un immense brasier.

Deux ouvriers de M. Contremoulins, les nommés Jules Coignard, vingt-huit ans, né à Berville, et Jules Masse, dix-huit ans, né à Saint-Paër, s'étaient couchés dans la soirée à l'étage supérieur du bâtiment enflammé. Il n'y avait pas de sauvetage à tenter, le bâtiment étant en partie détruit. Mais dès que. l'accès en fut possible, on retrouva dans les décombres, au rez-de-chaussée, les deux cadavres entièrement carbonisés et méconnaissables.

Le docteur Allard, appelé aussitôt pour faire les constatations d'usage, a constaté la mutilation complète des membres et a pu établir l'identité des victimes par un seul os resté attaché à une partie de l'un des corps.