Sélectionné
par
Laurent Quevilly
Duclair a donné un fooballeur international au temps où ce sport n'en était encore qu'à ses premiers pas en France. Feuille de match.

L'équipe
de France au temps de Maurice Olivier (Gallica-bnf/Agence Roll).
Hé Ho la famille, on aimerait le voir en photo. C'est
possible ?
Maurice Olivier est né le 10 janvier 1887 à Duclair. Il fut baptisé en l'église Saint-Denis le 24 janvier janvier suivant sous la férule de Paul Gustave Olivier et Louise Marie Victorine Maromme. Il reçut alors les prénoms de Maurice Louis. Ses parents étaient Médard Joseph Olivier et Eugénie Juliette Maromme, mariés à Duclair le 25 juin 1870. Fils de cafetiers de Blangy, le père de Maurice était huissier à Duclair. Lorsqu'il épousa Mlle Maromme, native de Bouville, il avait eu pour témoins l'ancien huissier de Duclair, le sieur Leroux, ainsi que de l'agent voyer cantonal, Charles Guyard.
Tout heureux de retrouver deux de ses coéquipiers de l'Étoile des Deux Lacs (Henri Bellocq et Henri Mouton) en équipe de France, Maurice se faisait une joie d'honorer sa première sélection face à la Belgique. Il vécut un calvaire, comme lors de ses deux sélections suivantes, plus catastrophiques encore, et le couronnement eut lieu lors de la défaite au Luxembourg. Un affront qui, paraît-il, lui coûta cher.
Maurice Olivier comptera en tout six sélections en équipe de France, son poste de prédilection étant attaquant :
► France-Belgique à Gentilly au stade de la FGSPF en 1910,
►Angleterre amateur-France au stade Goldstone Ground à Brighton en 1910,
►Italie-France au Arena Civica à Milan en 1910,
►Luxembourg-France à Luxembourg au stade Racing club en 1911,
►France-Suisse au Stade de Paris à Saint-Ouen en 1912,
►Luxembourg-France à Luxembourg au stade Racing club en 1914
Son parcours témoigne des balbutiements du football français, un sport en quête d’identité. Les matchs internationaux étaient encore autant des expériences d’apprentissage que des compétitions.
Sa joie de retrouver des coéquipiers en équipe nationale montre l’importance des clubs locaux dans la formation des talents. Les déconvenues soulignent les limites d’une équipe encore peu structurée. Maurice Olivier est ainsi un symbole de cette transition entre le football amateur des origines et l’ère plus organisée qui suivra la Première Guerre mondiale.
Maurice Olivier est né le 10 janvier 1887 à Duclair. Il fut baptisé en l'église Saint-Denis le 24 janvier janvier suivant sous la férule de Paul Gustave Olivier et Louise Marie Victorine Maromme. Il reçut alors les prénoms de Maurice Louis. Ses parents étaient Médard Joseph Olivier et Eugénie Juliette Maromme, mariés à Duclair le 25 juin 1870. Fils de cafetiers de Blangy, le père de Maurice était huissier à Duclair. Lorsqu'il épousa Mlle Maromme, native de Bouville, il avait eu pour témoins l'ancien huissier de Duclair, le sieur Leroux, ainsi que de l'agent voyer cantonal, Charles Guyard.
À cette époque, le football
est encore un sport récent, importé
d’Angleterre dans les années 1870-1880, et
pratiqué de manière semi-amateur par des
passionnés issus de milieux variés.
Maurice, fils d’huissie, petit-fils de
cafetiers, représente cette génération
de joueurs modestes qui, sans infrastructures modernes ni
professionnalisme, portent le football français sur la
scène internationale.
Tout heureux de retrouver deux de ses coéquipiers de l'Étoile des Deux Lacs (Henri Bellocq et Henri Mouton) en équipe de France, Maurice se faisait une joie d'honorer sa première sélection face à la Belgique. Il vécut un calvaire, comme lors de ses deux sélections suivantes, plus catastrophiques encore, et le couronnement eut lieu lors de la défaite au Luxembourg. Un affront qui, paraît-il, lui coûta cher.
Maurice Olivier comptera en tout six sélections en équipe de France, son poste de prédilection étant attaquant :
► France-Belgique à Gentilly au stade de la FGSPF en 1910,
►Angleterre amateur-France au stade Goldstone Ground à Brighton en 1910,
►Italie-France au Arena Civica à Milan en 1910,
►Luxembourg-France à Luxembourg au stade Racing club en 1911,
►France-Suisse au Stade de Paris à Saint-Ouen en 1912,
►Luxembourg-France à Luxembourg au stade Racing club en 1914
Son parcours témoigne des balbutiements du football français, un sport en quête d’identité. Les matchs internationaux étaient encore autant des expériences d’apprentissage que des compétitions.
Sa joie de retrouver des coéquipiers en équipe nationale montre l’importance des clubs locaux dans la formation des talents. Les déconvenues soulignent les limites d’une équipe encore peu structurée. Maurice Olivier est ainsi un symbole de cette transition entre le football amateur des origines et l’ère plus organisée qui suivra la Première Guerre mondiale.
Sur le plan personnel, il fut deux fois marié à Paris. Avec Augusta Bruiant en 1914 et Georgette Defaix en 1947. Maurice Olivier est mort le 15 mai 1978 à Blangy-sur-Bresle,
Laurent QUEVILLY.
SOURCES
Registre
de
catholicité de Duclair
Wikipédia
Gallica
