Par Laurent Quevilly-Mainberte

La presqu'île de Jumièges a produit de nombreux marins. Et les USA leur sont redevables. Mais elle a aussi donné de vaillants capitaines à la Révolution. Certains ont eu un destin héroïque, d'autres tragique. Tous forcent le respect et nous invitent à l'aventure. Alors, embarquement...


Ce matin là, le jeune lieutenant natif des bords de Seine se présente au siège de l'Amirauté dressée depuis des lustres dans la Grande rue de Quillebeuf. Pavoisée d'un pavillon blanc et bleu, en pierre de taille et silex taillés au carré, la maison du XVIIe s. intimide le jeune arrivant. Résidence d'un lieutenant, d'un procureur et d'un greffier, c'est une juridiction maritime royale qui juge, enregistre les navires, les contrats. Elle s'assure aussi le concours d'un chirurgien pour la reconnaissance des noyés, d'un maître de quai, d'un interprète. Mais, aujourd'hui, ce qui intéresse surtout notre gars de Jumièges, c'est que cette institution procède aux réceptions des maîtres et capitaines de navire. 

Bientôt, on examine avec soin ses aptitudes au commandement. Notre homme produit des états de service prouvant des années de navigation depuis le plus jeune âge. D'abord comme mousse, novice puis matelot et enfin lieutenant. Bref, il a été formé à la dure école des voyages au cabotage puis au long cours. C'est ce qui permet de se présenter aujourd'hui à l’Amirauté avec un solide dossier. Viennent ensuite les épreuves : lecture des cartes, manière de déterminer la latitude, les routes du Havre vers les îles, comme Saint-Domingue, alors la colonie la plus juteuse du royaume. Mais les batteries de questions portent aussi sur le droit maritime, la discipline des équipages et les règles du commerce.

Au 102 de la Grande-Rue, l'Amirauté abolie à  la
Révolution est aujourd hui une maison particulière (D.R.)



Ayant satisfait à l’examen, l'heureux candidat devenu officier prête serment. Puis son nom est inscrit d'une plume appliquée dans les registres du greffe. On lui remet alors son brevet de capitaine, scellé aux armes royales. Dès lors, il pourra commander un navire marchand au long cours. Il sera reconnu par l’Amirauté, respecté de ses pairs.

Tel fut le parcours de ceux qui vont suivre, même si tous ne sont pas passés par Quillebeuf, même si tous ne sont pas "fils de la mer"comme les aimaient l'Amirauté. Certains sont ont pour père un laboureur, d'autre un pêcheur de Seine, souvent les deux...


Du maître de gribane au capitaine au long-cours...
La galerie de la capitainerie

Louis Alleaume Jacques BarnabéJean-Baptiste BruneauJean-Jacques Chamebellan — Jean-Jacques Cauchie — Pierre Jacques Clérel —  Nicolas Deconihout  — Pierre DemareLouis Duparc — Louis Duparc fils Pierre Louis Duparc  —  Marin Duquesne — Pierre Duquesne — Pierre Marin Duquesne François Nicolas Placide Galopin Jean Baptiste Ambroise GuebertPierre Guyot — Valentin Guyot — Jean-Baptiste His — Jacques Landrin — Charles Claude Langlois — Marin Lefée — Jean-Baptiste LefortJean LemaîtrePierre Masson  Noël Martin  Jean-Baptiste Metterie   Jean-Baptiste Morin   Ambroise Porgueroult Jacques PoulainJean Baptiste Poulain –  Etienne Thirel  Nicolas Thuillier  Jean Baptiste Jacques Thuillier  Etienne Benjamin Frédéric Thuillier François Thuillier   Pierre Vauquelin   Quelques capitaines du canton



Louis Alleaume, né à Jumièges le 17 juillet 1757 de feu Nicolas, un laboureur et de Marie Catherine Amand. Il a les cheveux roux comme les portent les marins sur les vitraux de l'église Saint-Valentin. Là, il eut pour parrains Jacques Sergent, du Mesnil et Marie-Thérèse Levreux, veuve de François Amand, de Jumièges.  Ses frères Pierre et Jacques furent aussi marins.
Louis Alleaume est un homme de haute taille. Marié le 7 août 1777 avec Rose Graine, dite aussi Graineux, à La Bouille. Le couple y réside en 1782. Cette année-là, il alla parrainer un Louis Richard, chez Jacques Lévesque, cultivateur à Jumièges, époux de Catherine Rose Alleaume, la sœur de Louis.
Amarinage
Novice en 1775, on le dit illettré. Il voyagea cette année-là sur la Renommée puis partit sur la Jeune Sirène à Lisbonne. A partir d'octobre 1776, il fut matelot sur l'Ange gardien, à Brest. Puis L'Aimable société à Touques. Puis de nouveau à Brest sur le Don de Dieu.
Levées
Les inscrits maritimes étaient théoriquement tous mobilisables. En réalité la levée dépendait des besoins militaires immédiats, de la capacité de l’Administration à organiser la conscription maritime et des résistances locales. D’où une inégalité de traitement entre quartiers et même entre marins d'une même paroisse.
Levé pour la Royale, Louis Alleaumel est du 24 juin 1778 au 5 janvier 1779 sur le Diadème, vaisseau de ligne de 74 canons, lancé en 1756 à Brest. Secondé par Dampierre, le chevalier  de Cardonnie commande le navire. Ainsi Alleaume est-il engagé dans la fameuse bataille navale du 27 juillet 1778 au large d'Ouessant où la flotte française combat la Royal Navy. C'est le premier grand affrontement entre les deux marines en prélude à la guerre d'Indépendance des États-Unis. Cette bataille était très attendue par l'opinion française avide de revanche depuis les défaites de la guerre de Sept Ans. L'objectif est maintenant d'affaiblir la suprématie maritime de l'adversaire tout en renforçant notre propre flotte.


Combat d'Ouessant juillet 1778 par Théodore Gudin

Il n'y eut ni vainqueur ni vaincu. Sinon un avantage symbolique pour les Français. Seulement, le Pacha de Louis Alleaume n’a pas engagé le Diadème contre l’arrière-garde britannique alors que l’occasion se présentait. En ne profitant pas d’une ouverture dans la ligne anglaise, il a empêché une victoire plus nette des Français. Cette situation fut rapportée au roi Louis XVI qui  ordonna une enquête. Pour sa défense, Cardonnie assura qu'il n'avait vu aucun signal transmis depuis le Saint-Esprit, vaisseau-amiral de l’escadre. Ce que réfuta son second, M. de Schantz. La Cardonnie fut reconnu coupable tandis que d'autres officiers, comme le duc de Chartres, furent disculpés de ce cafouillage. La Cardonnie mourra quelques années plus tard à Jérémie, colonie de Saint-Domingue.
Après l'épisode ouessantin, Alleaume passe sur le Vengeur, par M. le chevalier de Retz, du 4 janvier 1779 au 15 janvier 1781. Alleaume participera donc pleinement, comme plusieurs de ses compatriotes, à la guerre d'Indépendance des États-Unis. Il fut engagé dans plusieurs batailles navales : Grenade, Savannaha, Fort-Royal. Maître timonier, son rôle n'est pas négligeable dans la stratégie de ses officiers.
Revenu à Rouen le 30 janvier 1781, Alleaume reprend la navigation au commerce : la Rencontre, la Félicité, la Véronique qu'il conduit lui-même. Ce qui le mène au commandement.
Ses commandements
Reçu à l'Amirauté de Rouen le 17 janvier 1782. Le premier navire sous son autorité semble être la Marie Marthe qu'il mène à Touques en 1783. Après quoi, il fut autorisé à s'établir à Honfleur. Le 23 août 1785, le capitaine Alleaume commande la Jeune Clotilde successivement à Fécamp et à Caen. En avril 1787, il passe sur l'Aimable Françoise à Honfleur et met notamment le cap sur Dunkerque, Cherbourg. En 1792, son dernier voyage sera pour Touques.
Sa mort
Louis Alleaume est décédé à 35 ans à Rouen, le 12 février 1793 dans des conditions obscures. Il rendit l'âme à 11h du soir chez Pierre Chevalier, traiteur au 38, place de la Poissonnerie. On le dit domicilié à Jumièges et sa femme à la Bouille. Était-il retourné vivre chez son beau-frère, Jacques Lévêque, laboureur à Jumièges ? Le citoyen Lemoine, commissaire de Police, rédigea un constat de décès qui fut remis à l'officier d'état civil par Chevalier. Jacques Alleaume, marin demeurant au Mesnil et frère du défunt, signa aussi cet acte dont les éléments font songer à une mort violente.
(Ref. AD76, Matelots 7 P 4_3 - 7 P 4_6 - Capitaines - 1785-1796, p. 56).


Jacques Barnabé,dit capitaine de navire lorsque sa fille Marie-Rose vient au monde à Jumièges, le 3 septembre 1795. Il est lors dit absent pour cause de voyage. Sa femme, Rose Marthe Delamare, accouche avec l'assistance d'Anne Clérel, la sage-femme du hameau du Conihout. Les parrains furent François Thuillier, 36 ans, demeurant dans le hameau et Marie Rose Duquesne, 28 ans, épouse de Laurent Adrien Chrétien, du hameau du Sablon.
Le couple s'était formé en 1787. Barnabé étant âgé de 29 ans dit batelier, de Jumièges. Son épouse était native de Hauville.

Jean-Baptiste Bruneau, né à Jumièges le 29 mars 1759. Fils de feu Marin, pêcheur et de Marie Guyot. Bruneau n'a pas connu son père. Il est mort un mois après son mariage. Autour de sa veuve, les parrains de cet orphelin gigotant dans l'église Saint-Valentin furent Pierre Pécot et Catherine Chaillou, fille de Richard, tous de cette paroisse. Bruneau a les cheveux châtain,

Amarinage

Mousse de 1775 à 1777, il a rallié Bordeaux à bord de la Marie Françoise puis de la Fidélité. On le retrouve ensuite sur le Courrier de La Rochelle dans le port éponyme.
Matelot
En décembre 1777 s'embarque sur la Pucelle pour Hambourg. Août 1778 : levé pour Brest. 1780 : corvette la Curieuse, commandée par le  chevalier François-Joseph-Hippolyte Bidé de Maurville. La Curieuse fait partie des petits bâtiments légers utilisés pour la reconnaissance, la liaison et parfois l’escorte de convois, notamment pendant la guerre d’indépendance américaine.
Puis c'est le Saint-Julien, le Pérou, en 1781, commandé par M. Noël. Quand il en débarque en 1784, il est lieutenant de frégate. Passe sur le Stormont, commandé par M. de Loménie, pris sur les Anglais, puis il passe sur un navire particulier commandé par M. Griffon et débarque à Rochefort en qualité de second.
Commandement
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 4 octobre 1786. Il est alors autorisé à partir pour La Rochelle s'embarquer comme second. En 1787, (Passé aux Volontaires, f° 9) il est à ce poste sur la Victoire, capitaine Tardy, partant de La Rochelle le 23 janvier pour la Côte d'Or.
Sa mort
Bruneau est mort le 12 août en Afrique. On ignore dans quelles circonstances mais nous éprouverons une compassion modérée. Bruneau s'était engagé sur un navire négrier. La Victoire arriva donc sans lui à Port-au-Prince le 5 janvier 1788 avec "300 nègres", nous disent Les Affiches américaines, le journal colonial de Saint-Domingue.
(7 P4_3 p. -109 - Cap.. p. 35)


Jean-Jacques Cauchie, né à Jumièges le 6 février 1755 de Jacques, laboureur et Catherine Lefrançois, parrainé par Marin Cauchie, journalier à Anneville et Marie Lefrançois, fille de Valentin, demeurant au Mesnil, marié à Anne Hetu. Brun, il sait lire et écrire.
Un frère marin : Louis Valentin qui vécut chez sa sœur Rose. Quand il n'était pas levé. Car la Royale l'appela souvent, il fut un temps malade à l'hôpital de Fort-Royal et deux fois pris par les Anglais.

Amarinage
Jean-Jacques Cauchie fut mousse et novice sur le Dragon et alla du Havre à Morlaix, deux fois à Lisbonne. Il navigua aussi à bord du Saint-Charles. Il devient matelot le 3 juillet 1774, à nouveau sur le Dragon, en destination de Lisbonne.
Levée
Il avait vu Dublin sur l'Actif quand l'armée l'appela. Entre septembre 1776 et août 1778, il est sur la frégate française Le Prothée, de 64 canons, capitaines Cherisey puis Damperre engagée dans des missions de guerre et de protection des colonies françaises. Le 11 juillet 1777, Le Prothée quitte Brest à la tête d'une escadre composée de neuf vaisseaux, dont l'Amphitrite et la Renommée, en direction du golfe de Guinée. Cependant, leur véritable destination était les Antilles, notamment la Martinique, dans le cadre des opérations visant à soutenir les colonies françaises et à affaiblir le commerce britannique dans la région.
Cette mission faisait partie des efforts de la France pour soutenir les insurgents américains. Les escadres françaises avaient pour objectif de protéger les convois commerciaux, de perturber les lignes d'approvisionnement britanniques et de renforcer la présence française dans les Caraïbes.
Le Prothée, en tant que frégate de ligne, jouait un rôle crucial dans ces opérations, offrant à la fois une puissance de feu et une capacité de manœuvre pour mener à bien les missions assignées.
Cauchie termina l'année 1778 sur la Victoire, à Touques, navire de son vieux compatriote Lametterie. Mais la Royale est gourmande. Le quartier maître Cauchie va servir trois ans sur le Duc de Bourgogne. En 1780, le navire fait partie de l'escadre française qui traverse l'Atlantique pour transporter le corps expéditionnaire du général Rochambeau en Amérique. Le commandant de cette escadre est le chevalier Ternay, fauché par une fièvre putride, le navire devient le vaisseau amiral du chef d'escadre des Touches. Il participe activement à la bataille du Cap-Henry en mars, une victoire tactique qui permet de bloquer les forces britanniques et prépare le terrain pour le siège de Yorktown.
Le Duc de Bourgogne navigue ensuite vers les Antilles pour grossir la flotte de l'amiral de Grasse. Il participe aux opérations navales dans les Caraïbes en 1782.
Cauchie est de retour en 1783 quand son navire désarme à Brest. A la fin de il est autorisé autorisé à se rendre au Havre avec pour projet de naviguer en Amérique. Il embarque sur l'Aimable-Madeleine de son "pays" Valentin Guyot dont il devient le second en route pour  la Guadeloupe. 
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 3 juillet 1786 Le 14 février 1786, second sur la Sainte-Marguerite, capitaine Lecerf, pour Marseille, l'année suivante il en prend le commandement à Lorient puis mènera le navire à Cadix, le commandera à Brest, le mènera à Alicante, Lisbonne.
En l'an VIII, Cauchie commande l'Aimable Victoire, sloop construit à Honfleur en 1787. Il fait naufrage le 20 frimaire sous la redoute de Merville, 
ouvrage militaire situé sur la côte du Calvados à l’embouchure de l’Orne, face à Ouistreham. l'équipage fut sauvé.
(Désarmements 1799-1800, p. 58 - Matelot - P. 34 – Enseignes Non Entretenus fo 26 n° 101).


Vue de l'intérieur du port de Brest prise de l'ancienne cale de l'intendance, (Jean-François Hue, 1795, coll. du Louvre). Nombre de marins de notre région ont été levés pour Brest à cette époque. Nos capitaines le furent surtout au moment de la guerre d'Independance. Quand leur navire rentrait au port de Brest, les matelots ne retrouvaient pas une vraie liberté : ils passaient de la discipline du bord à celle de l’arsenal où existaient des dortoirs. Leur quotidien mélangeait corvées, rationnement et contrôles, mais aussi quelques moments de détente en ville dans les tavernes voire les bordels de la rue de Saint-Malo à Recouvrance. Par ailleur une étude menée sur les mariages à l'église Saint-Louis vers 1740 révèle qu'un époux sur quatre était Normand.


Jean-Jacques Chambellan, né au Landin le 11 mai 1757, de Jacques, marin, et Marie Jeanne Roger. Établi à Jumièges, il se mariera le 26 mai 1789 avec Marie Magdeleine Tuvache, fille de Thomas et de Marie Magdeleine Levillain. Chambellan mourra à Jumièges le  19 mai 1823.

Amarinage
Novice, il fit trois voyages au petit cabotage
Matelot
Il fut levé en avril 1778 pour Brest et servit jusqu'en 1784 sur l'Iphigénie commandée par le prestigieux  Guy Pierre de Coëtnempren, comte de Kersaint, de mars 1778 à 1779, puis à nouveau en 1778. Le navire de Chambellan a mené une campagne fructueuse en Manche sous les ordres du comte d'Orvilliers, capturant les frégates britanniques Lively et Cérès.En 1779, Kersaint a été promu capitaine de vaisseau et sert alors dans l'escadre de Guichen contre l'amiral britannique Rodney, capturant une corvette anglaise le 29 avril. De 1779 à 1781, l’Iphigénie est activement engagée dans la guerre d’indépendance américaine, toujours sous Kersaint, participant à des batailles et des opérations navales en Manche et aux Antilles. Après juin 1781, je ne sais si Kersaint est toujours maître après Dieu mais le navire semble avoir poursuivi des missions classiques de frégate française (escorte, patrouille, transport) jusqu’en 1784.
En mai 1784, Chambellan retourne au commerce à bord de l'Heureuse Rencontre...
Commandement
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 23 septembre 1786. Décembre 1786 : il est second sur le Saint-Jean-Baptiste don de Dieu qui va de Granville à Marseille. Puis il passe sur la Colombe pour Bayonne. En 1789, toujours second sur la Persévérancegaliote du port de 86 tonneaux construite en 1788 à Dieppedalle pour naviguer entre Rouen et Le Havre. Il en prend le commandement en 1790. En l'an VIII Pierre Duquesne figure sur le rôle d'équipage en qualité de maître pour le deuxième voyage de l'année.



Pierre Jacques Cléret, né au Mesnil le 13 octobre 1748 de Pierre, batelier et Madeleine Anquetil, parrainé par Jacques Vallois, d'Anneville et Catherine Clérel, marié le 28 novembre 1772 au Landin à Marie Madeleine Duparc. Taille moyenne, brun.

Commandement

Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 6 septembre 1788.  Il commande l' Aimable  Judith à Aizier le 13 mars 1790. C'est une gribane construite en 1785 à Dieppedalle du port de 66 tonneaux. Fin 179, localisé au Mesnil, il navigue avec Guillaume Lefebvre, du Mesnil, pour novice. Toujours en poste et Mesnilois en l'an XIII (1803-1804) avec le titre de maître. Son équipage est d'abord composé de Jean-Jacques Cléret, du Mesnil, pour mousse et Pierre Thomas Leroy, du Trait, pour matelot. Ce dernier sera remplacé par Bernard Guebert, de Jumièges puis Louis Pierre Toussaint Leroy, du Trait.
Le capitaine Cléret est décédé au Mesnil à 60 ans le 8 août 1808. Son frère Jacques, marin à Vieux-Port fut témoin en compagnie du beau-frère du défunt, Isaac Duparc, laboureur.
(Ref. Capitaines, p 62. Maîtres, fo 81 n° 83).


Nicolas Deconihout, né au Mesnil-sous-Jumièges le 25 mars 1755 de Nicolas, laboureur qui possédait un bateau et de Marie-Anne Vauquelin. Les yeux bleus, le visage long


Amarinage

Il fit trois voyages au petit cabotage avec les maître Duquesne et Paquet. Il navigua aussi deux ans à bord du navire appartenant à son père avec le sieur Virvaux. En 1779, il est novice sur la Jeune Catherine commandée par Paquet pour Touques.
Matelot
Quand en mai 1780 il fut levé pour Lorient, on le déclara fugitif. Il fut arrêté au Havre le 31 août de l'année suivante puis fut affecté deux mois sur le Chameau commandé par M. Guérin. Quand il revient à Rouen en 1782, il est de nouveau fugitif. Il réapparaît deux ans plus tard et prend place sur le Tage. En 1785, va de Rouen à Bordeaux sur le Saint-Pierre.

Commandement
Modeste. En l'an X, il est à la barre de la gribane Geneviève de Braban avec le titre de maître. Son mousse, Casimir Havet, est de Rouen. Le voilier va de Jumièges à Rouen.
(7 P 4_4 p. 61 -État civil)
Pierre Demare, né à Jumièges, hameau d'Heurteauville, le 22 avril 1736 de Valentin et Françoise Le Vallois  Parrains : Jacques Levallois et Marguerite Demare. Blond, il se maria en 1766 à Vatteville-la-Rue avec Marie Catherine Hamelin. Elle décéda le 2 juin 1806 à 68 ans. Aussitôt, le 19 août, Demare se remaria avec Madeleine Saffrey, fileuse de profession, de 30 ans sa cadette.
Commandements

Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 8 août 1770. En 1785 commande le Saint-Louis. En 1787, la Suzanne à Cherbourg puis au Havre. la Parfaite Union en 1792.

Demare est mort le 12 mars 1813 à Vatteville. Il avait 76 ans.
(Cap.  p. 34. Porté aux enseignes non entretenus fo 25 n° 99)

Louis Duparc.  Il est dit capitaine de gribane et âgé de 70 ans lorsqu'il meurt à Jumièges le 20 février 1772. Époux de Valentine Deconihout. Les témoins de son décès furent Jacques Chaudron, son beau-frère et sa femme. Ses cousins sont également là : Etienne et Simon Duparc.

Louis Duparc, fils du précédent, il n'eut qu'un bref commandement.  Né le 10 juin 1740 à Jumièges de Louis, "maître de bateau" et de Valentine Deconihout. Il sera matelot, gabier, quartier maître... 

Amarinage

Il semble avoir débuté sur le Royal Louis en 1762.

Matelot

Sur le Saint-Charles, à Saint-Malo, en 1764 et passe d'un port à l'autre. Rouen, Caen, Saint-Pétersbourg, Brest, Calais, bref, il les fait tous sans événement notable... (7 P 4_1 p. 95).
En 1775, il est sur le Saint-Charles pour Bilbao puis l'Alcione à Cadix. Débarqué à Fécamp l'année suivante, il part pour Bordeaux sur la Biche. En 1778, sert huit mois comme gabier sur la Couronne,
vaisseau de ligne de 80 canons, était commandé par le comte du Chaffault, également connu sous le nom de Huon de Kermadec. Il faisait partie de l'escadre du comte d'Orvilliers, amiral de la flotte française, lors de la bataille d'Ouessant le 27 juillet 1778. La Couronne était positionnée dans la première division aux côtés du Bien-Aimé et du Palmier. Le vaisseau a joué un rôle important dans les manœuvres de l'escadre pendant la bataille. En 1877, il est menacé d'asthme et tombe malade. Il retrouve alors la marine de commerce à Honfleur.


Commandement

Maître sur le Grand Adrien pour transport, c'est le seul et bref commandement qui nous soit connu. Nouvelle levée pour Brest, il sert les années qui suivent sur la Bellonne, l'Argonaute, vaisseau de ligne de 74 canons commandé par Jean-Baptiste Claverie. À cette date, il fait partie de l'escadre de l'amiral de Vaudreuil, en mission dans les Antilles. Mission protéger les colonies françaises des attaques britanniques. Le quartier maître Duparc meurt le 15 octobre 1784.

Pierre Louis Duparc voit le jour le dimanche 28 août 1768 au Mesnil-Sous-Jumièges. Il est le fils légitime de Jean Jacques Duparc  et de Barbe Fréret.
Pierre sera Capitaine de Navire Marchand.
Il s'unit
le mercredi 20 mars 1799 à Tonnay-Charente (17430) avec Geneviève Gabordiaud (1773-<1823), fille de Jacques Gaboriaud  et de Jeanne Gaboriaud. Publication 25 ventose an 7 ( https://urlz.fr/v3cW )
Le 20 janvier 1801 naît leur fils Jacques Woley. Pierre est âgé de 32 ans. En 1820, il habite à Tonnay-Charente. Pierre Louis. Duparc est décédé avant 1823 et ses 54 ans, "en mer". (Communication de Yoan Bouzin)

Marin Duquesne né le 23 avril 1730 de Jean et Anne Roussel, parrainé par Marin Duquesne et Françoise Roussel, marié à 25 ans à Marie Anne Boutard le 21 janvier 1755. Elle a 19 ans est et la fille de Pierre Boutard et Marie Anne Deconihout. Brun. C'est lui qui écrira une lettre touchante. Voir notre page spéciale :
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 12 juillet 1773. En 1785 commande le Saint-Etienne à Touques, puis à Caen l'année suivante. En décembre, prend le commandement du Désiré au Havre pour plusieurs années. Par ordre du roi il est admis à la demi-solde le 1er janvier 1791. Autrement dit, il reste en réserve de la marine de guerre avec des indemnités. En 1796 est toujours sur le Désiré. Marin Duquesne décéda en 1799 à 69 ans.
(cap. p. 55).
Pierre Duquesne, frère du précédent, né à Jumièges le 10 mai 1736 de feu Jean et feue Marie Anne Roussel, parrainé sous par Barthélémy Roussel et Françoise Porgueroult, marié le 14 janvier 1766 à Marie Rose Vauquelin, fille de Nicolas et Marie Amand puis à Marie Marthe Flamand. Brun.

Amarinage

Il débute sur le Royal Louis en 1763. Mai 1764 : sur l'Eole à Bordeaux, 26 septembre, passe sur Charles-Casimir pour Amsterdam. En 1766, congédié à Bordeaux de la Moscovite. 1767 : le St-Pierre pour plusieurs années.
Commandements et levées
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 21 juillet 1773. Mars 1775, commande le St-Pierre au Havre puis à Touques. Levé en octobre 1776 à Brest.
Le 24 avril 1777, on le retrouve patron de chaloupe sur le Prothée commandé par le CV de Thérisey . 23 mai : reprend le commandement du St-Pierre.
Avril 1778 : levé pour Brest. Sur la Chatte le César, par les sieurs Rolland et Girard du 13 juillet au 19 août. En août il est débarquée à Rouen de la chatte  la Mouche.  Les chattes sont des navires auxiliaires de la Marine, généralement des deux mâts, chargés de transporter du matériel lourd.
Le 8 octobre, Duquesne passe sur le Saint-Pierre pour Touques. Syndic des marins en avril 1779. Le 9 novembre, reprend le commandement du Saint-Pierre au Havre. En mai 1781, commande le Saint-Jean et perd son bâtiment près Cherbourg. A partir de 1782 commande l'Espérance.
En 1786 commande la Diane à Honfleur puis au Havre les années suivantes. En 1792, il mène son navire à la Roche-Bernard puis à Fécamp pour port d'attache.
(Matelots, 7 P 4_3 p.104, Cap p. 55 - Maîtres fo 78 n° 69)



Pierre Marin Duquesne né à Jumièges le 18 novembre 1756 de Marin Duquesne et Marie Anne Boutard. Parrains : Pierre Augustin Boutard et Françoise Duquesne. Châtain. Vivait chez ses parents.


Amarinage

Novice en 1775, il alla à Naples à bord de la Bonne Rencontre. Il fit en tout quatre voyages tant au long cours qu'au petit et grand cabotage.
Matelot
Levé pour Brest en 1778. Sert neuf mois sur le Palmier commandé par le chevalier de Reals. Mis en service en 1752, c'était un vaisseau de ligne de 74 canons. Il a participé à la bataille d'Ouessant le 27 juillet 1778. Duquesne est au service les cinq années qui suivent sans qu'il soit précisé ses affectations. Il est fort probable qu'il ait pris part aux combats dans les Antilles et en Amérique du Nord contre les Anglais. Le 16 septembre 1783 il rentre de Brest, provenant de l'Elisa commandée par Pagelet. Puis il commande le Marin pour Touques.
Commandements
Reçu maître au petit cabotage à la mer à l'Amirauté de Quillebeuf le 25 mai 1786. Après avoir commandé Le Marin, il avait pris dès le 11 mai 1886 le commandement du Saint-Louis, port d'attache Le Havre. On sera ensuite sans nouvelle de son navire.  Sur ordre du Ministre de la Marine, il est rayé des registres le 20 juin 1791.
(Ref. p. 56).
François Nicolas Placide Galopin. Il mourut à Jumièges le 29 août 1793 à l'âge de 45 ans, étant dit capitaine de navire. Les témoins furent Jacques Galopin et Etienne Rouas.
(État civil)


Jean Baptiste Ambroise Guebert. Bien que né à Hénouville le 7 décembre 1754, il vécut chez son père à Jumièges, hameau du Conihout. Fils de Pierre, matelot, et Anne Leroux. Il a un frère marin, Bernard, qui vécut au Mesnil dans la maison de M. Lévêque et qui se maria à Yville à Marie Chéron en 1778.
Amarinage
Il navigua durant huit ans sur la Seine avec son père. Le 14 janvier 1773, il fut matelot novice sur le Saint-Pierre. A la fin de l'année, il commandait un bateau.
Commandement
Reçu maître au petit cabotage le 11 septembre 1773 à l'Amirauté de Quillebeuf. Commande le Saint-Pierre en 1776 et va à la Risle. 1778 : la Marie Rose. Le 17 mai 1780, il est reconnu estropié à la main, rayé des registres et porté à celui des hors de service.

NB. Son frère durant sa carrière au commerce a été levé plusieurs fois et a servi en 1777-78 sur le Prothée de M. de Cérisay puis Dampierre. En 1780 sur l'Expédition du chevalier de Maurville, en 1781-82 sur l'Amphitrite, commandé par de la Ville Bouquay puis de Tarade enfin sur le Dauphin en 1783.
(7 P4_3, pp. 106 et 108; hors de service, f°47, n°8)



Pierre Guyot, né à Jumièges en 1745, selon l'inscription maritime, de Jean, marin, et de Marie Charlotte Petit. Ce qui reste à vérifier. Taille moyenne, brun.




Embarquements
Reçu à l'amirauté de Quillebeuf le 11 août 1778. En 1785 il est sur la Marie Geneviève mais ne la commande pas. En 1786, il passe sur les Deux Amis, au Havre. Le 2 septembre, second d'Ambroise Guebert, natif d'Hénouville, sur l'Aimable Reine pour la Risle,
Commandement
Le 20 décembre 1787, commande le Saint-Charles, au Havre et navigue plusieurs années sur ce navire. En l'an VIII (1799-1800) commande le Charles après que son Saint ait été caché. Mais il semble que ce soit un nouveau navire car ce sloop de 74 tonneaux est dit avoir été construit en 1793 à Dieppedalle. Âgé de 64 ans, ce qui ne correspond pas à la date naissance avancée par l'Inscription, Maître Guyot est dit de Rouen tout comme Pierre Duquesne, l'un de ses matelots.
(Désarmements 1799-1800, p. 131 - Capitaines p. 56).

Valentin Guyot est né à Jumièges le 26 septembre 1750, de Jean Guiot, batelier et feue Marie Anne Pécot, parrainage : Jean Lecompte, journalier et Marie Anne Lecompte, fille de  Jacques. Orthographe des patronymes modifiée par jugement du tribunal de Rouen du 06/08/1817. Marié à Eulalie Guérard. Brun,

Amarinage

Novice en 1769, on le dit sachant lire et écrire. Il va par deux fois à Bordeaux en 1770 à bord du Ville de Poitiers où il devient matelot. On le retrouvera à Cadix sur le Grand Valentin en février 1772. Un an plus tôt, sur ce même navire, un marin de Jumièges, Louis Tropinel a déserté. Le capitaine le soupçonnait en effet d'avoir volé un passager. Tropinel fut localisé par la suite à Nantes et un ordre de revenir à Rouen lui fut remis. Mais il se fit passer pour Espagnol et trouva à s'embarquer sur un navire ibérique.
Guyot quant à lui poursuit sa carrière à Lisbonne sur la Duchesse de Minervois. C'est sur ce navire, à Nantes, qu'il gagne ses galons de lieutenant. Le 17 janvier 1775 il lui fut permis de se rendre à Brest "s'embarquer pour faire ses campagnes au service du Roy". On se prépare déjà à la guerre d'Indépendance.
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 27 août 1776. Brun, Établi à Rouen, il commande six mois l'Aimable Magdeleine en 1785 pour Cadix. C'est un navire de 155 tonneaux lancé en 12774 à Rouen. Il a Jean-Jacques Cauchie pour second, Pierre Lefée maître d'équipage. Louis Lassire, de Jumièges, est parmi les matelots.
 En 1786 va à Redon sur la Nancy pour Marseille puis en 1787 Bilbao et plusieurs voyages à Cadix, 21 juillet 1790 commande la Reine de Golconde pour Saint-Pétersbourg. Désarme à Honfleur en 1791 et repart à Alicante. Pris par les Anglais le 13 mars 1793.
(Matelot: 7 P 4_1 -1764-1775, p. 98. Capitaines  p. 33, porté aux enseignes non entretenus fo 25 n°99).



Jean Baptiste His, né à Jumièges le 31 mars 1752 de Jean, journalier et feue Marie Clérel, parrains : Raphaël Buquet, fils de feu Claude et Marie Anne Boutard, épouse de Nicolas, marié à Madeleine Huet. Brun Après avoir vécu chez son père, à Jumièges, il alla s'établir au Val-de-la-Haye.

Amarinage

Novice en 1772, il navigue sur l'Aimable Victoire pour Saint-Pétersbourg. En 73 il est sur l'Aimable Jeanne à Marseille puis l'Arlequin à Alicante. 1774 le voit sur l'Aimable Catherine à Bayonne.
Matelot
Il devient matelot en juin 1774 et se rend à Cadix sur l'Aimable Armande. Sa carrière est lancée, marquée par un échouage près de Boulogne. Puis il embarque sur le Saint-François de La Salles à Brest, il produit ensuite un faux permis pour s'engager, à La Rochelle, sur la Sainte-Anne, capitaine Jean Yon, "allant à guinée" écrit maladroitement le scribe de l'inscription maritime. Pour les Affiches américaines, journal de Saint-Domingue, le navire a fait sa cargaison de "Bois d'ébène" sur la Côte d'Or. Parti de La Rochelle le 15 juillet, il arrive au Port-au-Prince le 7 mai suivant après avoir fait escale au Cap-Français. His retrouve La Rochelle le 13 octobre 1777 après une campagne de 15 mois et demi que nous ne mettrons pas à son crédit.
Après quoi, His est sur la chatte du Roy, le César, commandée à Brest par Rolland. 20 décembre 1778, on le débarque malade d'un cotre du Roy commandé par Lefebvre. C'est un petit navire à un seul mât, gréé en voile aurique.
Au début de l'année suivante, il s'engage cette fois sur un navire corsaire de 190 hommes, le Jean-Bart, lancé voici peu au Havre et commandé par François Cotin. Le 1er avril, au large de Dunmore, il engage un combat de trois heures avec le Delight, qui fut sérieusement touché, un mort, deux blessés. Mais le Jean Bart fut finalement capturé, et conduit à Plymouth. Un an plus tard, on le débarque au Havre et il retrouve Rouen. Mais il est vite levé.
On ne sait sur quel navire il fut pris une seconde fois par les Anglais. Le quartier-maître His revint de prison le 17 décembre 1780 et regagna Brest. 1781 le voit sur l'Alexandre, de M. du Fretay. Pour la troisième fois His est pris par les Anglais en fin d'année à bord d'un corsaire commandé par Lesourd, le Héra, qui avait donné bien du fil à retordre aux Britanniques durant la guerre d'Indépendance. His rentrera au Havre par un diplomatique en janvier 1782. C'est estropié d'un doigt qu'il passe alors à Rouen d'un navire marchand à l'autre, la Marie Rose de Guébert, le rafiot de Duboc, de Petit-Couronne. Et c'est encore quatre mois de Royale sur la Sophie. Ce fut son dernier service. Dès lors, c'est la Marchande à temps plein. Bilbao, Cadix...
Commandement
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 7 novembre 1786; Décembre 1786 commande la Bruyante de Honfleur à Cherbourg. En garde le commandement jusqu'au 20 juin 1789, date à laquelle il prend en main le smack Roi de Maroc qu'il rebaptise par précaution le Républicain. Du port de 68 tonneaux, ce navire a été construit en 1783 à Bruges. His demeurait au Val-de-La-Haye mais comptait Michel Lemaréchal, de Jumièges, parmi ses matelots.
Un accident en Seine. Et His décéda le 4 avril 1794 chez son frère Nicolas, au hameau d'Heurteauville, son cousin Louis His fut le second témoin.
(7 P 4_1 - Matelots - 1764-1775 p. 100 - Matelots - 1776 etc. P. 60 – Maîtres fo 80  n°77)


Jacques Landrin, né à Jumièges le 1er novembre 1747 de Guillaume, pêcheur, et Catherine Roger, marié à Françoise Herpin le 30 mai 1776 à Guerbaville. Brun, de taille moyenne. Sa première fille naîtra à Jumièges, ses six autres enfants à La Mailleraye. Brun, ne sait point lire.

Amarinage

Novice de 1767 à 1770, il voyagea à Lisbonne à bord de l'Harmonie, à Isigny, à Brest sur l'Aimable Jean Sophie, capitaine Cotin.
Matelot
Divers embarquements le mènent à Bordeaux, Brest,  à Lisbonne sur le Dragon, Saint-Malo...
Levées
Maître voilier sur la corvette le Serin dès 1778, commandée par Dumesnil
puis la galère l'Ecluse, capitaine Donat, Après un bref retour à Rouen, il retrouve la voilerie dans la Royale à bord de la Tourterelle. Le 15 octobre 1782, le navire La Tourterelle, une frégate de 18 canons commandé par le chevalier de Lorgeril. Elle fait partie de l'escadre de l'amiral d'Orvilliers lors de la bataille d'Ouessant
Commandement
Fut reçu à l'Amirauté de Quillbeuf le 19 juillet 1783. Commande le Saint-Pierre le 12 juillet 1785. Retour à Rouen. Nouveau voyage puis le 5 mai 1786, commande l'Espérance au Havre. En 1787,  passé à Guerbaville, il va quérir un bâtiment pour l'amener au port puis commande le sloop l'Aimable Rose Désirée en octobre avec laquelle il fera plusieurs voyages les années suivantes, notamment pour Caen. Le capitaine Landrin navigue toujours en 1802. Venant du Havre, il débarque à Rouen de la farine, du vin et de l'eau de vie.
(Ref. p. 55. Aux Maitres fo 70 n° 78).


Charles Claude Langlois, marinier né 3 avril 1779 à Jumièges y épouse le 13 octobre 1806 Marie Catherine Sébire, native de Bourg-Achard où son père est marchand et demeurant à Duclair. Le père du marié, prénommé Charles, est dit capitaine de navire demeurant à Jumièges, veuf de Geneviève Barnabé décédée à Jumièges le 19 brumaire de l'an XIV.
Commandement
Langlois commande en 1797 la gribane Marie Grégoire, construite en 1791 à Dieppedalle, du port de 60 tonneaux.
Marin Lefée, né à Jumièges le 25 mars 1730, fils de feu Mathieu et de Marie Deconihout, marié le 12 avril 1763 au Val-de-La-Haye à Madeleine Delasalle. Brun, Le couple eut une fils, Guillaume Martin, né au Val-de-la-Haye en 1768, qui sera marin, un autre, né en 1770, capitaine. Veuf le 5 janvier 1798, Marin Lefée se remaria à Rouen deux ans plus tard. avec Marie Marguerite Charlotte Lefèbvre, native de Tancarville.
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Brest le 22 avril 1777. En 1785 Lefée commande le Tage à Cadix et Marseille. A partir de 1787, commande l'Heureux Présage, du port de 156 tonneaux; pour Cadix jusqu'au 30 octobre 1789, date à laquelle un seizième d'intérêt dans le navire est mis en vente. Son fils Guillaume Martin navigue avec lui et en devient second capitaine. Ce fils sera levé sous la Révolution et aura le grade de lieutenant de vaisseau.
Chargées de la gestion des navires de commerce, les amirautés de Bretagne avaient la particularité d'arborer un pavillon hérité du temps de sa souveraineté : une croix noire, dite Croaz du, cantonnée d'hermines, symboles du duché, et ce, jusqu'à la Révolution. Les pavillons blancs, aux couleurs du roi, étaient quant à eux réservés à la marine de guerre.
Mais revenons à son père. Martin Lefée, lorsque, veuf, il se remarie en 1800 à 70 ans avec une commerçante de 35 ans, il est alors lieutenant du port de Rouen et demeure 19, rue des Rames. Elie Robert, le capitaine du port, figure parmi les témoins.
(Capitaines P. 23, porté aux enseignes fo 17 n°67).


Jean-Baptiste Lefort né à Fourneville, capitaine de de navire, s'établit à Jumièges après avoir épousé une fille du pays et dont le père avait un passé sulfureux. Lefort repose dans l'une des tombes les plus imposantes du cimetière de Jumièges. Notre page spéciale :

Jean Lemaître né le 24 octobre 1750 au Mesnil  de feu Jean, laboureur, et Catherine Pigeon, ses parrains sont Pierre Duparc et Catherine Lambert. Il s'est marié à Marie Catherine Poulard puis à Marie Félicité Désirée Léger. Brun.


Amarinage

Il fit ses débuts à l'école du Canon où il fut instruit du 8 avril 1771 au 31 mars 1772. Sans doute celle de Brest. C'est un pur produit de la marine de guerre.
Levées
Avril 1775, le voilà matelot canonnier. D'abord huit mois sur le Zéphir, frégate de 32 canons commandée par le chevalier Charles Picot de Dampierre. Libéré, il se rend à Touques à bord de la Victoire, du Capitaine Metterie qui suit. Puis c'est la Marie-Françoise, vieux navire de transport à Brest.
Et le voilà de nouveau levé en avril 1778. Il se retrouve pour son malheur sur la frégate française la Licorne, commandée par le comte André-Marie de Gouzillon de Bélizal. Elle fait partie d’une division patrouillant la Manche pour protéger le commerce. Le 17 juin, elle est attaquée par plusieurs navires britanniques au large de l’île de Batz. Après un combat acharné, encerclée et dépassée par l’ennemi, La Licorne est contrainte de se rendre. Tout comme Bélizal, Jean Lemaître est capturé et détenu en Angleterre pendant 19 mois. L’affaire révèle le courage de l’équipage, suscite l’indignation du roi Louis XVI et officialise l’entrée en guerre de la France contre la Grande-Bretagne.
Retour à Rouen le 31 janvier 1780, quelques embarquements au Havre, un transport pour Cherbourg, et c'est de nouvelles levées pour Brest.
 Le second semestre de 1780, Lemaître est aide-canonnier sur la frégate l'Astrée, commandée par Armand de Saint-Félix, en service dans le golfe de Gascogne.
Entre mai 1781 et septembre 1784, passe deux ans et demi sur le Fendant, vaisseau de ligne français de 74 canons, est actif dans l’océan Indien sous l’escadre du bailli de Suffren. Il participe à la protection des positions françaises et à plusieurs affrontements contre la flotte britannique, notamment près de Cuddalore en 1783. Son commandement est assuré par Antoine de Thomassin de Peynier. L’équipage joue un rôle important dans les opérations navales françaises jusqu’à la fin de la guerre d’indépendance américaine.
Cette longue série s'achève par un bref séjour à bord du Maréchal de Castries, commandé par Daché. 13 jours ! Le temps de rallier Pondichéry à Ceylan. Mais l'aide canonnier a pris du galon. Il est maintenant aide-pilote. Mais son service dans la Marine de guerre n'en resta pas là. De 1784 à 1786, il est sur l'Argonaute, vaisseau de ligne de 74 canons, capitaine de La Laure, puis il termine sa carrière comme second sur le Dauphin, commandé par le capitaine Boimare.
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Rouen le 6 août 1788. Le 17 octobre 1788, commande le Prudent, armé à Bordeaux pour Saint-Domingue avec lequel il effectue plusieurs voyages. 5 février 1791, le Henry, au Havre avec qui il effectue plusieurs voyages à Jacmel, Saint-Domingue. Désarme à Charleston fin 1792. Le 3 juillet 1793, il est pris par les Anglais et passé à Saint-Malo sur un navire américain, jeune pays dont la flotte n'est pas encore officiellement constituée. En 1802, un capitaine Lemaître porte à Caen un chargement d'engrais à bord du Jean-Baptiste.
(p. 30 – ENE fo 23 n° 89)


Noël Martin. Il est dit capitaine de navire lorsque sa femme, Marie Rose Boutard, accouche le 17 mars 1780 d'un fils prénommé Pierre Alexandre et parrainé par Pierre Vauquelin, capitaine de navire, dit de cette paroisse et Marie Anne Duquesne, fille de Marin, idem.


Pierre Masson. Dit aussi Lemasson.  Né en la commune de Bertrimont, canon d'Anglesqueville-sur-Saane, fils de Jacques, un préposé aux Douanes et Marguerite Pierre, habitué au Mesnil où son père était commis aux fermes du Roy.
En 1762, il fit quatre campagnes sur le Magnifique.

Reçu maître au petit cabotage, il est dit "capitaine de navire" lorsqu'il se marie le 7 novembre 1763 au Mesnil avec Magdeleine Clotilde Varin, fille de Jean et Marie Dosemont. En 1764, nous le voyons
pourtant matelot sur l'Eole, à Bordeaux puis La Rochelle. En 1765, il n'est encore que second sur le Grec, au Cap.
Commandement
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 26 Octobre 1765. En 1766, Masson commande le Glier pour Gênes. Dès 1769, il est à la barre de l'Actif qui ira à Brest, Bordeaux, Dublin... Il est porté au registre des capitaines le 25 septembre 1776. En 1788, il commande l'Aimable Henriette, au Havre.
Masson est décédé au Mesnil à 80 ans le 23 juillet 1805. Un de ses gendres, Jacques Danait, menuisier, déclara le décès. Quelques jours plus tard mourut un autre marin, Cléret.

Jean Baptiste Metterie, ou Lametterie, né à Yville vers 1726, selon l'inscription maritime, fils de Jean, laboureur et Anne Thuillier, marié à Marie Anne Monnier, habitué du Mesnil-sous-Jumièges.


Amarinage
Jean-Baptiste Lametterie, novice de 16 ans, embarque en septembre 1745 et débarque à Jumièges le 5 juillet 1746 sur le smack Le Voilier, construit en 1734 en Hollande, maître Langlois d'Honfleur. Navigue à Touques. Il fut affecté en 1762 sur la bateau plat n° 2.
Commandement
Metterie commandait La Victoire en 1775 qui allait du Havre à Touques. Infirme, il est porté aux hors services lors que la revue du 9 mai 1778. Ce jour-là, les marins inscrits du quartier maritime furent convoqués sur le quai, sous le regard attentif des officiers. Chacun présenta son certificat et son état de service, tandis que les registres étaient minutieusement tenus pour vérifier l’âge, l’aptitude et la spécialité de chacun. Certains furent immédiatement levés pour rejoindre la flotte, d’autres restèrent en réserve, tandis que les infirmes et ceux classés hors de service furent enregistrés et dispensés du service actif.
Cependant, Metterie semble avoir continué la navigation sur la galiote La Victoire construite à Rouen en 1770. A Touques en 1780, Valentin Lecompte, novice de 15 ans, tomba dans la rivière et s'y noya. On comptait à bord d'autres Jumiégeois : Valentin Poulain, 14 ans, Pierre Alleaume, 27 ans, et puis Jean Michel Désiré Aubé, de Duclair, le matelot François Levreux, de Barneville.  Metterie avait alors 51 ans,
Jean-Baptiste "Métairie" est mort au Mesnil le 23 février 1784 à 59 ans en présence de son frère marinier prénommé comme lui et de son beau-frère, laboureur à Caumont, Pierre Lemonnier.
(Matelots 7 P 4_3 - 1776-1787, p. 101).


Jean Baptiste Morin. Attesté dès 1794, il est dit capitaine de navire de 32 ans lorsque sa femme, Marie Anne Clotilde Morand, accouche au Mesnil le 29 octobre 1797 d'un garçon nommé Aimable Théodore et parrainé par Jean Nicolas Théodore Renoux, tapissier à Rouen et Françoise Gardinier, 51 ans, épouse de Pierre Guillot (Guyot), demeurant à Rouen.

Thomas Ambroise Porgueroult.Né le 26 juillet 1760 de père inconnu, sa mère. Genevière Porgueroult, était fille de Valentin et de Genevière Beauvet. Ses parrains furent Thomas Deconihout, laboureur, et Marie Delamare, veuve de Thomas Fréret. Porgueroult est de cette famille qui sema la terreur au Conihout
Il se maria le 9 novembre 1784 et on le dit matelot. Son épouse, Marie Anne Deconihout était la fille de Pierre Deconihout et Marie Anne Lambert, issue d'une famille frappée par les Porgueroult.
Il est dit capitaine de gribane lorsque sa femme accouche le 18 août 1792 d'une fille prénommée Marie et parrainée par Pierre Deconihout, laboureur, et Marie Magdeleine Deconihout, fille de Thomas.
Jacques Poulain, né à Jumièges le 15 octobre 1747, fils de Jacques, journalier, et Marie Lequesne, parrains : Joseph Duquesne et Marie Anne Vauquelin, épouse de Jean Deconihout. Le 22 novembre 1785, à 38 ans, il épouse à Jumièges Catherine Lassire, qui en a 24. Brun.

Amarinage

Novice de 1767 à 1775, on le voit sur l'Aimable Rose à Marseille, puis les bateaux de transport de Jumièges à Caudebec et à Rouen, la Mouche à Cadix puis Alicante. Autorisé à se rendre à Saint-Valery, il navigue le 14 septembre 1775 sur l'Heureuse Rencontre pour Naples.
Commandement
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 25 août 1783. Le 1er août 1785 commande la Sainte-Geneviève. 25 juin 1789, commande l'Heureuse Société, sloop construit en 1787 au Havre.  En novembre 1801, venant du Havre, il débarque à Rouen du tabac en feuilles, en 1802 du hareng, des planches et du sucre. Puis de l'eau de vie et d'alun. Il repart au Havre avec du plâtre. Puis il y apporte des cercles, de l'osier et des clous.
Poulain eut à son bord plusieurs marins de la presqu'île, comme François Thuillier, Louis His, Edouard Lefée, Jean Baptiste Masselin,  Louis Legris, Jacques Fessard, Jean Baptiste Mathurin Brigaux...
En 1806, sous Napoléon, Jacques Poulain est toujours à la barre. Nous sommes sous l'an 14 et l'on totalise cette année-là quatre voyages et demi. Poulain a le titre de maître
(Désarmements 1787, n° 1,  1885-1886 : p. 30 ; Capitaines, ref. p. 55 ; Maîtres, fo 78 n° 71)

Jean Baptiste Poulain fut un capitaine de navire établi à Yainville. Il s'était marié à Aiziers avec Marie Rose Desrues. Elle accoucha de deux garçons à Yainville : Louis Auguste le 23 août 1789 et Charles Victor le 22 avril 1793.


Etienne Thirel, capitaine de navire, marié à Marie Anne Marthe Boutard, il eut à Jumièges le 8 décembre 1800 une fille prénommée Rose Constance. Elle fut parrainée par Louis Céleste Fleury, marinier demeurant au Mesnil, Marie Marthe Constance Renault, du Trait.
(État civil).
Nicolas Thuillier, né au Mesnil-sous-Jumièges le 29 octobre 1747 de Pierre, couvreur en paille et Valentine Naubert. Parrains : Pierre Philebert Buquet et Marie Claude Duparc, représentée par sa mère, Marie Hamelin, ép. de Jean Baptiste Duparc  Brun, ne sait point lire. Il épousa le 4 septembre 1775, au Mesnil, Marie Anne Deshayes.

Matelot
Débute sa carrière de matelot sur l'Aimable Angélique à Amsterdam. Puis Espagne, Portugal, Irlande servent de toile de fond à la suite, avec au passage une levée sans précision pour Brest... En 1779, on le dit "revenu d'Angleterre pour Bordeaux". On resta sans nouvelle de lui pendant trois ans quand il réapparut au Havre sur l'Espérance. De là, il enchaîne de nouveaux embarquements.

Commandements
Il fut reçu capitaine à l'Amirauté de Quillebeuf le 29 janvier 1785. On le voit commander l'Aimable société en 1785. Cette année là, le 13 juillet, il lui vient une fille, Françoise, parrainée par Pierre Deshayes et Françoise Legendre. C'est son 4e enfant. Ce sera le dernier...
Le 30 décembre, il passe sur la Marie Catherine et part pour Touques. Le 16 février 1786, le voilà à la barre du Saint-Pierre, au Havre, après que le capitaine de ce navire, le sieur Enault, soit mort à bord. Mauvais présage. Thuillier est décédé à Rouen le 31 mars suivant à l'âge de 38 ans..
(Matelots 7 P 4_3 - 1776-1787, p. 101 - Cap, Ref. p. 56).




Jean Baptiste Jacques Thuillier né le 14 décembre 1762 au Mesnil de Jean, laboureur et de Marie Madeleine Savalle. Parrains : Jacques Charles Savalle, fils de Charles, demeurant à Ambourville, Catherine Thuillier, fille de feu Jean. Châtain,

Amarinage

Comme mousse, il fit deux voyages au long-cours sur le Louis-Auguste, capitaine Lettré et trois voyages au petit cabotage.
Levées
Matelot, il sert du 14 septembre au 31 décembre 1780 dans la Royale sur la frégate de 40 canons La Renommée, placée sous le commandement de Pierre de Roquefeuil-Montpeyroux. Ce bâtiment a capturé deux navires britanniques durant la guerre d'indépendance américaine.
Du 1er janvier 1781 au 30 juin 1781 il est sur la Néréide, frégate de 32 canons, commandée par le chevalier de Puget-Bras. La Néréide est dans la division de La Motte-Picquet qui, le 2 mai 1781, intercepte un convoi britannique de 30 navires marchands escortés par quatre vaisseaux sous les ordres de l'amiral Rodney et du commodore Hotham. Ce convoi transportait le butin pris par les Britanniques à Saint-Eustache en février 1781. Face à l'escadre française composée de six vaisseaux et deux frégates, les Britanniques se sont rapidement repliés. La division de Picquet a capturé 22 bâtiments, réduisant ainsi considérablement les gains britanniques et infligeant un coup dur à leur commerce maritime
Au début de 1782, la frégate est intégrée à l’escadre du marquis de Vaudreuil destinée à renforcer la flotte française aux Antilles. Elle appareille de Brest au printemps, traverse l’Atlantique et rejoint les forces coloniales. Tuillier débarque de la Néréîde le 13 juillet 1783.
Rendu à la vie civile, Thuillier est localisé un temps à Londres puis il embarquera sur la Ville de Bayonne alors aux mains du capitaine Antoine Doudet en route pour Bilbao. C'est un brick de 80 tonneaux lancé à Caen en 1764 et appartenant au Sieur Berthelin. Thuillier fait fonction de second. Parmi les matelots : Jean Baptiste His, de Jumièges. L'équipage est très fluctuant.
Commandements
Reçu maître au petit cabotage à l'Amirauté de Quillebeuf le 23 février 1786. Le 7 novembre 1786 Thuillier prend le commandement de la Ville de Bayonne à La Rochelle. À Bordeaux l'année suivante. Désarme en janvier 1789 à Cherbourg. Le 11 juillet 1789, mène la Minerve à Lisbonne, deux ans plus tard à Bilbao.
(Matelots 
1776-1787 pp. 61,  Capitaine p. 58, Enseignes N.E. Fo 5 n°19)


Etienne Benjamin Frédéric Thuillier, né au Mesnil-sous-Jumièges le 15 avril 1766, de Jean, laboureur,  et Marie Savalle, parrains : Etienne Crétot, laboureur et Geneviève Savalle, épouse de Jean-Baptiste Hulin, de la paroisse d'Anneville.

Amarinage

Châtain, fit sa première campagne au long cours comme mousse, en 1777 et 1778, à bord de La Concorde, capitaine Le Masson, armé à Brest. De 1779 à 1783 enchaîne les affectations. D'abord sur le transport Saint-Nicolas. Puis sur des navires comme la Victoire de Me Metterie ou l'Aimable Madeleine de son compatriote le capitaine Guyot où, novice, il découvre le Cap-Français. Sa carrière de matelot débute en 1785 sur la Rosalie, à La Rochelle.
Levées
Levé le 21 mars 1785. Il sert plusieurs mois sur une gabarre du Roy commandée par Moreau. A la fin de l'année, le temps d'embarquer sur le Ville de Bayonne pour Bordeaux, il est de nouveau pour Brest en 1786, sur la gabare la Forte, commandée par M. de La Ville-Savary qu'il sert comme gabier. Il est donc chargé de manœuvrer et d’entretenir les voiles et le gréement.
Commandements
Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf maître au petit cabotage le 5 mars 1787. Second de son frère aîné à bord de la Ville de Bayonne. En 1788, passe sur la Ville de La Rochelle puis en prend le commandement le 2 septembre à Nantes. Il mène ce navire à La Rochelle puis à Dieppe.
Et voilà que le 28 janvier 1790, il fait naufrage sur la côte d'Oléron, près de Marennes, mais en réchappe. 8 mars retour. Après quoi il est second sur le Mercure à Bordeaux, capitaine François Thomas Longuemare. Il en prend le commandement le 9 novembre. On retrouver Thuillier en l'an XII (1802-1803), établi à Rouen, commandant l'Actif de Charente, un lougre construit en l'an IX à précisément Charente, autrement dit Rochefort, du port de 50 tonneaux. Ses nombreux hommes d'équipage sont de Bordeaux, Charente, Angers ou encore de Douarnenez... le mousse est même de Philadelphie !
On trouve cependant Michel Fréret, de Jumièges. Ces hommes sont renouvelés aux fil des escales. Il se rend de Rouen à Bordeaux avec escales à Rochefort, Brest où il débarque un matelot à l'hôpital, puis le Vergeroux où un homme reste malade à terre.
En 1826, il n'est plus que le second du capitaine Lefebvre à bord de l'Edouard. S'inscrit en 1828 à Bordeaux.
(Débarquements 1802-1803, p. 25 -  Capitaines p. 61 – Maîtres fo 80 n° 80).



François Thuillier. frère des précédents, né le 22 février 1768 au Mesnil, fils donc de Jean Simon, laboureur et de Marie Savalle. Parrains : François Thuillier, demeurant à Jumièges et Catherine Savalle, fille de Charles, Ambourville.


Amarinage

Apprenti, François, fut timonier.
Commandements
Curieusement, non nom n'apparaît pas dans le registre des capitaines tenu à l'inscription maritime. Il fut d'abord lieutenant sur le Mercure en 1791 et l'année suivante sur la Charmante, armée à Bordeaux, qui fait le voyage au Cap François commandé par Jean Jacob.

Lors de l'incendie de la ville, dans la nuit du 20 au 21 juin 1793. il abandonne le navire. Après l’arrestation du commissaire Sonthonax par les colons royalistes, les combats éclatent dans la ville ; les esclaves insurgés se joignent aux Républicains, et de violents affrontements provoquent l’embrasement de la cité. La majeure partie du Cap-Français est détruite par le feu, ce qui marque un tournant majeur de la Révolution haïtienne.


Ces événements ont été vécus sur place par Jean-Valentin Vastey, colon originaire de Jumièges, dont nous avons publié la correspondance dans le livre Le baron de Vastey.

François Thuillier parvint cependant à regagner la métropole. Il prit pas la suite plusieurs commandements, de nombreuses fois pris par les Anglais.
En 1794, occupe un poste de second sur la Galatée pour Le Havre puis est le timonier de la corvette la Malicieuse.
An VI : commande le Robinson,  entre Bordeaux et Brest, et est pris par les Anglais en l'an 7. Commande ensuite le Hazard brûlé par les Anglais en l'an 8. An 9 : commande l'Adélaïde, au départ de Lorient, pris par les Anglais. An X : commande le Juste armé à Bordeaux pour Saint-Malo  puis prend la direction de la Paix qu'il mène à Riga. La marine française, en pleine réorganisation sous Bonaparte Premier Consul, cherche à sécuriser des approvisionnements stratégiques pour l’arsenal de Brest et Cherbourg. La Baltique est la principale source de chanvre (cordages), goudron et bois de construction.
En l'an XII (1802-1803), François Thuillier, dit de Rouen et habitant Bordeaux, commande le toujours chasse-marée le Juste de Libourne, du port de 27 tonneaux, armé à Bordeaux pour désarmer à Rouen. Ses ports d'escales ?
Douarnenez, Brest, Saint-Malo, Saint-Valery, Dieppe, Le Havre, Honfleur. Du 21 brumaire de l'an X au 30 fructidor de l'an XI, il aura accompli trois voyages et demi.
(Désarmements 1802-1803, p.  271- 7 P 4_8 - Matelots - 1785-1796, p. 38).



Pierre Vauquelin, né à Jumièges le 13 novembre 1744, de Jean, navigateur et Marie Jeanne Lequesne, parrains Pierre His et Marie Magdeleine Quesne, veuve de Noël Martin. Brun, il s'est marié à Françoise Thirel le 30 mai 1775. Il a alors 30 ans et son épouse 25, elle est veuve Levallois. Le couple s'établit à Heurteauville où il eut deux enfants, un garçon en 1779, une fille en 1783, le père étant absent à la naissance.
Levée
Pour Brest en 1764 où il sert sur le Sceptre, vaisseau de 74 canons commandé par M. de Lescoët. Puis il revient au cabotage sur la rivière à bord du Saint-Pierre à bord duquel il va les années suivante à Cadix, Marseille.
Il multiplie les embarquements entre lesquels on le voit à Brest se former un an au canonnage en 1769 et 1770. La marine sort d’une période difficile, la guerre de Sept Ans et entreprend une grande modernisation. Le tir au canon devient une discipline stratégique. Chaque membre d’un équipage de canon avait un rôle fixe, répété à l’entraînement jusqu’à la parfaite coordination. L’objectif : tirer vite, en sécurité, et de manière disciplinée, plutôt que viser au coup par coup.
Il sera encore levé en 1772 sur la gabarre du Roi l'Esturgeon.
Commandement
C'est à partir de 1771 qu'il devient second, sur la Mouche armée d'abord à Marseille, Reçu à l'Amirauté de Quillebeuf le 25 août 1772. En 1775, à son mariage, il est dit  second. A la naissance de ses deux enfants, capitaine. Commande l'Aimable Madeleine en 1785, armé au Havre les années suivantes puis à Nantes début 1788. On fut sans nouvelle de lui depuis le 18 septembre 1788, date à laquelle il commandait son navire armé à Dieppe. Quand sa fille se maria à Jumièges en 1806, on la dit fille de "feu Pierre Vauquelin, capitaine de navire".
(Matelot : 7 P 4_1 - Matelots - 1764-1775, p. 96, Capitaines p. 33)


Quelques capitaines nés dans notre ancien canton

Charles Denis Adam est né au Trait le 14  mars 1743 de Charles, matelot et Marguerite Naubert.
En 1767, Il est sur le navire la Sirène, commandé par Gosselin, lorsque le navire est pris par les Salettins, corsaires barbaresques de la ville de Salé, au Maroc. Ils opéraient principalement en mer d'Ouest, ciblant les navires marchands européens, notamment français, espagnols et portugais. Leurs activités étaient considérées comme de la piraterie par les puissances européennes, bien qu'elles aient été tolérées par le sultan du Maroc. Les Salettins étaient connus pour capturer des navires et réduire leurs équipages en esclavage.

Mais Adam sera ramené au Havre par les religieux de l'ordre de la Rédemption qui organisaient des missions pour racheter les prisonniers et les ramener en Europe.

A son retour, Adam , nullement découragé, reprend la mer au commerce et va même à Londres à bord du Triomphe de l'Harmonie. Celui-ci s'estompera entre les deux pays en 1778.
Après un embarquement sur la Diligente, on le voit revenir des Açores à bord du Sully en 1776.  La même année, il est levé pour Brest où il sert huit mois sur l'Actif,  vaisseau de ligne de 64 canons de la marine royale française, lancé en 1756. commandé par Louis-Antoine, comte de Bougainville de Hector. Adam fut reçu maître au petit cabotage à l'Amirauté de Quillebeuf le  26 mars 1778. et prend le commandement du Saint-Hilaire Geneviève pour Caen. En 1779, alors qu'il est sur un navire corsaire basé à Dunkerque on le déclare fugitif. En 1780, il est effectivement en course sur la Calonne, capitaine Luc Ryon. On le dit prisonnier puis de nouveau en course sur le même en qualité de maître de prise, autrement dit chargé de gérer la capture des navires ennemis. Puis il mène campagne sur le cotre du Roi l'Espion armé à Dunkerque sous les ordres du chevalier de la Bourdonnaye en qualité de second pilote. Mais il meurt à l'hôpital de Lorient le 23 janvier 1782.

Pierre Adamné au Trait le 18 février 1752 de Jacques et Anne Agasse. Après avoir navigué deux ans sur la Seine, il sert à partir de 1779 dans la Royale sur la Volupté affrétée pour le Roi puis deux ans sur la frégate la Surveillante. En mai 1780, la Surveillante fait partie de l'escadre commandée par l'amiral Ternay, composée de sept vaisseaux de ligne, dont le Duc de Bourgogne, le Neptune, le Conquérant, le Provence, l'Ardent, le Jason, l'Éveillé, ainsi que des frégates telles que la Surveillante, l'Amazone et la Bellone. Cette escadre quitte Brest pour escorter 36 transports vers l'Amérique, dans le cadre du soutien français aux insurgents américains. La Surveillante, sous le commandement du capitaine Jean-Marie de Villeneuve Cillart, arrive à Boston le 11 juin 1780, marquant un point stratégique dans le soutien français aux États-Unis. En septembre 1780, la Surveillante capture le navire marchand Grand Duc au large de la côte espagnole.
Le 31 juillet 1783, il débarque du Sagittaire et reprend la navigation au commerce. A terre, il vit chez Pierre Auzout, au Mesnil.
En 1785 navigue comme matelot sur la Marie Catherine de Pierre Lemasson, Adam est dit capitaine de bateau lorsque sa femme, Catherine Rose Leroy, accouche le 7 septembre 1788 au Trait. Il était veuf de Marguerite Cauvin.


Jean Etienne Cauvin, du Trait. Il s'est marié deux ans plus tôt à Marie Marguerite Angélique Renault. Le 24 avril 1784 leurn naît une fille, Marie Marthe Prudence, parrainée par Jean Nicolas Cauvin, laboureur et Marie  Catherine Duboc, épouse de Toussaint Leboirgeois, laboureur. Cauvin est dite  "capitaine marain" par Lepainteur, curé du Trait-Yainville.


Pierre Denis
, né à Saint-Martin-de-Boscherville le 19 septembre 1724 de Pierre et Marguerite Commin. Il fut reçu à l'Amirauté de Rouen le 11 mai 1764. Habitant Canteleu, il commandait le brick Saint-François appartenant aux sieur Ribard et Levieux, à destination de Santander, quand il fit naufrage le 16 février 1786 sur la Côte d'Alicante mais semble avoir tout de même désarmé à Rouen le 16 août. Ce fut en tout cas la fin de sa carrière.
 (p. 13),

Pierre Antoine Jean Baptiste Durdent, né le 28 juin 1754 à Duclair de Jean-Baptiste, laboureur et Geneviève Huppey. Blond.
A fait deux voyages en Amérique et au Levant sur l'Arlequin Novice en 1775 sur la Charlotte Thérèse pour la Martinique. Puis la Jeune Agathe...
Après avoir navigué comme matelot à Marseille, à Brest, il est dans la Royale en 1777 à bord d'un chébec commandé par le chevalier de Bras. Bâtiment de guerre rapide, d'un type méditerranéen, caractérisé par sa coque fine et son gréement à voiles latines,
le Caméléon a été mis en chantier en 1764. Il fait partie d'une série de quatre chébecs construit pour compléter sa flotte, aux côtés de navires comme Le Renard, le Singe et Le Séduisant.
De Marseille, Durdent revient à Saint-Valery à bord du Grandbourg. En 1778, il est second sur le Saint-Martin, au Havre puis l'Aimable Jeanne.
Durdent sert sur l'Iphigénie de M. Armand de Kersaint dès avril 1779. En avril 1780, elle a capturé un convoi britannique au large de Barbuda, comprenant des navires marchands et militaires. Cette victoire a renforcé la position de la France dans les Caraïbes et perturbé les approvisionnements britanniques. Libéré en octobre 1781, il reprend la navigation au commerce
Le 27 octobre 1784, embarqué à Nantes, il est sur le Postillon royal qui fait naufrage à Boston. Ce vaisseau faisait partie d'une flotte de commerce transatlantique opérant entre la France et ses colonies américaines. Ce naufrage combine des conditions météorologiques défavorables et des erreurs de navigation. L'équipage fut contraint de se réfugier à bord de canots de sauvetage, mais plusieurs marins ont péri. Cet événement a refroidi les relations commerciales entre la France et les États-Unis.
Durdent fut. reçu à l'Amirauté de Rouen le 24 septembre 1787. Le 5 mai 1790, son premier commandement est pour le Joseph qui fait le voyage à Marseille et désarme au Havre le 3 novembre 1791.
 (Matelots : 7 P 4_3 - 1776-1787 p. 99 -Cap. p.36).


Jean Baptiste Leblond, né à Duclair le 24 mai 1755 de Robert, Charpentier et Clotilde Lemoine. Blond comme son nom l'indique, il est marié à Françoise Corvée. Il a servi sur le Saint-Esprit commandé par M. de Mont-Perroux en 1779 puis trois ans sur le Duc de Bourgogne en compagnie de son compatriote Cauchie. En 1783, il est second sur la Portugaise en partance pour Lisbonne.
Reçu à l'Amirauté de Brest le 19 août 1785. Commande en 1788 la Comtesse de Laval armée à Brest pour Lisbonne. Quand il débarque le 4 décembre, il dit renoncer à la navigation. Il fut donc rayé sur ordre de l'Intendant. Mais il reprend le commandement de la Félicité pour Lisbonne en 1792...
Toujours à la barre en 1803 de ce  brick pris aux Anglais du port de 110 tonneaux. Sous Napoléon, il fait toujours le voyage à Lisbonne. Michel Fréret, de Jumièges, Jean Pierre Pascal Lefèbre et Auguste Glicourt, de Duclair, font partie de l'équipage normand.
(Débarquements 1802-1803, n° 52 - Capitaines p.36)


François Vauquelin, né le 11 mars 1746 à Yville de Pierre, pêcheur, et Anne Perquier, (Portier pour l'Insciption). Châtain, il est marié à Marie Anne Cacheux. Il fut reçu à l'amirauté de Quillebeuf le 7 mars 1781. On le dit à la mer en 1785. Mais on  est sans nouvelle de lui alors qu'il a obtenu un permis pour se rendre à Saint-Domingue. "La paroisse assure qu'il est mort".
(Matelots - Capitaines P.33)
,


Charles François Vigneux, né à Quevillon le 9 novembre 1756 de Françoise et Marie Louise Lecomte, reçu à l'Amirauté de Rouen le 7 septembre 1784. En 1786 il prend son premier commandement pour plusieurs années à bord du Double marin, de Saint-Malo pour Marseille ou encore Saint-Pétersbourg.
   (Cap. p.27),

MARINS... PARRAINS !


Jacques Lefebvre, capitaine de vaisseau, est parrain avec Marie Anne Lequesne à Jumièges, le 13 avril 1755, de Jacques Neveu, fils de Michel Neveu, laboureur et Marie Lequesne.

Jean-Baptiste Moulard, capitaine de vaisseau, est parrain à Jumièges avec Elisabeth Dinaumare, veuve d'Étienne Dupray, de Marie Rosalie Elisabeth Desjardins, née le 16 mars 1791 de Jacques Desjardins, laboureur et Marie-Rose Neveu.

Jean Baptiste Louis Poulain capitaine de vaisseau établi à Yainville est parrain, à Duclair, le 29 septembre 1783, avec Marie Anne Guillotin, femme de Jean Charles Chrisostome Ferment employé des fermes du roi, de Félicité Sophie Castel, fille de Jacques Castel, journalier et absent et Bonne Françoise Blondel.

N.B. Le 27 avril 12740 mourut à Yville Augustin Boutard, dit du Havre de Grâce, capitaine de navire sur le Prosper. André Marais, son beau-frère.

La fille de Pierre Delivet, capitaine de vaisseau à Rouen, mourut en nourrice chez Jean Lefèbvre, à Jumièges, 3 mois le 23 avril 1769. Marie Madeleine et Catherine Levillain, ses cousines germaines, de Jumièges, en furent témoins.

David Jean Jérôme Esnault mourut subitement au niveau du Mesnil sur son navire le Saint-Pierre, de Saint-François du Havre, le 8 février 1786. Jean Bouleux, le bedeau de la paroisse, signa l'acte de décès avec
l'armateur et le pilote remplaçant du défunt, les sieurs Langlois et Lebouteiller.

Le 23 février 1789, au Mesnil, Louis Tabouret, capitaine de navire, de Bourneville, épousa Marie Victoire Cléret, fille mineure de feus Pierre et Marie Magdeleine Anquetil.

♫ "J'ai rencontré trois capitaines..."


En dehors de l'inscription maritime, certains de nos devanciers portent le titre de capitaine: Nicolas Joseph Savalle, à Sainte-Marguerite-sur-Duclai, mais est-il marin. En 1691, par exemple, Anthoine Marie de Morency est capitaine mais il est dit "commandant d'un bataillon à Yville". A Boscherville, en 1755, Eugène Claude Bernard Leroy est écuyer et capitaine. Avant de passer en revue les capitaines de pompiers et de la garde nationale, nous allons peut-être jeter l'ancre. Et l'encre par la même occasion.

"QM1" QUEVILLY Laurent .

A lire aussi : L'annuaire de l'armement du canton de Duclair :


SOURCES

AD76, 7 P 4_6 - Capitaines - 1785-1796,
AD76 7 P 4_1 - Matelots - 1764-1775 (p. 89 - 102)
AD76 7 P 4_3 -  Matelots -   1776-1787 pp. 97 à 113,  et 174.
AD76 7 P 4_4 - Matelots 1776-1787 pp. 60 à 62).
BMS et Etat civil de Jumièges, Le Mesnil, Yainville...
Histoire du Brest, sous la direction d'Yves Gallo.