![]() LA
SEINE AU TEMPS DE Gustave FLAUBERT
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Avertissement. Il ne s'agit pas ici de réécrire la vie de Flaubert.... Cette publication est consacrée en particulier à Croisset où il se terre jour et nuit pour écrire, ainsi que quelques scènes de la Seine vécues par l'auteur (1821 - 1881) Voici la propriété achetée en 1844 par le père du romancier. ![]() La maison de Croisset près de Rouen. Il y résidera avec sa mère et sa nièce. Le manoir était son véritable lieu de travail. Il a été abattu deux ans après sa mort. ![]()
Le
cabinet de travail de Flaubert où il se terre chez lui,
portes et fenêtres closes...
Le "Gueuloir" de Flaubert Maupassant,
son meilleur biographe décrit ainsi sa manière
de vivre :
"Il
passait des années presqu'entières à
Croisset,
entre la Seine et la côte couverte d'arbres.
Lui, enfermé dans son cabinet, regardait le pays par les fenêtres. Quand il collait à celles de la façade sa grande figure de Gaulois, il voyait monter vers Rouen les gros vapeurs noirs de charbon et les beaux trois-mâts traînés par un petit remorqueur, mouche haletante, empanachée de fumée." ![]() Vue sur la Seine, depuis sa maison De novembre 1849 à mai 1851, Flaubert, accompagné de Maxime du Camp, accomplit un voyage en Orient. Alors qu'il se trouvait sur le Nil, la nostalgie des paysages normands lui vint tout à coup. Voici ce qu'il écrit en pensant à sa maison de Croisset : " La-bas, sur un fleuve plus doux, moins antique, j'ai quelque part une maison blanche dont les volets sont fermés, maintenant que je n'y suis pas. Les peuliers sans feuille frémissent dans le brouillard froid et les morceaux de glace que charrie la rivière viennent se heuter aux rives durcies. Les vaches sont à l'étable, les paillassons sur les espaliers, la fumée de la ferme monte lentement dans le ciel gris.NB : C'est au retour de ce voyage, qu'il commença à écrire Madame Bovary qui l'occupera pendant plus de quatre ans, dont voici un extrait : Extrait
de "Madame Bovary" - 1856
" Descendant tout en
amphithéâtre
et noyée dans le brouillard, la ville
s'élargissait au-delà
des ponts... le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines
vertes
et les îles, de forme oblongues, semblaient sur l'eau de
grands poissons
noirs arrêtés. Les cheminées des usines
poussaient
d'immenses panaches bruns qui s'envolaient par le bout. On entendait le
ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises
qui
se dressaient dans la brume."
![]() Le panorama de Rouen en arrivant par la
Côte Sainte Catherine
au temps de Gustave Flaubert Votre itinéraire sur les pas de Flaubert à Rouen Le
Pavillon Flaubert à Croisset
Aujourd'hui, il ne reste rien de sa
maison.... sinon ce pavillon situé
à l'angle du jardin.
Flaubert n' y a sans doute jamais écrit, se contentant d'y recevoir ses amis. Parmi les objets exposés : la montre de Flaubert ; une boucle de ses cheveux et divers portraits.
Quelques
notes rassemblées et mises
en forme pour Laurent D. à qui je
dédicace cette page.
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