Par Laurent Quevilly

A la fin du XIXe siècle naquit une étonnante association. A la fois folkloriste et humaniste, elle était dirigée par des aristocrates et fut très populaire. Naissance du Souvenir normand...

Une figure domine le régionalisme normand au XIXe siècle : Arcisse de Caumont. Né le 20 août 1801 à Bayeux et mort le 16 avril 1873 à Caen, Historien, archéologue, Arcisse de Caumont fonda la Société des Antiquaires et la Société linnéenne de Normandie en 1824, l’Association normande en 1832, la Société française d'archéologie en 1833 mais aussi la Société pour la conservation des monuments. Sans aucune vocation politique, toutes regroupaient des érudits réunis en cénacles et relativement coupés du peuple. Relativement car nos savants arpentent le terrain et ne manquent pas d'intervenir aux côtés des autochtones quand il s'agit de sauver le patrimoine de tel ou tel village.

Dans le même temps s'observe un renouveau de la littérature régionale dont Amélie Bosquet est l'un des fleurons avec sa Normandie romanesque et merveilleuse. Mais cette littérature touche-t-elle vraiment le commun des mortels.

Fondée en 1886 par deux aristocrates, l'association Le Souvenir normand eut en revanche un impact populaire. Ce type de société s'inscrivait dans un élan qui venait de voir fleurir des associations similaires en Provence puis en Lorraine. Les fondateurs du Souvenir normand forment pourtant un curieux attelage. Le marquis de la Rochethulon est né dans le Poitou. Il descend cependant de Guillaume le Conquérant par sa mère. Le vicomte Jehan Soudan de Pieffefitte est quant à lui un journaliste parisien qui dirige la gazette de Trouville. Il sera boulevardier, historien, conférencier, ami très intime de Sarah Bernard et proche d'Alphonse Allais.
Nos deux fondateurs se fixèrent pour objectif de mettre en valeur le rôle joué par les Normands dans la civilisation occidentale. Mais ils y ajoutèrent une autre dimension. L'association se voulait une "ligue universelle de Paix par l'union de tous les pays". 

Doté d'un organe de presse, européaniste avant l'heure, le siège du Souvenir sera d'abord à Falaise puis un temps à Paris. Mais son centre d'intérêt est avant tout... Corneville-les-Cloches.

Le comité d'organisation des fêtes de Corneville


D'abord une légende...

Curieusement, la création de cette société d'obédience catholique est née d'une opérette à succès inspirée d'une légende. D'abord la légende. Pendant la guerre de cent ans, les Anglais fondent sur la Normandie. A Corneville, on s'empresse de cacher tout ce qui peut servir au butin des pillards, tout ce qui peu être fondu en couleuvrines. Le carillon de l'abbaye est décroché par les villageois et embarqué dans un frèle esquif qui, sous le poids, sombre dans la Risle. Cinquante années passèrent et vint le temps où plus personnes ne sut où donc étaient les cloches. On les croyait en Angleterre. Or, la veille d'une fête en l'honneur de Notre-Dame, voici qu'une mélodie s'élève de la rivière. On accourt sur la rive. Ce sont bien des cloches. Le lendemain, on apprit que les Anglais avaient été définitivement battus. Les moines récupèrent leurs cloches à l'exception d'une seule qui, dès lors, lorsque sonneront ses sœurs, répondra du fond de sa rivière. 
Cette légende, dont il existe plusieurs variantes, c'est Alfred Canet qui s'en fit l'écho le premier. Elle fut reprise par Amélie Bosquet dans sa Normandie romanesque. Le livre tomba entre les mains de Charles Gabet, parolier d'opéras comiques, qui séjournait à Honfleur. De là va naître l'opérette...

Une opérette et un projet fou

Avec Clairville pour le livret et Robert Planquette pour la musique, Gabet crée la fameuse opérette "Les Cloches de Corneville". La première eut lieu le 19 avril 1877 à Paris. Elle fera le tour du monde et l'une de ses chansons servira même à la première expérience de cinéma sonore.

C'est alors qu'entre scène le marquis de la Rochethulon. Il descend, par sa mère, du dernier seigneur de Corneville, le vicomte de Grente dont l'ambition était de faire revivre le carillon de Corneville, fondu pour servir de canons à la Révolution. 

Rochethulon relève le titre de marquis de Corneville. Il relève aussi le défi de son aïeul en fondant et le Souvenir normand, et une "oeuvre du réveil des cloches de Corneville".  
Stanislas-Laurent-Marie-Alexandre de la Rochethulon est né le 24 octobre 1862 au château de Beaudiment, à Beaumont, dans la Vienne. Sa mère mourut quelques mois après sa naissance. Remarié, son père, légitimiste, se consacrait à l'agriculture et aux affaires municipales. Quand éclate la guerre de 70, Rochethulon-père se fait capitaine des mobiles de la Loire-Inférieure. Durant la Commune, des ouvriers vinrent par trois fois écrire sur la maison familiale de Paris : "Bon à fusiller". Rochethulon père sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1871 pour faits de guerre et député de la Vienne en 1872. 

Une souscription internationale est lancée et, le 14 mai 1899, le Souvenir normand organise sa première grande assemblée normande à Corneville. Elle reçoit le patronage des auteurs de l'opérette. Sous les pommiers, la troupe Cappini-Bellion donne pour la première fois Les cloches de Corneville... à Corneville. On y lance une proclamation pour l'amitié entre les peuples. La profession de foi du Souvenir vise en effet à tisser des liens entre tous les pays liés à l'histoire de la Normandie. Alors, dans l'esprit Rochethulon et de son ami Pierrefitte, la Normandie peut servir de pont à l'amitié entre la France et l'Angleterre, ennemis d'hier... Et les cloches de Corneville n'ont-elles pas sonné la fin de la guerre de Cent-Ans. N'ont-elles pas annoncé la Paix.

A la fin du spectacle, des Cornevillaises en coiffe recueillent les dons. Ils sont centralisés par un industriel local, M. Lamy. Mais il faut encore beaucoup d'argent pour financer le carillon. Séduits par le projet, foule d'artistes, de conférenciers vont multiplier ici où là des manifestations de soutien. 

17 mai 1899 : 2e fête au théâtre de Pont-Audemer. Salle comble. Nous sommes la veille de la conférence de La Haye.

26 août 1899 a lieu à Honfleur la 3e fête du Souvenir normand pour la restauration des cloches de Corneville. Elle est présidée par le prince de Polignac. Les fondeurs de cloches se disputent bientôt le privilège de livrer le carillon de Corneville. Car les dons affluent.Même du Tsar de Russie, Nicolas II, qui vient justement de financer une cloche de Paix à Châtellereau. Quand Paul Deschanel, p résident de l'Assemblée, fèle d'un geste maladroit la clochette qui tempère les débats parlementaires, Rochethulon lui adresse malicieusement un bulletin de souscription... Amusé, Deschanel se fend de son obole. L'Alliance universelle des femmes pour la Paix, cinq millions d'adhérents, s'associe également au projet...

1er avril 1900, la 4e fête du Souvenir normand se déroule à Yvetot. Rochethulon y remplace au pied levé un conférencier sur le thème des coiffes normandes. Au printemps, on voit flotter près du théâtre des Arts de Rouen un drapeau qui intrigue. Sur fond blanc s'étale la croix rouge et ancrée des Tandrède, conquérants normands de la Sicile. C'est le premier emblème du Souvenir normand. Ses slogans : Fremad Normandie ! En avant la Normandie et Diex Aïe, que Dieu nous vienne en aide. On voit aussi sur cet étendard la barque de Rollon qui remonta jusqu'à Jumièges et de là jusqu'à Rouen. Pour l'anecdote, de premiers comités du Souvenir normand ont déjà fleuri à l'étranger. Dans un écrit, celui du Canada rappelle la légende où il est question des Anglais.Cet écrit fut interdit.

Une 5e fête eut lieu à Rouen en mai 1900 lors de l'inauguration du monument dédié à Maupassant. On donna au théâtre des Arts les Cloches de Corneville tandis que flottait cette fois l'étendard des léopards sur fond rouge.

En août 1900 on débat du projet de carillon au conseil général de l'Eure où Rochethulon a de nombreux partisans. Seulement, le préfet fait observer que le clocher de Corneville, en piteux état, ne peut recevoir un tel carillon sans danger. Le conseil de fabrique fait étudier par un architecte de Pont-Audemer un projet de restauration. On se refuse donc à statuer pour l'heure...

L'inauguration du carillon


Le 7 octobre 1900, c'est enfin l'inauguration de ce fameux carillon, fondu à Annecy et qui vient d'être présenté à l'Exposition universelle. Les 12 cloches portent le nom des pays donateurs : la Normande, la Canadienne, la Danoise, la Russe, la Suédoise-Norvégienne, l'Américaine, l'Algérienne, l'Anglaise, la Savoyarde, la Sainte-Germaine, l'Auvergnate, la Crétoise. Autant de pays où les Normands ont laissé des traces. Ce jour-là, entre des cours d'automobobiles et de vélocypèdes,  l'opérette est encore donnée. On vint à Corneville par trains spéciaux apprécier ce spectacle dont la qualité fut contestable. Le carillon trouva un abri dans un pavillon servant aussi de débit de boisson.

25 août 1901 : représentation de l'opérette à Corneville. Ces fêtes annuelles sont généralement présidées par l'éditeur Joubert, bienfaiteur du Souvenir normand. Cette représentation eut lieu en pleins bois dans un amphithéâtre naturel pouvant contenir 15.000 personnes...

9 août 1902 : Rochethulon et Pierrefite sont invités à Londres au couronnement d'Edouard VII. Là, ils lancent le fameux « Diex Aïe », Dieu aide, cri de ralliement des Normands à Hastings, hymne du Souvenir normand. Le 31, nouvelle représentation à Corneville. Des Anglais, des Canadiens sont présents et l'on fête la paix entre Saxons et Boers. La société va compter des souverains d'Europe parmi ses membres d'honneur. Beaucoup sont cousins et, comme Rochethulon, descendent de Guillaume le Bâtard.
Hymne du Souvenir normand écrit par Pierrefitte sur l'air du God save...

Diex Aïe! Aux Ducs Rois!
Roll, Guillaume, et nos Droits!
Normands: vos Lois!
Fils du sang généreux
Des Vikings glorieux;
Donnons la paix à tous païs,
Normands unis!

Le 31 août 1902 vit une représentation à Corneville. Un millier de personnes s'abritèrent sous un velum harcelé par les trombes d'eau. Parmi les participants : Paul Doumer, futur président de la République...

Début 1903 : Gabet, parolier des Cloches de Corneville, vient de mourir. Rochethulon et Pierrefitte déposent sur la tombe des roseaux de la Risle et des fleurs de pommier. 


18-25 août 1903, une délégation se rend à Hastings inaugurer une stèle. On y donne Herlève de Normandie. Une pièce en cinq actes de Pierrefitte. Le journal Le Temps se moque de cette délégation normande composée d'une douzaine de personnes dont "un Russe, un baron portugais et même un nègre !" Ce journal n'a manifestement rien compris. Quoi qu'il en soit, le Souvenir normand invita les Anglais à participer l'année suivante à des festivités envisagées à Rouen.

La première fête normande

Devant son succès grandissant, l'association appela, en effet, à une grande fête normande en 1904 à Rouen. La ville apporta son concours financier, un comité fut créé, présidé par le Dr Bellencontre. En guise d'amende honorable, le maire d'Hastings scella un lys sur le lieu du bûcher de Jeanne d'Arc. Hélas, lors d'un concert de réception dans les jardins de l'hôtel de ville, il y eut une manifestation hostile, pour ne pas dire une émeute de la part d'un public populaire qui s'y croyait invité, escalada les grilles, déborda les forces de police. Sous l'œil médusé des invités étrangers...

Un hommage à Jeanne d'Arc et à Guillaume le Conquérant constituait le programme du Souvenir normand. Autour se sont greffées nombre de fêtes populaires initiées par des comités de quartier : joutes nautiques, théâtre, illuminations, projections d'images, bals normands, fête des fleurs...Il y eut des excursions. La première fut pour Jumièges, à bord du Félix-Faure. Le bac transborda les passagers qui remontèrent la route blanche jusqu'au bourg. Là, ils prirent d'assaut les deux restaurants du cru, Littré et Vauquelin. Tous deux affichaient English spoken. Tandis que les Français savourent leur café, leurs hôtes anglais se ruent sur le bureau de poste pour envoyer des cartes postales. A 13h30, les petits gars fûtés du pays, en route pour l'école, se massent en curieux autour des hôtels. On leur lance des poignées de sous et des luttes épiques s'engagent. Scène coloniale. M. Lepel-Cointet ouvre les grilles de ses ruines aux visiteurs répartis par groupes. On repart de là à 15h. 

C'est à l'occasion de ces fêtes que Rochethulon développa l'usage de l'étendard normand. Il cherchait paraît-il, vainement un drapeau de grande taille pour l'accrocher au balcon de son hôtel. "Allez aux Nouvelles galeries", lâcha en déserpoir de cause Jean Revel.  Le magasin réalisa le souhait de Rochethulon et mit alors en vente de nombreux étendards en forme de pennons trifides. Maisons et monuments en furent pavoisés aux côtés des armes de Rouen. Cette manifestation eut un retentissement considérable et c'est en cela que le Souvenir normand est original. Nous l'avons dit, c'est une association d'aristrocrates. Or, elle se forge une assise populaire. Plus de 300 0000 cartes postales furent vendues durant cette semaine de fête. On s'arracha poupées, drapeaux, souvenirs normands. Il fallut doubler, tripler voire quadrupler les trains mais le gros des visiteurs vint d'un rayon de 30 kilomètre autour de la capitale normande. 

Seconde fête à Caen


Caen fut choisie pour de nouvelles fêtes normandes tout aussi éclatantes en août 1905. Il y eut aussi des manifestations à Dives, à Falaise... Le Souvenir normand participe encore à l'hommage à Jeanne d'Arc perpétué chaque année à Rouen.

Un prix artistique fut créé, on posa des plaques commémoratives ici ou là. Les excursions dans la diaspora normande vont se multiplier. De même que les comités à l'étranger. En Angleterre, il est présidé un temps par Lady Vernon, de Jersey.


Le 3 février 1907, jour de la Chandeleur, on inaugura un donjon d'opérette édifié par le marquis.

A gauche, le premier pavillon où furent logées les cloches, à droite, l'hôtellerie inaugurée en 1907.

Le petit pavillon du carillon fut agrandi par une hôtellerie comportant douze chambres, soit autant que le nombre de cloches. Elle fut inaugurée le 1er septembre et l'on donna encore l'opérette. Toujours en 1907, on fêta la venue à Paris des rois du Danemark et de Norvège.

Le millénaire normand

 Le 26 juillet 1908 lors d'une fête organisée à Corneville en l'honneur de Médine, une banderolle reprend cette phrase du prince de Polignac : "Toujours je serai l'ami des Arabes. Soyez-le après moi". C'est là aussi un  aspect de la philosophie du souvenir normand.

On récidive en 1909 avec l'élection de la toute première reine de Normandie, Mlle Gervais aux fêtes normandes de Rouen. Mais on fera encore plus fort en 1911 pour marquer le millénaire normand. Cette fois, le président de la République, Armand Fallières, honore de sa personne ces festivités qui ne sont pas l'apanage du Souvenir. Un comité spécial a été créé. Durant ces journées, un congrès fit l'inventaire du patroimoine normand. Ce fut une grande date dans l'histoire du régionalisme normand. 


La même année, le Souvenir normand organisa un banquet pacifiste près de Grenoble où nombre de nations furent représentées.


Alors que 1911 marque l'apothéose du Souvenir normand, les cloches de Corneville sonnent le glas. Détruite par un incendie, la filature des bords de la Risle laisse 69 familles ouvrières sans travail.

En 1912, Rochethulon, membre des Amis de l'Islam normand, reçoit une délégation marocaine à l'hôtel Saint-Petersbourg. 

Hélas, l'entente cordiale clamée par le Souvenir normand n'aura aucun écho en Allemagne. Ce fut la Grande-guerre. En 1916, le pape félicite Rochethulon pour les prieurs en faveur de la Paix répandues par sa société. Son vice-président est alors Charles de la Tour d'Auvergne.

Le 13 juillet 1918, le Rochethulon donne une conférence sur son ami Charles de Foucault à la Société de Géographie.

Entre deux guerres, le Souvenir normand développera encore ses activités. Marié depuis 1888 à Agathe Thérèse Taillepied de Bondy, le marquis de Rochethulon perd sa femme en 1924. Le Dr Louis Boucher lui succède à la présidence et donne une conférence sur l'Ecosse à Hastings cette année-là. 

Une grande fête marqua le IXe centenaire de Guillaume le Conquérant les 2 et 3 juillet à Caen. Un prologue eut lieu à Hastings à l'initiative des Anglais. Boucher et Rochethulon firent le déplacement et déposèrent une gerbe sur la tombe de l'ancien maire, venu à Rouen en 1904.

A Caen, un village normand fut reconstitué par le comité des fêtes. 

En juin 1929, les délégués étrangers du Souvenir furent reçus à Versailles. un banquet eut lieu sous la présidence d'Yves Le Trocquer. 1930 : le banquet du Souvenir eut lieu à Paris sous la présidence du haut-commissaire au tourisme. Joseph Gérard avait alors succédé à Louis Boucher à la présidence. La vocation de l'œuvre du marquis de Corneville se résumait-elle à ses coups de fourchette ? Non. Le 21 juin 1931, le Souvenir renoua avec les grandes fêtes normandes de ses débuts en association avec les Normands de Paris et d'autres structures. Ce fut au château de Falaise à l'occasion de l'inauguration d'un mémorial  à la gloire des compagnons d'armes du Conquérant. Il y eut un grand concours d'Anglais lors de cette fête moyenâgeuse. 

La mort des pères fondateurs

Pierrefitte mourut en 1938 a 88 ans. Il avait collaboré au Figaro, à l'Illustration... La même année, la Rochethulon a toujours le titre de directeur du Souvenir normand et réside notamment à Monaco. Il a aussi pour adresse le manoir de la Paix normande à Corneville et le 3 de la rue de Beaune, à Paris. Puis l'Europe s'embrasa de nouveau. La paix revenue, Rochethulon décède à son tour en 1945. Il avait 82 ans. En 1951, à Corneville, un buste des deux pionniers fut inauguré et le carillon sonna encore la Paix normande.

Un message toujours vivant

Marie-Rose Hiverlet stomatologiste à Paris et membre de l'Académie de Caen présida le Souvenir Normand dans les années 90. Aujourd'hui, le Souvenir normand reste une association internationale qui regroupe La Norvège, le Danemark, La Grande Bretagne, le Canada et la France. En 2008, le siège a été transféré de la mairie de Falaise à Caen. Chaque année un pays organise un voyage sur les traces des Vikings. En 2010 le Danemark a emmené ses adhérents en Sicile, en 2011 la Norvège a choisi l'Islande, en 2012 la France les a conduits dans le midi. Tout en commémorant les grands événements historiques, le Souvenir normand porte un intérêt à l'éclosion de l'Europe des régions. Mais il se fait discret. Si discret que nous voulions ici lui rendre hommage. A vous de le compléter.

Laurent QUEVILLY.


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