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De
la collaboration en Normandie au soleil de l'Équateur
André Tioch, alias Valhubert Par Laurent Quevilly. |
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Interviews de prisonniers par la délégation de la presse française André
Tioch est du voyage. Et ses papiers ne vont pas se limiter au seul
Petit Normand. Ils vont arroser largement la presse française.
Comme L’Écho de Nancy
dont le rédacteur en chef, Frantz Philipps, ne peut pas
suivre toutes les étapes du voyage. C'est un Allemand
nommé à ce poste par les autorités d'Occupation.
Il demande donc à son confrère normand de rédiger
une série destinée à son journal. Laurent QUEVILLY.
AVEC LES TRAVAILLEURS FRANÇAIS EN ALLEMAGNE Les Trois Mousquetaires Par ANDRÉ TIOCH CORRESPONDANT SPÉCIAL DE « L’ÉCHO DE NANCY »
8.000 Français sont déjà installés dans la ville où nous débutons notre vaste enquête sur le travail en Allemagne. Très aimablement reçu, en un français impeccable, par le directeur de l’établissement, celui-ci nous invite à visiter son établissement en toute liberté.Nous sommes quelque peu interdits, car il y a là des Allemandes et des Françaises, et il est très difficile (sauf quelques types germaniques bien établis) de distinguer les unes des autres.Je suis derrière une blonde qui manie avec dextérité des fils fins comme de la soie.Je lance un très discret :
Vaincre
d'abord
Voyager ensuite. J’apprends à cette jeune femme ce qu’elle ne sait pas encore (notre propagande est aussi mal faite là-bas qu’ici), c’est qu’un délégué du gouvernement français siège à …, et qu’il doit s’occuper spécialement de ces questions. J’appelle le délégué qui, justement, nous accompagne, et lui soumets la question qui va être étudiée dans les plus brefs délais et très probablement résolue. Comme d’autres, elle ira voir son mari.J’aborde ensuite une demoiselle occupée à un travail très délicat et dont le directeur me dit le plus grand bien. C’est Mlle Dupil, de Paris, aide-chimiste. — Combien gagnez-vous, Mademoiselle ? — 120 marks par mois environ, soit 2.400 francs. Il est bientôt 11 heures.Nous rejoignons la cantine où nous allons déjeuner en compagnie de nos compatriotes. Frugal repas, mais tout de même substantiel ; nous avalons un potage fort épais et des pâtes aux confitures. Je me trouve assis à la même table que des Parisiens ; ils sont trois : Mazurier, qui travaillait chez Mathis, Ferlay et Trassard, dessinateurs industriels.Trois phénomènes, trois gars de Paname, qui ne gagnent pas sensiblement beaucoup plus ici qu’à Paris. Devant mon étonnement, ils font la mise au point : — Nous le savions avant de partir, mais nous avons voulu nous engager pour participer à la relève. Et voilà !
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