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De
la collaboration en Normandie au soleil de l'Équateur
André Tioch, alias Valhubert Par Laurent Quevilly. |
Il a livré une série de papiers à l'Echo de Nancy. Quand sa signature apparaît à un autre point cardinal. Recueilli par André Tioch, Le Grand Echo du Nord publie le témoignage d'une Chti' prisonnière en Allemagne. A Lille, L'Echo est un de ces journaux qui encombreront les tribunaux
en 1945. Jean Dubar, son directeur, aura alors plus de chance
qu'André Tioch. Du moins quant au Verdict. Il échappera au peloton d'exécution...
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Alors venons-en à cette lettre qui intéresse tant nos Chtimis... Monsieur le Directeur, Je
vous envoie cette lettre pour vous demander si c'est possible de faire
paraître l'article ci-dessous dans votre journal.
Depuis
longtemps je suis lectrice de votre journal ; je voudrais bien prouver
à des gens de Lille que c'est la vérité que j'ai
vu mon mari, car j'étais en permission et on ne voulait pas me
croire. Mme Jeanne Steelendt,
Mannheim Sandhofen,
Maedchenheim.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mannheim comme sa voisine Ludwigshafen) est un très grand pôle industriel chimique et métallurgique, notamment autour d’IG Farben et d’autres entreprises de guerre. L'article dont fait état Jeanne Steelendt est signé André Tioch. Le Grand Echo le publie le 7 octobre 1942 :
Une Lilloise a passé huit jours
avec son mari prisonnier ![]() Je veux aujourd’hui raconter cette histoire « d’une femme de prisonnier qui passe 8 jours avec son mari ».
Mme Jeanne Steelendt, qui me conte son histoire, est née
à Lille, le 7 mai 1915, et demeurait 212, rue du Bois. Elle
travaillait à La Madeleine, comme dévideuse, et,
aujourd'hui, elle travaille dans une usine de Mannheim. André TIOCH.
Quelques lignes, tout un drame humain. Pour convaincre ses voisins qu'elle a bien revu son mari, Jeanne Steelendt doit s'adresser à un journal. Pour retrouver son époux prisonnier, huit jours, rien que huit jours, il lui faut l'accord d'une usine, d'un camp, de plusieurs administrations...Témoignage sincère ? Propagande calculée ? Ce que présente en tout cas André Tioch comme une parenthèse heureuse oublie que l'Occupation allemande aura déchiré les relations les plus intimes en les plaçant sous contrôle. Laurent QUEVILLY. (A Suivre ) |

