L’Austreberthe prend sa source à Sainte-Austreberthe, arrose les communes de Sainte-Austreberthe, Pavilly, Barentin, Villers-Ecalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Saint Paër et Duclair où elle se jette dans la Seine après un parcours de presque 18 km.
A l’origine ce cours d’eau s’est appelé ‘’Esne ou Aisne’’ puis prit le nom de ‘’Sainte Austreberthe’’ vers le milieu du 18ème siècle avant de prendre son nom actuel.
L’Austreberthe servait de limite au territoire des Calètes et des Véliocasses.
Avant la Révolution, pour la
partie qui nous intéresse, elle bordait les paroisses de
Notre-Dame-de-Varengeville pour sa rive gauche et les paroisses des
Vieux et de Launay sur sa rive droite. Ces paroisses devenues
communes après la Révolution furent
réunies en 1823 à
Saint-Pierre-de-Varengeville pour Notre-Dame-de-Varengeville, et
à
Saint-Paër pour les Vieux et Launay.

De
tous temps les cours
d’eau ont été exploités et
leur courant transformé en force
motrice ; l’Austreberthe n’y
échappa pas, son cours était
jalonné de nombreux moulins appartenant au seigneur local ou
à
l’abbaye de Jumièges. Ils servaient principalement
pour le blé,
l’huile et le papier.
Au fil du temps les moulins disparurent
ou laissèrent place à des fabriques puis des
filatures au 19ème
siècle.
En suivant le cours de la rivière, on trouve les appellations suivantes sur le territoire de Saint Pierre de Varengeville :
-
vallée
du pont des Vieux ou fond des Vieux
(cadastre de 1825) puis hameau de la Vallée (recensement de
1846),
le Rédillon (recensement de 1856).
L’appellation
‘’Paulu’’
n’apparait qu’à la fin du
19ème siècle (27 janvier 1889 :
décès de Catherine, Agathe Rétif veuve
Potiquet,
mère du chef de
gare du Paulu ''...décédée
à son domicile en cette commune hameau
du Paulu’’).
- Rougaine où était située l’ancienne usine Smen.
- le pont des Vieux
- Beaumais
- le Bas-Aulnay
- Moulin-Martin.
Le hameau du Moulin-Martin fut rattaché à Duclair
en 1851.
Au
19ème siècle on trouvait deux filatures sur le
territoire de Saint
Pierre de Varengeville :

Filature CABROL


L’usine,
proche
de Villers-Ecalles, appartenait vers 1864 à Louis Cabrol,
filateur à
Flers (Orne). Au début du siècle dernier, vers
1905, elle se
dénommait Filature Cabrol.
En 1915 un incendie se déclare à la
filature Cabrol Monsieur Cabrol fait un don de 40 francs aux
pompiers.

En 1919 la filature est reprise par Paul et Henri
Leurent, filateurs originaires du Nord qui la transmettront
à leurs
fils prénommés également Paul et Henri.
La filature Leurent
ferma en 1965 pour laisser place aux Etablissements Létang
et Rémy,
société d’orfèvrerie qui
produisait également des pièces pour
les carburateurs Solex puis des calendes de voitures, puis des
charnières automobiles enfin des poulies pour
l’automobile.
Létang et Rémy ferma en 1983 pour laisser place
à
l’actuelle usine Oxford
ou SMVN.

Filature
DELAPORTE


La
filature Delaporte est
située à environ 500 m en aval. Edouard Delaporte
filateur à
Barentin en est le propriétaire en 1877.


En 1918 elle devient la propriété de la SA des Ets Frémaux.
En 1919
Pierre
Jean Polydore Vandenbosch est chargé de relancer
l’usine ;
son fils Pierre lieutenant pilote trouva la mort dans la chute du
dirigeable Pilâtre de Rozier le 24 février 1917
à Voellerdingen
(67).
En 1933 à 1955 elle appartient
à la SA Filature
St-Sever
puis devient la propriété de Monsieur Claret qui
employait en 1959
plus de 800 personnes.
Cette usine devint ensuite la Smen
(Société de Moteurs Electriques de Normandie) et
fabriquait des
moteurs électriques destinés à
l’électroménager.
En 1996 la
Smen regroupa ses activités sur le site de Barentin,
c’est
actuellement une friche industrielle.
7 janvier 2022
Saint-Pierre-de-Varengeville
d’hier, Ed Corlet, 2008.
