Hypolite Worms fit naviguer dix navires portant le nom de communes riveraines de la Seine. Deux d’entre eux furent lancés aux chantiers du Trait. 


Rapide historique de l'armement Worms

1841. De Paris, Hypolite Worms se lance dans l'importation du charbon belge.
1856. Établi à Rouen, il lance le premier des 100 navires que totalisera la compagnie.
1865. Ouverture de la ligne Rouen-Bordeaux.
1877. Décès d'Hypolite Worms. Henri Josse lui succède. Quatre navires.
1881. Worms-Josse & Cie rachète la flotte de Frédéric Mallet.
1893. Décès de Josse. Henri Goudchaux lui succède.
1895. L'entreprise devient Worms et Cie.
1900. La flottille portera le nom de grands crus bordelais.
1909. Le Sauternes heurte et coule un chaland des carrières Silvestre à Yainville.
1914. La flotte compte 20 navires. Neuf seront perdus durant la Grande-Guerre.
1916. Goudchaux décède. Hypolite Worms, petit-fils du fondateur, lui succède.
1917. Création du chantier naval du Trait. Le Sauternes est torpillé en août.
1921. De nouveaux navires porteront des noms de communes de Seine-Maritime...


Les navires

1)      Le Caudebec (1921-1951).
Lancé en 1910 à Greenock, sous le nom d’Oldenburg (GB), il prend en 1921 le nom de Caudebec sous le pavillon de la Worms. En juin 40, parti de Boulogne, il tomba en panne de carburant au Havre et fut remorqué par un torpilleur jusqu'à Ouistreham. De là, il fit du charbon er rallia Brest non sans inquiétude, un avion allemand l'ayant constamment survolé depuis Cherbourg.


Le 19, venant de Caen, il se rend en Charente-Maritime avec 365 réfugiés puis gagne le Port-Lyautey.
Le jeudi 5 novembre 1942, il sortait de Lisbonne lorsqu'il croisa dans l'Atlantique la route de l'armada anglo-américain en route pour le débarquement d'Afrique du Nord. Le petit cargo fut promptement arraisonné « avant même d'avoir eu le temps d'utiliser sa TSF.»
En 1951, le Caudebec passe sous pavillon grec et est rebaptisé Agios Nicolaos. En 1960 il est démoli à Perema (Grèce).

 2)    Le Jumièges (1921-1942).   
                     
Ce cargo de 79,4 m de long et 11,6 m de large a une jauge brute de 1 708 tx. Lancé en 1913 par Woodskinner & Co (Newcastle) sous le nom de Michael Whitaker, le navire change de nom la même année et devient le Weltondale, toujours sous pavillon britannique. En 1921, il devient le Jumièges sous pavillon français après son acquisition par Worms & Cie.
En 1923, un novice du bord est condamné à huit jours de prison pour avoir manqué le départ du navire.
Le Courrier maritime du 1er octobre 1928 nous apprend que ce vapeur remontait vers Rouen lorsqu'il s'échoua dans la brume. La marée montante le remit à flot et il put rallier le port sans dommage apparent.
En janvier 1938, l'équipage du Jumièges participe à un mouvement de grève qui paralyse le port de Rouern.
Le Jumièges aura une fin tragique. Le 7 janvier 1942, pris en Méditérannée dans une violente tempête, il lance un appel de détresse à 22h54 :
«SOS - AVARIES GRAVES - NE FAISONS PLUS LA ROUTE - CALES PLEINES D’EAU - POSITION 40º25N 4º25E».
Nous sommes au large de Minorque. Se déroutant pour lui porter secours, le paquebot Lamoricière de la Transat ne trouvera pas le Jumièges qui a déjà disparu avec ses 20 hommes d’équipage. Malmené par la tempête avec des machines qui ne répondent plus, le Lamoricière finit par couler à son tour le 9 janvier à midi, faisant 301 victimes. 93 rescapés. Lire en annexe.

ND : A Rouen, en mars 1844, un chaland portait le nom de Jumièges appartenant à la Société Expert. Il fut l'objet d'un fait divers. Un de ses haleurs, Pierre-Vincent Bénard se noya ainsi que les dix chevaux qui le tractaient.

3)      Le Yainville (1921-1934).
Lancé en 1910 à Sunderland, sous le nom de Solent (GB), il passe en 1921 sous pavillon de la Worms avec le nom de Yainville


Il eut une carrière très mouvementée, rythmée de collisions.

La première intervint le 8 décembre 1923 en rade d'Anvers alors qu'il était mouillé à 200 m de la rive droite de l'Escaut lorsqu'il fut abordé vers 1 h et demie du matin, par temps beau et clair, par le bateau Thérèse qui faisait partie d'une traîne remontant le fleuve sous la conduite du remorqueur Charles. Procès...

L 17 mai 1924, à Bordeaux, on transborda à bord du Yainville 100 tonnes de sucre à destination du Havre. Procès...



Le 27 janvier 1925, le capitaine Maheo commande le Yainville et remonte l'Escaut. Il observe à babord avant une traîne et un navire à moteur à la descente. Lorsqu'il est attrapé et dépassé par l'Anaconda, capitaine Jones, qui n'a pas donné le signal d'usage. Les deux navires se heurtèrent, la joue tribord du Yainville contre la muraille babord de l'Anaconda. Procès... 

Le 31 août 1930, la navigation est très difficile en mer du Nord par suite d'un brouillard très frais. A 4 milles au Nord de Dunkerque et par 43° Est, une collision se produit entre le vapeur Yainville et le vapeur Marigot. Le Yainville signale alors une forte avarie à son étrave tribord. Son peak avant est presque vide. Quelques temps après le choc, le  Yainville n'aperçoit plus le Marigot et demeure sur place. On est inquiet quant au second vapeur qui, à 7 h. 30, les cales pleines d'eau, avait lancé un signal de détresse. Il avait quitté Dunkerque le 28 août pour Anvers. Unité de la CGT, son port d'attache est Bordeaux et il jauge 4.985 tonneaux. Le Yainville, lui, assure alors la ligne de Sunderland. Il a une longueur de 72,50m. Port d'attache: Le Havre.

  Compte-rendu du procès

En 1934, le Yainville passe sous pavillon grec sous le nom de Mary II. Il est rebaptisé Varvara en 1935. Le 19 mars 1943 il coule au large de Tripoli.

4)      La Mailleraye (1922-1941).
Lancé en 1918 à Delfzijl, sous le nom de  Scherpendrecht  (PB), il passe en 1922 sous pavillon de la Worms avec le nom de La Mailleraye. Il est saisi en juillet 1940 par les Allemands à Bordeaux. Le 5 aout 1944, il est coulé à Pauillac par un bombardement aérien allié.


5) La Mailleraye 2.


L
ancé en 1926 à Einswarden, sous le nom de Fehmarn (All), en 1930 il devient Bordsee (All). C4est l’un des six navires allemands attribués à la France au titre des réparations de guerre. Il hisse donc le pavillon tricolore en 1946 avec le nom de Port Haliquen, Gouvernement, géré par Worms. 1948, il est rebaptisé La Mailleraye Worms. On le retrouve en 1954 sous le nom de Pantalino (Ital). Il est démoli en 1958 à Savone (Italie).

Le Trait6)      Le Trait (1934-1955).
 

Il fut lancé le 29 juillet 1934 aux chantiers du Trait. Jauge: 1585 tonneaux.

C'est la dernière construction d’avant guerre.

 Il est baptisé par les ouvriers des chantiers « Le cargo des chômeurs ».

La commande de Worms répond plus au souci de préserver l'emploi qu'à un véritable besoin.

En 1955 il devient Califa (Maroc), puis en 1958 Conde (Esp).

En 1966, il est démoli.


 

7)      Le Jumièges 2 (1948-1963).


Lancé en 1948 à Grand-Quevilly sous pavillon Worms, en 1963, on trouve sa trace dans une revue de droit maritime en 1959, son port de destination étant alors Bremen Weser. Le Jumièges fut désarmé au Havre le  15 octobre 1962 et vendu l'année suivante à un armement libérien. Il devient alors le Marylise, puis en 1967 le Georgios (Liberia). Il sera démoli à La Spezia en 1972.

8)      Le Caudebec 2 (1958-1968).




L'ex-Caudebec désarmé dans le port de Naples, vers 1987. 
90,70m, une jauge brute de 2.497 tonneaux, le Caudebec fut lancé en 1958 aux chantiers Ottensener Eisenwerk à Hambourg et navigua deux ans sous les couleurs de la Worms. En 1960, il passe à l'Union navale sous le nom de Caudebec UN2.
En 1968 il passe sous pavillon grec et est rebaptisé Persia Lydia. en 1973, Angeliki H.
en 1979, il hisse les couleurs italiennes sous le nom de Ciro Terzo. Il est alors propriété de la société Mediterranean Bulkcarriers.  Il est démoli à Naples en 1992.




 
9)      Le Yainville 2 (1961-1968).
Le Yainville

 
Charbonnier de la Worms, 3600 tonneaux, il fut lancé aux chantiers du Trait le 13 février 1961. En 1968  il devient Calde (Pan), puis en 1969 Michaelis (Grèce), en 1979 Terra Nova (ital), en 1986 Lady Fatima (Malte), en 1987 Amira (Sri Lanka). Le 8 mars 1988 il s’échoue à Selaata (Liban) et est démoli sur place.

10)      Le Jumièges 3 (1966-1968).
Lancé en 1966 à Dordrecht, Worms le revend en 1968 à un armement de Panama qui le rebaptise Cardona (Pan). Il devient filandais en 1971 sous le nom de Cardonia. En 1974, le navire repasse sous pavillon français sous le nom de Ile d’Arz, SGAN. Il aura enfin trois noms sous pavillon grec. Nena (1976),  Alicia (1980), Mario (1984). Il sera démoli en 1985 à Naantali (Finlande)



Plan du cargo Jumièges adressé par Jean-Claude Rihal

Sources: Jean-Claude Rihal, Paul Bonmartel


Notes complémentaires sur le naufrage du Jumièges et du Lamoricière

La perte du Lamoridère
LES CIRCONSTANCES DU NAUFRAGE.
(La Croix du 13 janvier 1942)

Les premiers renseignements recueillis sur le naufrage du « Lamoricière » indiquent que le paquebot a coulé vendredi, à 11 h. 23, à 15 milles au nord de la pointe est de Minorque.

Le « Lamoricière » avait quitté Alger, mardi dernier, par une mer houleuse, mais qui ne laissait pas prévoir qu'une tempête d'une telle violence attendait le navire, passé Minorque, à l'entrée du golfe du Lion.
Il était environ 20 heures, dans la nuit de mercredi, quand le navire entra dans la zone dangereuse. Les rafales lui donnaient une inclinaison telle que le commandant ordonna de reporter la lourde cargaison des cageots de fruits et de primeurs de tribord à bâbord, pour compenser le gîte.

Le travail se poursuivit sans relâche, durant toute la nuit et la matinée de jeudi. Dans l'après-midi de jeudi, l'eau commença à suinter à travers les plaques de la coque et vers 17 heures l'équipage et les soldats embarqués, aidés de plusieurs passagers, firent la chaîne des seaux pour soulager les pompes. Une importante voie d'eau s'était déclarée vers 16 heures et l'eau envahissait rapidement la chaufferie.

A 18 heures, les machines stoppèrent et à 21 heures les lumières s'éteignirent. Peu après, l'ordre fut donné de fermer les cloisons entre les machines et la chaufferie. L'espoir était perdu de remettre les machines en marche. Le bateau était en détresse et vers 1 heure le commandant lançait un S. O. S.

Dans l'obscurité, jusqu'au lever du jour, l'équipage et les volontaires avaient repris le transbordement de la cargaison et s'efforçaient aussi de conjurer l'envahissement des eaux.
Mais la tâche était trop lourde. Le « Lamoricière » donnait de la bande, toujours davantage, et quand survint le paquebot « Gouverneur-Général-Gueydon qui, sur le S. 0.S. du navire frère, avait quitté son port de refuge, le « Lamoricière » ne paraissait plus qu'une épave. Il était 9 heures.
Pendant plusieurs heures, le « Gouverneur-Général-Gueydon » se tint au plus près du navire en détresse pour tenter de lui lancer une haussière. La mer démontée et le vent ne permirent pas la réussite de cette manœuvre.

Dans le même temps, vers 11 heures, arrivaient sur les lieux un bâtiment de guerre et le paquebot « Gouverneur-Général-Chanzy ». Le commandant du « Lamoricière », estimant alors que la présence de trois navires donnait certaines chances au transbordement des passagers, donna l'ordre d'évacuation des femmes et des enfants.

Mais, loin de s'apaiser, la tempête dans cet instant, redoubla de furie. Les radeaux furent mis à l'eau et un certain nombre de personnes s'étant jetées dans les flots avec leurs ceintures de sauvetage purent s'y accrocher Cependant, le navire s'enfonçait encore et à 12 h. 40. il s'engloutit lentement par l'arrière, se retournant en un dernier mouvement.

Alors, pendant près de sept heures, se succédèrent des scènes tragiques; des vagues, hautes comme des collines, interdisaient de mettre à la mer aucune embarcation. Aussi, les trois navires sauveteurs avaient-ils laissé pendre, le long de leurs bords. tous leurs filins, cordes, échelles et filets.
Des naufragés, portés aux sommets des vagues sur des bouées ou des radeaux, étaient happés au passage au niveau du dernier pont. Mais beaucoup étaient repoussés par les lames. D'autres, à bout de forces, lâchaient le filin qui les hissait.

Le sauvetage se poursuivit jusqu'à la tombée de la nuit.

DEUX-CENT-QUATRE-VINGT-DIX DISPARUS

Les recherches effectuées les 10 et 11 janvier, par 3 bâtiments de guerre et 2 remorqueurs de sauvetage, dans la zone du « Lamoricière », sont restées vaines. Aucun nouveau sauvetage n'a été opéré. La mer est toujours très grosse et il faut malheureusement abandonner l'espoir de voir diminuer la liste des victimes, qui se monte à 290 environ.

SANS NOUVELLES DU VAPEUR « JUMIEGES »

Le « Lamoricière ne sera peut-être pas la seule victime de la tempête, d'une rare violence, qui a sévi en Méditerranée. Le vapeur français « Jumièges », de la compagnie Worms, se rendant de Toulon en Afrique du Nord, a fait un signal de détresse le 7 janvier à 23 heures et n'a plus, depuis donné de ses nouvelles.

Les bâtiments de guerre et de commerce, présents dans la région, assistés d'aviation, ont exploré sans résultat la zone signalée. Il semble bien que le bâtiment doive être considéré comme perdu corps et biens.

DEUIL NATIONAL DANS LA MARINE

L'amiral de la flotte, ministre secrétaire d'Etat à la Marine, a décidé que tous les bâtiments de guerre et de commerce présents en Méditerranée mettront, en signe de deuil national, leurs pavillons en berne, le jour prochain où des services religieux seront célébrés simultanément à Marseille et Alger, à la mémoire de ceux qui ont péri en mer.


"Sur les flots de la Méditerranée immense
Avec rapidité le Lamoricière s'avance
La mer assaille en vain son gabarit géant
Son étrave d'acier fend le flot impuissant"


Un service funèbre pour les victimes de la catastrophe du "Lamoricière" et du "Jumièges" à Marseille. (La Croix, 17 janvier 1942)

Jeudi matin a été célébrée à Marseille une messe pour le repos des âmes des victimes de la catastrophe du Lamoricière et du Jumièges. Une affluence considérable, telle qu'on en vit rarement, était réunie sous les voûtes de la cathédrale. La nef et le chœur avaient reçu une très sobre décoration quelques tentures noires et argent sur les piliers; aux tribunes, deux pavillons, celui de la Compagnie Générale Transatlantique et celui de la Compagnie Worms; dans le chœur le pavillon pontifical, puis le drapeau national.

A droite et à gauche du catafalque, des fusiliers marins, des agents du service général à bord et des inscrits formaient la haie.

L'amiral Auphan, venu de Vichy, représentait l'amiral de la flotte Uarlau. Auprès de lui avaient pris place les plus hautes personnalités marseillaises M. Max Bonnafous, préfet régional, le général Decamp, commandant la 15e division militaire, le docteur Bouyala,chef régional de la Légion, l'amiral Moreau, commandant la marine et le front de mer, M. Lacombe, préfet délégué, M. Henri Ripert, président du Conseil municipal, les conseillers nationaux Ponsard et Fraissinet. M. Coquet, directeur du cabinet du préfet régional, M.Chopin, secrétaire général de la préfecture, M. Emile Régis, président de la Chambra de commerce, M. Prax, président départemental du Secours national,etc. Le Corps consulaire était aussi largement représenté.

M. Cangardel, directeur de la Compagnie Générale Transatlantique, accompagné du haut personnel et d'une importante délégation, était présent.
La Compagnie Worms, armateur du « Jumièges », était représentée, en l'absence de M.Worms, par son secrétaire général, M. Denis, et une importante délégation.

S. Exe. Mgr Delay, évêque de Marseille, avait tenu à présider le service funèbre. Ses vicaires généraux l'accompagnaient. Au cours de la cérémonie, la Schola des Séminaires se fit entendre.

L'ALLOCUTION DE MGR DELAY

Quand l'office funèbre tut terminé, Mgr Delay prononça une allocution qui devait arracher des larmes aux familles des victimes et impressionner profondément l'assistance.Ayant tout d'abord salué le représentant officiel du gouvernement et les hautes personnalités présentes, Mgr Delay a déclaré :

« Il serait trop cruel de refaire le récit de ces tragédies. Du premier navire on ne saura jamais plus rien. Perdu corps et biens, dira l'histoire.
Du second, nous connaissons l'âpre lutte contre les éléments déchaînés, qui, après de longues heures d'une résistance acharnée, devaient le vaincre, et cela sous les yeux des bâtiments venus à son secours, mais que la tempête rendait impuissants. Près de 300morts de tous les âges, de toute races, de toutes les conditions.
Du commandant au dernier des chauffeurs, des hautes personnalités aux plus petits enfants, vers tous va notre ardente, notre fraternelle pitié. Elle va aussi, très fervente, à toutes les familles en deuil.

 Mais un autre sentiment se mêle à notre douleur celui de l'admiration pour tous les actes de courage et d'héroïsme dont ce sombre drame a été l'occasion. Qui dira l'énergie dépensée au cours des tragiques heures de lutte, le sang-froid des chefs, la résistance de l'équipage, la résignation courageuse des passagers, le volontaire sacrifice du commandant refusant de quitter le bord? Preuve nouvelle de l'admirable fidélité de la marine française à ses splendides traditions.

Pour secourir les victimes du Lamoricière et du Jumièges
(La Croix du 3 février 1942)

Marseille. Le Comité de secours aux naufragés et aux familles des naufragés du Lamoricière et du Jumièges, créé à Marseille, le 22 janvier, sous les auspices du Secours national et de l'Association pour le développement des Œuvres sociales de la Marine, a déjà reçu des Compagnies de navigation et de nombreux donateurs une somme de près de cinq cent mille francs, qu'il a déjà commencé à répartir.

Mais le public et toutes les familles des victimes, en particulier dans la zone occupée, ayant pu ne pas être informées par l'avis paru dans la presse, le Comité rappelle que toutes les demandes de secours, ainsi que les dons, doivent être adressés au président de ce comité, c'est-à-dire au président de l'Association pour le développement des Œuvres sociales de la Marine, 41, rue Sainte-Pauline, à Marseille.



Des anecdotes sur nos navires, les noms de leurs marraines, des photos ? N'hésitez pas à compléter cet article.





 



Haut de page