Aidez-nous à compléter la longue liste des curés de Jumièges.

Simon Durand,  attesté en 1520. En 1525. il est dit que les prêtres de la paroisse créèrent une association sacerdotale en l'honneur du saint-sacrement, ceci pour contrecarrer les idées protestantes qui se répandaient alors.

R. Bertin, 1533.

Jean Dupuis, 1548.

Nicolas Dupuis, 1553

Pierre D'Anneville, 1558

Me Nicolas Dupuis & Guillaume Lucas, 1575. 

Nicolas Jourdain, 1558.

Charles de Quincarnon, 1592. D'une famille noble de Normandie. En1615, le prieur claustral de l'abbaye était dom Jean de Quincarnon, qui blasonnait : d'argent à 3 trèfles de sinople 2 et 1.

Nicolas Aubert, 1622.

Jacques de la Brosse, 1639, 1665.

Michel Boutard (1642-1682) fut prêtre et vicaire à Jumièges.

Maître Jean Mauger, 1643.

Michel Viel, 1681, 1710. Né à Jumièges.  


Au XIXe siècle, quelqu'un a dressé la liste des desservants de l'église Saint-Valentin depuis 1520 en leur attribuant un numéro d'ordre. Elle complète nos propres recherches mais reste à affiner.
En 1690,  les religieux obtinrent une sentence des requêtes à Rouen, portant injonction au sieur Viel, curé de Saint-Valentin de Jumièges, d'aller avec la procession de sa paroisse prendre les religieux dans l'église de l'abbaye, de les accompagner au lieu de la station les jours de Saint-Marc et des Rogations, et de ne les quitter qu'après les prières finies dans leur église, suivant l'usage ordinaire.

François Gilles, attesté en 1714, il fut inhumé le 14 mai 1733 dans le choeur, au dessus du lutrin. Il avait 55 ans.

Noël Louis Declan. 1733. Cité par Grossetête dans un acte de baptème du 2 septembre 1749 comme ancien curé de Jumièges.

Jumiau, 1734.

Ferrant, vicaire en 1735, prêtre avec paraphe jusqu'au  18 mars 1736.

Poisson, vicaire.

Guillaume Grossetête. 1735. Premier acte 22 mars 1736. Dernier acte le 20 février 1748. Inhumé le 4 mars 1748 dans l'église de Jumièges par le curé de Montigny en présence de Pierre Renouvel, de Jean Louvet, curé du Mesnil, de Jacques Cauvin, desservant d'Yainville.

Pouchin, desservant d'Heurteauville en 1746 dessert Jumièges jusqu'en juin 1748.

Jean-Pierre Grenier, Nommé le 5 juin 1748. Dès janvier 1773, est à la fois curé de Jumièges et d'Yville. Son successeur, Adam, est encore vicaire desservant d'Heurteauville. Texte retrouvé dans les registres paroissiaux :

Le 5 juin 1748, M. Jean-Pierre Grenier, curé de Jumièges, natif de Pont-de-l'Arche, prit possession.
Il était cy-devant titulaire des chapelles d'Yville-sur-Seine où il fut dix huit hans et fut nommé à la cure de Mauny en 1734 par M. le marquis d'Estampes.
Le sieur curé, sur les représentations qu'il fit aux religieux, il fit retirer les balustrades qui étaient autour du chœur, semblables à celles de derrière le grand autel, il fit retirer une grande croix et y fit placer celle qui y est présentement, soutenue par les décors de fer qui pèsent cent quatre vingt livres.
Le père Fautdemer, prieur alors de l'abbaye aida à cette décoration, il donna un louis de vingt-quatre livres.
Le sieur curé fit acheter par les trésoriers les six chandeliers qui sont sur le grand autel, il fit aussi acheter une croix argentée, le tout au dépens du trésor. Dans le même temps, il fit raccommoder deux chasubles, l'une blanche, l'autre rouge et raccommoder trois chapes noires, fit relier les dieu missels et fit avoir du linge à sacristie où il y en avoit très peu. Dans le même temps, il fit placer une image de sainte Clotilde qu'il eut à Rouen et fit faire le devant d'autel de la chapelle de sainte Clotilde et celui aussi de la chapelle de saint Adrien.
M. le cardinal de Tararre, archevêque de Rouen, permi au sieur curé de Jumièges de faire la translation des reliques de saint Valentin le 21 juillet, c'est à dire le dimanche le plus proche du 21 de ce même mois.
En 1760, le 4 de mars, M. Grenier fut nommé à la cure du Mesnil et en prit possession dans le même mois. Les trésoriers ont donné en 1760 deux chapes neuves, rouges et blanches, qui ont coûté 50 livres.
En 1761, les trésoriers ont donné un tapis d'autel a coûté 10 livres. En 1762, Nicolas Poisson et les trésoriers ont donné une chasuble par fleurs (?) avec une écharpe argentée, le tout a coûté 130 livres.
Le 20 février 1762, le révérend père dom Louis Charlemagne Fontaine, prieur de l'abbaye de Jumièges, grand vicaire de Mgr le prince de Lorraine, abbé de Jumièges, a nommé M. Grenier, curé de Jumièges, à la cure de Cotteverand, doyenné de Cailly et en a pris possession.
Lorsque M. Grenier, curé de Jumièges, vint en 1748, il trouva le presbytère en fort mauvais état, il dit que le sommier (linteau) de la salle était totalement creux... (on comprend que l'on en fit un nouveau)  et les propriétaires dans le même temps firent faire la muraille du côté jardin.
Le dit curé fit faire les fenêtres de la petite chambre à ses dépens, la porte du jardin, les croisées de la cuisine et faire paver la salle en totalité qui était cy devant en plastre et en très mauvais état, il fit aussi couvrir la grand porte déserte telle qu'elle est, l'ayant trouvée auparavant couverte avec du mortier qui pourrissoit les petits sommiers.

Jean Baptiste François Adam : né le 21 mars 1738, tonsuré le 15 octobre 1757, ordonné prêtre à Rouen le 27 mars 1762. D'abord nommé le 31 mars 1773 vicaire de Grenier qui résigna aussitôt en sa faveur, il signe son premier acte en qualité de curé de Jumièges le 15 mai 1773. Il vivait au presbytère avec sa sœur et on lui reproche d'avoir refusé l'abbaye pour église paroissiale, ce qui aurait engendré sa destruction. Sans doute exagéré. Adam figure au tableau des pensionnaires ecclésiastiques du 19 pluviôse an 4 ; il perçoit une pension trimestrielle de 250 francs. Nommé à nouveau curé de Jumièges le 27 août 1804.
Il mourut en fonction le 9 novembre 1811 en sa maison de Jumièges à 11h du matin. Son beau-frère, Pierre Boutard, cultivateur de 62 ans, vint déclarer le décès en mairie en compagnie de Jacques Charles Leprévost, 44 ans, charpentier, voisin du défunt.

Jean-Pierre-Honoré-Augustin Burel, 1802-1804. La tradition veut que le maire de Jumièges ait fait passer pour mort l'abbé Adam. On lui désigna donc un successeur jusqu'à ce qu'il réintègre officiellement ses fonctions en 1804.

Carpentier 1812.

Testu. 1813

Jean Philippe Provost, 1824. Né le 6 juin 1793 au Sablon, à Jumièges. Son père était charpentier et clerc. Les deux témoins civils de sa naissance furent Noël Augustin Philippe Marchand, 50 ans, cousin et Catherine Rose Nobert, 33 ans, sœur de sa mère, Elisabeth Nobert.
Vicaire de Saint-François d'Assises, au Havre, en 1817, curé d'Yville en 1818, nommé curé de Jumièges le 5 mars 1824. En 1860, il publie une Vie et miracles de saint Valentin, membre de la société française d’archéologie.
Il retrouva un document intitulé "Vestures et professions" de la communauté gémétique relié en parchemin qui renseigne sur les rites de l'ordre de Saint-Benoit, à Jumièges, de 1670 à 1715. L'abbé Prévost était propriétaire de la maison qui lui servait de presbytère. Ce qui ne l'empêchait pas de toucher une indemnité de logement de 300F. Il est mort  en fonction le 12 août 1874, à 81 ans. Deux cousins virent déclarer son décès en mairie : Pierre Isidore Prévost, rentier, 72 ans, de Thibouville et Jean Félix Clouet, instituteur, 42 ans, d'Harcourt. Il laissa après lui une fondation en faveur de l'église de Jumièges contre des messes basses.

Léon Arthur Trouplin, 1875. Né le 8 décembre 1836 à Caudebec-en-Caux. Son père, Sothène, était marchand boucher et s'était marié à Berstot, dans l'Eure, avec Marie Anne Lécuyer. Il avait huit frères et sœurs. Desservant de Touffreville-la-Cable, nommé à jumièges le 18 mars 1875. Trouplin bénéficiait de 250F de supplément de traitement de la part de la municipalité qui versait aussi 300F au propriétaire de la maison occupée par le curé. Il fut en désaccord profond avec les confréries.

Auguste Eugène Houlière. 1876. Né à Yvetot le 12 juin 1839, ordonné en 1863, professeur au petit séminaire, il est nommé à Jumièges le 21 décembre 1876 ù il eut affaire aux turbulentes confréries. En 1879, il demanda des subventions à la société des Antiquaires pour la réfection de l'église. A la suite d'un conflit entre la commune et la fabrique, il fut déplacé en 1881. On le retrouve curé de Graville-Sainte-Honorine en 1883 puis de Flamanville en 1892. En 1894, il est l'aumônier des Dames des Sacrés-Coeurs d'Yvetot. Il meurt dans cette fonction le 9 octobre 1905.

Il signa la seconde préface des poèmes de l'abbé Houlière, son cousin qui fut un temps curé d'Yainville. Les paroissiens firent une pétition pour s'opposer à son changement.

Gustave Pierre Baray. 1882. Né le 3 août 1841. Nommé à Jumièges le 22 avril 1882. Il souscrivit en 1884 à l'érection d'un monument au cardinal de Bonnechose. Le 27 avril 1885, il a déterré deux anciens bénitiers de l'abbaye, et s'est empressé de les réintégrer dans l'église paroissiale.Ce sont deux grandes cuves en pierre fort anciennes et de dimensions considérables. Nommé à Saint-Vincent-de-Paul du Havre où il fut installé le 27 septembre 1885. 

Jacques Marie Lequy. 1885. Né le 26 décembre 1845 à Sedan, ordonné le 17 juillet 1870. Il fut vicaire de Bertreville en 70 et de Sasstetot-le-Mauconduit en 1871, curé de Sassetot-le-Mal-Gardé en 76, nommé le 1er octobre 1885 à Jumièges, il y meurt le 9 avril 1916. Le curé doyen de Duclair, Guéroult, prononça l'éloge funèbre. Sur sa tombe, Rousée, notaire et gendre du maire de Jumièges assassiné six ans plus tôt, retraça la vie de l'abbé Lequy.

Sosthène-Albert Levacher. (1917-1920). Curé de Smermesnil, nommé à Houppeville en 1913, à Jumièges en mars 1917. Il fut ensuite curé de Saint-Jean-du-Cardonnay en juin 1920. En 1925, il est nommé professeur à l'école Saint-Georges-de-Roncherolles de Bolbec, en 1927 curé de Crasville-la-Roquefort.

Joseph-Albert Groult. (1921-1931). Il était vicaire de Saint-Paul à Rouen quand il fut nommé à Jumièges.

 Le bulletin religieux : 29 AVRIL-2 MAI 1926. Triduum pour Jubilé précédant bénédiction d'une statue de sainte Thérèse. Antique et vaste église splendidement fleurie et remplie chaque soir d'une foule visiblement saisie. Le missionnaire, M. l'abbé Boivin, raconte la vie de sainte Thérèse, son enfance et sa première communion ; sa vie religieuse, sa petite vole et en tire de très pratiques applications.
Pluie de roses : rombreux retours à Dieu. Clôture triomphale. M. l'abbé Grout, très ému de ces sourires de la petite sainte à sa paroisse, dit sa joie débordante et remercie les fidèles - plus de mille -, les artistes qui ont chanté, les prêtres présents, dont le vénéré Doyen de Duclair, M. le Supérieur de l'Institution Saint-Romain et le cher missionnaire. E. T.

En 1929, il servait aussi au Trait où il installa l'abbé Auzou le dimanche 15 avril. Ce qui fut fait sous la présidence de l'abbé Haquet, doyen de Duclair. On faisait appel à ses talents à l'harmonium. C'est notamment le cas le 11 décembre 1927 à Heurteauville lors d'une bénédiction de la statue de sainte Thérèse. En 1931, il célébra la messe des funérailles de Mme Eric Lepel-Cointet, propriétaire de l'abbaye, en l'église Saint-Pierre de Chaillot, à Paris, Lefrançois représentant le conseil municipal. L'inhumation eut lieu ensuite au Père Lachaise. L'abbé Groult fut le dernier prêtre à bénir du feu de la Saint-Jean à l'occasion de la procession du Loup Vert. Il recueillit la démission des quatre derniers charitons et tenta de reconstituer la confrérie. En vain. L'abbé Groult partit pour Valmont où il remplaça l'abbé Bucaille, démissionnaire pour raisons de santé.

Abbé Aphone-Marius Debris. (1931-1938).  Né à Vattetot-sur-Mer le 23 février 1879, ordonné le 23 juillet 1905, il fut nommé vicaire à Boisguillaume en 1905, curé d'Ernemont-la-Villette en 1906, curé d'Etainhus en 1908, curé de Jumièges en 1931. 

Jumiégeois à Lourdes en 1933. La personne marquée d'une croix sur la photo est Simone Nicolle. Elle avait 19 ans. Sa mère Joséphine Gueudry, dite Marthe, s'est mariée en première noce à Jumièges en 1913 avec Joseph Nicolle, mort pour la France en 1915 à Tahure. Elle s'est remariée dans les années 1920 avec le boulanger de Jumièges, Bégin. De nouveau veuve au début des années 1930 elle s'est remariée une troisième fois avec Séraphin Duparc, figure de Jumièges, qui lui était charron.

Mars 1935 : Jumièges. Bénédiction d'un Calvaire XVe s. restauré, - A 15 h. 30. Vêpres, Complies, Sermon. Salut solennel. Offic. : M. l'abbé Falaise, ch. h., curé-doyen de St- Valery-en-Caux; Préd. : M. l'abbé Thoumire, curé de Barentin. Procession au Calvaire, qui sera bénit par M. le Curé-doyen de Duclair. Chants par la Chorale des Philippins.

L'abbé Debris est décédé le 3 janvier 1938.

Abbé Charles Coupel. (1938-1964). Ordonné en 1924, vicaire de Déville-lès-Rouen puis curé de Hodeng-Hodenger en 1930. En 1934, il est nommé prêtre auxiliaire à Saint-Vincent de Rouen où, en 1937, ont lieu les funérailles de son père André. Nommé à Jumièges en 1938. Son frère Gustave, curé doyen de la Sainte-Trinité de Fécamp mourut au presbytère de Jumièges en 1939. Termina son sacerdoce à Jumièges et se retira à Saint-Valery-en-Caux où il est mort dans les année 60.

Abbé Luc Leblond, 12 juillet 1964, venant d'Ouville-la-Rivière. (photo ci-contre lors des communions de 1971 à Yainville).

Abbé Marchand

Abbé Sodde

Abbé Meybeck (1991)

Bernard Hück. Né le 19 avril 1950 à Rouen. Ordonné le 27 juin 1976 en la cathédrale de Rouen, il est nommé vicaire à Sotteville-lès-Rouen et aumônier du lycée des Bruyères en 1976, curé de Bouville en 1986, de Saint-Saëns en 1995, de la paroisse Saint-Philibert de Duclair - Boucles de Seine en 1999, et de la paroisse Saint-Joseph de Malaunay - Le Houlme en 2009. Après une année de repos, il est nommé aumônier de la communauté des Béatitudes aux Essarts à Grand-Couronne en 2012. Il fut également prêtre animateur des Jeunes chrétiens en monde rural de 1986 à 1999, et aumônier des Scouts de France de 1986 à 1995. Bernard Hück est décédé le 12 mars 2013 à la Maison diocésaine des Essarts à Grand-Couronne. Ses obsèques ont été célébrées le lundi 18 mars 2013, à 14h30, en l’église de Duclair.

Abbé Lejeune (13 septembre 2009)

Annexe

Curés nés à Jumièges

Etienne-Guillaume Thirel, né à Jumièges,  le 2 mars 1806, ordonné prêtre à Evreux en juin 1835, a exercé les fonctions de curé successivement à Touffreville, à Bourg-Beaudoin, à Bémécourt, à Caugé, à Saint-Paul-de-Fourques, à Saint-Denis-des-Monts et à Barquet où il est mort dans sa 76e année.

Duquesne ( Pierre-Valentin), né à Jumiéges le 6 novembre 1808, ordonné le 9 août 1835, a été nommé curé de Butot, doyenné de Pavilly, le 27 août 1835, puis curé de Varneville, doyenné d'Auffay,  le 4 janvier 1837. Il décéda le 11 janvier 1876 après trente-neuf ans de 

Les curés d'Heurteuville

Edouard Paul Gille, né à Bolbec le 10 janvier 1811, ordonné prêtre en 1849 et nommé successivement à Heurteauville, La Haye, St-Aignan et Menthieville, mort en 1873.

Jean-Baptiste-Léon Bénet, né à Ste-Colombe le 23 juin 1824, ordonné le 16 mars 1850 et nommé aussitôt à Heurteauville. Il part pour Auberville-la-Manuel en 1856 puis Saint-Gilles-de-la-Neuville en 1864 et meurt en 1883, retiré pour raison de santé depuis trois ans.

Augustin-Justin Dieu, nommé curé d'Heurteauville en 1856, part pour St-Vaast-du-Val en 1861, Clasville en 1872, Penly en 1876 et enfin Guilmécourt en 1886. Il y meurt en1891.

Marical, nommé en 1859.

Guillaume Adoph Anthime Caumont. Né à Epretot le 29 août 1828, ordonné le 18 décembre 1852, nommé vicaire dYébleron en 1853, curé d'Heurteauville en 1865, curé d'Auzouville-L'Esneval en 1883, de Sorquainville en 76, de Saint-Aubin-sur-Mer en 85...

Alexendre Boulenger, Né le 23 janvier 1824 à Saint-Léger-du-Bourg-Denis, ordonné le 23 décembre 1854, curé de Rebets la même année, d'Esteville en 1862, de Freneuse en 1866, arrive à Heurteauville en 1873. Le presbyère était en construction en 1874 et reçut la visite du cardinal.

Arthur Lejeune, vicaire de Boisguillaume, est nommé curé d'Yainville et d'Heurteauville en 1880.

Paul-Eugène Masson, né à Ancourteville, le 7 juin 1861, ordonné le 20 décembre 1884 et ordonné vicaire à Notre-Dame-de-Bondeville, curé d'Heurteauville en 1889, il part pour les Authieux en 1896. Démissionnaire pour raison de santé en 1931, il se retira à Bonsecours où il mourut le 27 janvier 1935.

Joseph Dupré : curé d'Heurteauville jusqu'en 1905. Sous son ministère, en 1891, fut construite une sacristie. Part pour Beaurepaire où il permute avec Brocard.

Hyppolite-Emile Brocard, né à Villy-le-Bas le 30 août 1854, ordonné le 28 décembre 1878 et nommé vicaire de St-Valery-en-Caux. 1883 : vicaire de Doudeville, 1890 : curé de Criquiers, 1896 : curé d'Esclavelles, 1900 : curé de Beaurepaire, 1905 : curé d'Heurteauville. Mort le 12 mars 1918.

Avant la révolution française, MM. les religieux et M. le curé prévenaient à l'avance les paysans du jour où ils dîmeraient. Cette perception en nature avait lieu en plein air, dans les champs. Les premiers prélevaient la treizième gerbe ; le second le treizième boisseau, car il avait uniquement la verte dîme sur les fruits, tels que poires, pommes, etc. La cure de Jumièges était évaluée, dîme et casuel compris, à 1200 ou 1500 livres ; celle du Mesnil à 2000 ou 2500 livres ; celle d'Yville (à la nomination de M. de Gasville), à 4000 ou 5000 livres. Le curé d'Yainville recevait en tout une pension annuelle de MM. les religieux, ne s'élevant pas à plus de 300 livres.
La chapelle d'Heurteauville n'avait pas titre de succursale, pas de clocher et, comme on ne dîmait qu'en vertu de celui-ci, les ressources du desservant consistaient dans une rente de MM. les religieux et dans le revenu de 7 acres environ de prairies, qu'il récoltait lui-même et dont il envoyait les foins au marché de Caudebec.



Le clergé durant la Révolution

Duclair: Delanos, Andrieu
Jumièges: Adam, Daviron
Le Trait Lepeinteur, Hautot
Mesnil-sous-Jumièges: Le Faucheur
N.-D.-de-Varengeville: Barette, Quentin
Ste-Marguerite: Sallentin, Lendormy
ST-Paër (2e portion): Bahot
St-Pierre-de-Varengeville: Ouen
Vaurouy: Martin
Yainville: Lechanoine

 

Sources


 J 88, document numérisé par Josiane et Jean-Yves Marchand.
BMS de Jumièges.