Par Laurent Quevilly
Casimir Caumont est l'homme qui
arrêta
la destruction de l'abbaye
de Jumièges.
Maire du village, il eut aussi une carrière politique et
commerciale
à Rouen. Jusqu'ici, on n'avait de lui aucun portrait. Jusqu'ici...
Familier de l'abbaye de Jumièges, le peintre Eustache-Hyacinthe Langlois était là et, tel un reporter, réalisa une gouache de cet événement. Le duc est reçu par le frère aîné du propriétaire, Charles-Louis Elie-Lefèbvre, adjoint au maire de Rouen et dont les enfants, Charles et Flavie. Parmi la suite, on remarque le major Biard, le prince de Montmorency, le duc de Trévise, M. de Kergariou, préfet de la Seine-Inférieure, le colonel Oudinot, M. de Cazes, négociant rouennais, M. de Merval, directeur des contributions dirextes, Casimir Caumont, en uniforme de cavalier, enfin, assi, MM le comte Oudard et Le Caron père.
C'est
le seul portrait que nous ayons retrouvé à ce
jour de Casimir Caumont. Il a alors 36 ans. Nous savons qu'il existe
d'autres représentations du personnage, bien
sûr. Mais où ? Nous savons, par exemple, que
Dantan a
réalisé un buste du propriétaire des
ruines qui
trônait encore après sa mort dans le
musée
lapidaire, en 1852. Caumont est
décédé en tout cas avant
l'avènement de la photographie. Cette précieuse gouache fut conservée par la famille Elie-Lefèbvre et exposée lors d'une rétrospective consacrée à Langlois à Rouen en 1867. Georges Dubosc devait par la suite la reproduire dans son livre sur l'histoire du port de Rouen en 1921.
Documents numérisés aux archives départementales par Jean-Yves Marchand.
