Qui, dans la région, n'a pas eu un proche, employé aux ACSM ! Aujourd'hui, une association s'attache à la mémoire de cette grande entreprise humaine : Le Trait naval...


"Notre association est assez récente, explique son président, Serge Lepême. Nous sommes environ 40 personnes, tous sont pratiquement issus des chantiers du Trait.
"Nous disposons d'un fonds photographique que nous exposons lors des journées du Patrimoine ( en septembre ) aux dires des visiteurs ça semble apprécié.
"Nous sommes sans cesse à la recherche de documents, outillages et autres objets liés aux chantiers.
Par ailleurs nous nous intéressons également à la cité du Trait qui doit son développement antérieur aux chantiers."

Un peu d'histoire...


1916. Les Allemands occupent l'Est et le Nord de la France. Rouen est alors le premier port de France et la Seine devient l'axe majeur du ravitaillement du pays. Pour contrer la flotte ennemie, un nouveau chantier naval est construit au Trait. Il est confié à l'armateur Hypolite Worms.

De 1920 à 1972, les ACSM vont lancer 208 navires sophistiqués dont 38 pour l'Armée. C'est là, le 8 septembre 1964, que sera baptisé le Jules-Verne, premier méthanier jamais construit en France. Ce jour-là, pas moins de quatre ministres entourent le petit-fils de l'écrivain. Le chantier compte alors jusqu'à 2 500 ouvriers. Ils sont au sommet de leur savoir-faire. Et puis, en 1972, c'est la fermeture. Douloureuse...

Idée cadeau !..


Outre ses expos, sa quête de mémoire, l'association met le fruit de ses recherches à la disposition du grand public. Elle a numérisé l'intégralité du Journal du Trait. Un coffret de deux DVD est vendu au prix de 15€. Compter 4,50€ en sus pour frais d'envoi. 

Elle en a fait de même pour Le Calfat, journal interne au chantiers de 1946 à 1960 et vendu au même tarif.

Pour ma part, dans mon livre 14-18 dans le canton de Duclair, j'accorde une large part à la naissance des chantiers et la vie au Trait jusque dans les années 20. Mon père, Raphaël Quevilly, y fut apprenti dès ses 12 ans, de janvier 1920 à mars 1921, parmi l'équipe de rivetage. Il travaille ensuite un an à l'entreprise Jules Cornillot, de Barentin, puis c'est le retour au chantier, à l'atelier de traçage, de mars 22 à août 25. A cette date, il tente l'aventure aux chantiers navals Augustin-Normand du Havre. Puis à la Compagnie générale Transatlantique. En septembre 1926, il embarque comme soutier à bord du paquebot La Savoie, ce qui lui vaut de découvrir New York après que le navire ait été heurté en pleine mer par un cargo.
De juin 27 à octobre 28, troisième affectation aux chantiers du Trait, cette fois parmi l'équipe de charpente-fer. Bref, ce fut une longue histoire avant qu'il n'intègre la SHEE toute proche...

Laurent QUEVILLY.

 
Renseignements

Le Trait Naval d'Hier, Serge LEPEME. Tél : 02 35 37 06 05. Courriel : sergelepeme@orange.fr

Vos réactions


D'un internaute, août 2019 : J'ai participé à l'équipement froid de trente bateaux pour Cuba, fin des années 60 et début 70. En déplacement au trait pour une entreprise de Nantes,  sous-traitante pour la partie froid.  La fermeture du chantier était annoncée,  avec le cortège de mouvements sociaux qui vont avec. Je me souviens qu'une usine devait être implantée pour compenser  !? Qu'en a t il été. Qu'en est il aujourd'hui ?

Marcel Herment :
J'ai travaillé au chantier du Trait , atelier de  menuiserie de 1963 à 1972

TARDIF Robert : J'ai eu cette chance de travailler sur le "Jules VERNE". J'y ai installé les jauges de contrainte dans les cuves de méthane, mon chef d'équipe était alors Mr héricher et le chef d'atelier Mr BRETECHE,(maire du TRAIT) responsable de l'atelier"électricité-bord".
 J'ai eu l'honneur de faire les essais en mer de ce bateau avant qu'il ne soit remit à ses armateurs. Par contre je ne me souviens pas de vous. Etiez-vous à la construction de ce navire?, Si oui où?

Marcel Herment : Moi , je travaillais à cette époque du Jules Vernes à l'atelier de Menuiserie. Je travaillais avec Pierre Biville ( j'étais son matelot, comme on disait à l'époque).
J'avais un petit livret sur le Jules Vernes, qui nous avez été donné au lancement du bâteau.
Impossible de remettre la main dessus!!!

Patou : je recherche des photos de mon père ayant travaillé sur le chantier naval du trait très tôt chaudronnier soudeur tuyauteur
il s'appelait jean van de perre (fils de marcel delaplace mes grands parents résidaient  rue gallièni au trait. mon père marié résidait rue lyautey au trait. merci

Tony V. E. : I am a former service engineer of Wilton-Fijenoord, Schiedam, Hollande. Wiltons supplied the Doxford propulsion engines fot the Languedoc and the Artois. I am intersted in everything that concerns the contruction of both ships

picardJP :
Je suis le fils de Jean PICARD qui à travaillé à la construction du jules verne et a fait des essais en mer, je lui prépare pour une fête un petit "book" et je souhaiterais y inclure des plans et notes technique, de plus existe t-il un livre ou autre documents ?

Penet J. : j ai travaille au chantier de 1963 a1965 mon chef ete mr paul leriche un chef formidable maintenant agee de73 ans je suis pris de l amiante a ce moment la il a eu la constrution du stena monica et stena danica puis le methanier jules verne malheusement je n ai aucune preuve je travallais pour une societe en deplacement de st herblain si des personnes pouraient m aider a avoir un certificat prouvant ma presence a ces dates je le remercie

DC :
je lis quelques messages des anciens du trait... c'est émouvant.
Pour ma part je m' intéresse au sous marin de type daphné.
4 sous marins ont été livrés au pakistan et je lis que le  S132 Shushuk - lancé en 1970 aurait été fabriqué à la Ciotat... ne serait ce pas plutôt au trait ?
si qq uns pouvait me confirmer ou m infirmer cette information.

LEMIRE :
Je cherche des photos de mon père, Bernard Lemire, qui a travaillé au chantier naval du Trait dans les années 60. Il aménageait les cabines des bateaux en tant que menuisier. Par ailleurs, j'aimerai savoir en quelle année la première photographie de groupe visible sur votre site a été prise.
Merci beaucoup pour votre aide!

KARIM : Je suis interessé à des informations sur le car ferry ibn batouta construit en mars 1966 et lancé en juin ou juillet 1966 pour la compagnie marocaine Limadet ferry. Des photos et plans de la construction et lancement seraient bienvenues.
Au mois de juin je serai au Trait pour me renseigner. Oú est-ce que je pourrais avoir ces informations (un musée, une librairie, etc..) ? Merci

JEAN IVANEZ : je suis un ancien du chantier naval du Trait 1964/1972,section déplacement( toits flottants) et( châteaux d'eau métalliques),notre directeur Mr Madrange ,un très bon patron.dommage que se chantier est fermé cas il avait un savoir faire  .La bêtise humaine la fait fermée(Chaban  Delmas) et Pompidou). J’ai assisté au largage du JULES VERNE L8/09/64.Grasse à se chantier j'ai pu voyager, TUNISIE (LASQUIRA) ,GUYANE (KOUROU), SIERRA LEONE, ALLEMAGNE, LIBYE, TCHAD. Cordialement.

Yolande D : Je suis à l'écoute de toutes informations sur ma famille paternelle et surtout sur le frère de mon papa, Paul LEBOURGEOIS qui a travaillé aux chantiers du Trait, s'est marié au Trait ou d'ailleurs il avait une chambre au "Clos Fleuri" si je me souviens ce qu'il me disait.
Mon père avait un frère qui regrettait toujours parti à la place d'une autre, ce frère se prénommait Pierre et par un extrait du livre de livre de Paul Bonmartel, j'ai pu découvrir que Pierre était parti pour la Relève en décembre 1942 et aurait été libéré mais décédé pendant son transfert vers la France, mon père n'a jamais su ce qu'était devenu son frère et même qu'il ne savait pas que son frère était porté disparu d'après le monument devant l'Eglise du Trait comme "victime civile des bombardements du Trait".
Je n'ai pas pu prendre contact avec les anciens compagnons de la "Relève" pour savoir où était décédé mon oncle et mon père est disparu subitement en juillet 2007 sans que je puisse lui donner les informations.
Donc, si vous pouviez retrouver des informations, je pourrais être soulagée mentalement pour la famille LEBOURGEOIS dont je n'ai plus apparement encore en vie, mon frère étant décédé à 37 ans d'un accident en Pukhet en Thaillande (il travailait chez COFLEXIP), je ne sais même pas quand et où sont décédés mes grands-parents LEBOURGEOIS/BOYERE, la seule chose que je me rends compte par mes recherches généalogiques est que je porte le nom de LEBOURGEOIS mais qu'en réalité, cela s'avère impossible d'un homme Albert Auguste LEBOURGEOIS soit né en 1851 et une femme née BOYERE Angéline Marie née en 1884 aient pu avoir des enfants en 1916 pour mon parrain, 1923 pour mon mère et vers 1925 pour oncle Pierre. Albert Auguste était à la guerre en 14/18 et avait déjà 65 ans à la naissance de l'ainé des enfants !!