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Découvertes en 1986 et 1994 près du Haridon, les premières traces d'habitation humaine remontent à l'âge de bronze. Des objets de type monnaie, sépultures, vases confirment cette occupation à la période gauloise.

L'origine du nom Berville, du latin villa de Bero, nom d'origine germanique ou scandinave, laisse à penser une présence viking aux IXe et Xe siècles.


1212, le nom de la commune est celui que nous connaisons aujourd'hui :  Bervilla super secanam.

1185 : Guillaume des Authieux fait don de l'église de Berville au prieuré de Bonne-Nouvelle.  Un personnat dépendra du même prieuré. Les religieux de Saint-Antoine possèderont aussi des terres à Berville.
XIIIe siècle : Berville compte 70 feux, soit 350 habitants.

1464 : on ne compte plus que 24 familles après les ravages des Anglais.

1740 : importantes inondations. Une ancienne chapelle porte une marque à 1,10 m au dessus du seuil.

1791 : G. Demoy est curé à compter du 3 mai.

1792 : originaire de Berville, Jean-Jacques Poullain, vcicaire de Montigny, s'embarque le  4 septembre 1792 à Dieppe pour l'Angleterre.
La vigne fut cultivée à Berville qui comptait par ailleurs de nombreux pêcheurs. On y observait plusieurs îles, la Seine ayant pris son cours par trois bras différents "à travers desquels, dit un auteur ancien, passaient même les navires, quelque chargés qu'ils fussent." Ces îles disparurent avec les digues et talus entretenus par les habitants.

Principaux hameaux de jadis : Les Rives, Le Sablon.
1829 : mort de l'abbé Hays, le curé aux quatre clochers

Le samedi 12 septembre 1829, le Journal de Rouen relate ainsi la disparition de l'abbé Hays.

On nous mande de Berville que la mort vient d'enlever le respectable pasteur de cette commune, qui emporte les regrets de ses paroissiens et de tous ceux qui l'ont  connu.

Né à Déville, en 1764, M. Hays desservait depuis sa rentrée d'émigration, c'est-à-dire depuis vingt-six ans, les quatre communes d'Anneville, Berville, Bardouville et Ambourville. Doué d'un rare esprit de tolérance, non-seulement il prodiguait à ses paroissiens les secours spirituels, mais tout ce qu 'il possédait était employé à soulager leurs besoins temporels. II ne cherchait pas à s'immiscer dans les secrets des familles et cette réserve même lui avait acquis la confiance universelle ; jamais on n'entendit sortir de sa bouche que des paroles bienveillantes et il ne mettait aucune différence entre les ouailles confiées à sa direction.
Des fièvres cruelles, dont on n'a pu encore prévenir le retour périodique, désolent cet été le littoral de la Seine ; dans ces malheureuses circonstances, M. l'abbé Hays semblait se multiplier pour donner aux malades les soins les plus empressés ; mais il avait consulté son zèle plus que ses forces et il a succombé victime de son infatigable charité.
Toute la population des alentours s'est fait un pieux devoir d'accompagner à sa dernière demeure la dépouille mortelle de ce vénérable pasteur. Malgré l'importance des travaux de la campagne à cette époque de l'année, nul n'a manqué à cette touchante cérémonie.

L'éloge funèbre le plus digne de M. l'abbé Hays se trouvait dans toutes les bouches ; chacun priait Dieu de lui accorder un successeur qui lui ressemblât. Malheureusement, les rangs de ces vétérans du sacerdoce s'éclaircissent tous les jours, et les jeunes lévites qui prennent leur place sont souvent loin de posséder comme eux le zèle selon la science.

1836 : la confrérie de Berville s’affronte à celle d'Yville à l’occasion de l’enterrement du Vicomte de Croixmare. Après la levée du corps à l’église, la confrérie de Berville porte le cercueil jusqu’à la limite de la paroisse. Quand surgit celle d’Yville qui forme un barrage, bouscule, injurie, reste sourde aux discours d’apaisement, des deux curés et de la famille et force les porteurs à mettre cercueil à terre. Plainte de la famille Croixmare. Mgr de Croy dissout la charité le 4 février.

1841 : de grands travaux d'assèchement permettent de converrtir 150 hectares de marais en prairies.

1866, les trois-quarts des habitants sont agriculteurs avec 38 exploitations. Seules trois dépassent lese 50 hectares. On compte deux cafés, un épicier, un cordonnier, un maçon, deux vanniers, deux pêcheurs et un préposé au bac.

1868 : construction du clocher de l'église Notre Dame

1873 : inauguration du bac à vapeur.

1891 : construction de la mairie-école.

1900 : 305 habitants, Gilbert Fromager a recensé les activités de l'époque : Louis Angrand et Louis Cotelle sont pêcheurs, Augustin Laloyer, Auguste Gougeon, Charles et Louis Lhuissier et Aguste Renault vanniers, Pierre Lebourgeois fils cordonnier, Georges Rondelle tonnelier, Pierre Lebourgeois père batelier, Alfred Cassé capitaine de bac, Paul Vavasseur douanier, M. Morand plombier couvreur, Alfred Contremoulins, Stanislas Lebourg et Louis Mazor cafetiers.

1910 : grandes inondations dans les communes riveraines de la Seine.



Photo : Alain Guyomard

1934 :
  électrification de la commune

1944 : bombardements le 28 août.

1965 : réseau d'eau potable

1972 : Le passage d'eau à La Fontaine disparaît

2009 : PLU dans toute la presqu'île. Création du groupe scolaire François-Hulin. Le centre-bourg sera aménagé, des  ensembles résidentiels vont voir le jour.


2014 : l'économie locale repose surdeux  entreprises, cinq artisans, deux exploitations agricoles, un café-épicerie et un café au bac.

SOURCES
Bunet et Tougard, Géographie de la Seine-Inférieure.
Gilbert Fromager, le canton de Duclair.
Site de la commune de Berville