6 juillet 1913. Une famille de touristes anglais est seule à visiter les ruines de l'abbaye de Jumièges. Quand  elle est soudain la proie d'un phénomène totalement irrationnel. Plus d'un siècle après, nous avons mené l'enquête....



Fondée en 1882, la Society for Psychical Research est une association à but non lucratif toujours active. Son but : étudier d'un point de vue scientifique les phénomènes paranormaux. Elle a compté dans ses rangs d'éminents chercheurs et universitaires, dont un prix Nobel français de physiologie, Charles Richet ou encore l'astronome Camille Flamarion. Arthur Conan Doyle en fit également partie mais nous n'aurons pas besoin de Sherlock Holmes pour résoudre cette énigme...

En 1913, année des faits qui nous intéressent, le philosophe Henri Bergson en assurait la présidence. Ces faits, ils furent rapportés par le Journal de la Société dans son numéro de décembre 1915. En voici l'article...


HALLUCINATION COLLECTIVE


    Le cas suivant, qui semble être celui d'une hallucination collective, a été porté à notre attention par Mr E P. Larken, qui fut quelques années un associé de cette société. Mr Larken nous a écrit le 23 juillet de cette année pour nous informer qu'il avait reçu de Mlle Ernestine Anne un récit de son expérience en nous suggérant d'obtenir d'elle plus d'informations. Nous avons donc écrit à Mlle Anne qui nous a envoyé en réponse un compte-rendu détaillé de son expérience et les déclarations corroboratives des trois personnes qui l'ont partagée avec elle...

    Puisque l'expérience a eu lieu le 6 juillet 1913, les quatre déclarations que nous imprimons ci-dessous ont été faites environ deux ans après l'événement, mais Mlle Anne nous a également envoyé un court article écrit en septembre 1913, soit deux mois après l'événement....

Cela dit, le Journal préfère publier les lettres de 1915 dont la tournure est à ses yeux plus explicite.


Le 28 juillet 1915.

J'ai visité l'abbaye de Jumièges en ruines le premier dimanche de juillet 1913 [6 juillet]. J'étais accompagnée de mon père, de ma mère et de mon plus jeune frère. Nous arrivâmes aux ruines vers 15 heures et nous allâmes immédiatement inspecter l'imposante ruine de l'église monastique, appelée «l'église Notre Dame». C'est l'exemple le plus grand et le plus impressionnant de l'architecture ecclésiastique normande que j'aie jamais vue. Elle a été construite cruciforme et le "bras" droit de la croix rejoint une autre église beaucoup plus petite qui fut utilisée comme église paroissiale et porte le nom de "l'église Saint-Pierre." Les murs de cette dernière sont plus ou moins intacts, En revanche, seule subsiste la nef de l'église monastique et un petit nombre de pierres éparses marquent l'endroit où était jadis le chœur. Les arbres et les arbustes recouvrent l'endroit où se trouvait autrefois le presbytère.

Le plan sommaire des ruines reproduit par le Journal of the Society for Psychical Research.

Après avoir passé quelque temps dans les ruines de Notre-Dame, nous avons marché vers l'église St.-Pierre. Nous y étions depuis une dizaine de minutes, admirant cette exquise ruine gothique du XIVe siècle, et je m'éloignai alors à une courte distance de mes compagnons.

SOUDAIN !...

Soudain, j'ai pris conscience qu'un grand nombre de voix d'hommes semblaient provenir de l'espace ouvert sur notre gauche, là où les quelques pierres éparpillées marquaient l'endroit du chœur autrefois. Le chant était très doux ; l'air assez familier; Je me souviens m'être dit deux fois: "J'imagine cela ! J'imagine cela !" Et la musique a cessé de captiver mon attention quand j'ai entendu mon père s'exclamer: " Mais, les moines chantent ! "

Je n'ai plus entendu chanter après, cela avait duré quelques secondes. J'étais tellement frappée de l'étrangeté de la chose que je décidai de la garder pour moi jusqu'à ce que je sache si mes compagnons avaient éprouvé la même expérience. Il se trouve que c'était le cas et nous sommes convenus que les voix chantaient des "vêpres", c'est-à-dire qu'elles chantaient un psaume en latin. Nous avons essayé de penser à d'éventuelles explications «naturelles», mais l'église paroissiale actuelle est à un mille et demi de là. La concierge nous a dit d'ailleurs que si le son provenait de là, nous aurions dû l'entendre plus que quelques secondes. C'était une très belle journée et je ne me souviens pas qu'il y ait eu du vent. Nous avons passé environ une demi-heure de plus près des ruines sans rien entendre d'aussi extraordinaire. J'en ai écrit un compte rendu peu de temps après, ce qui m'a beaucoup aidé à me souvenir des faits.

Ernestine ANNE.


Nous avons également reçu, poursuit le Journal, les comptes-rendus corroboratifs suivants :

Burghwallis Hall, 
Askern, Nr Doncaster,

28 juillet 1915.


Un dimanche après-midi, vers le début du mois de juillet 1913, une partie d'entre nous partit de Rouen pour voir les ruines de l'ancienne abbaye bénédictine de Jumièges.
En arrivant à destination, nous trouvâmes le petit village environnant (et en fait toute la campagne) absolument désert, la population entière étant allée à une grande régate qui se tenait dans une ville au bord de la Seine à trois ou quatre milles.

Il n'y avait pas âme qui vive au-delà de la loge du concierge, à l'entrée des terrains où se trouvent les ruines. Nous nous sommes promenés un peu et sommes entrés dans ce qui aurait pu être le chœur de l'église aux jours heureux. A présent, il n'y avait plus que des murs nus avec le ciel bleu pour toit. Nous n'avons pas été là plusieurs secondes avant que je sois conscient du beau chant qui semblait venir de très près de l'endroit où nous nous trouvions et à peu près à mi-hauteur du mur noirci en ruines qui nous faisait face.
C'était comme une chorale chantant les psaumes aux vêpres dans une harmonie exquise et douce. Je pourrais presque distinguer les mots mêmes en latin. Je m'écriai : « Hullo, les moines chantent ! » Prenant cela naturellement, oubliant que je n'étais pas réellement dans une église, mais seulement debout parmi les ruines de ce qui en avait une été jadis. Puis quelqu'un d'autre dans notre groupe a dit quelque chose, et le chant s'est arrêté aussi doucement qu'il avait commencé. Immédiatement après, nous avons exploré les alentours, mais il n'y avait personne. Tout était désert et nous étions les seules personnes en cet endroit. Le chant, le temps qu'il a duré, était très supérieur à tout ce que j'ai jamais entendu dans une église, surtout en France.

Ernest ANNE.


28 juillet 1915.


C'était un dimanche de juillet 1913. Nous nous sommes rendus à Jumieges. C'était une belle journée d'été chaude et claire. Nous sommes allés dans les ruines de l'abbaye par l'entrée ouest, et sommes passés tout droit de la grande église de la nef au chœur, puis nous sommes allés dans les ruines de l'église paroissiale de Saint-Pierre, qui jouxte l'abbaye.

Nous étions tous les quatre debout à quelques pas l'un de l'autre, regardant la merveilleuse ruine. Quand j'entendis distinctement des voix d'hommes chanter dans le chœur. 
Quand je repense à cela, je peux les entendre encore, mélodieuses, chantant en harmonie, les différentes voix merveilleusement équilibrées et entraînées. Cela semblait en quelque sorte tout à fait naturel ; il ne m'était pas encore venu à l'esprit que c'était surnaturel. Je suis resté retenu ainsi quelques secondes. Les sons étaient juste ceux d'une chorale chantant sous un vaste toit voûté. Puis mon mari a dit: "Il y a des moines qui chantent !" (...)

J'ajouterai qu'aucun chant humain dans le voisinage n'aurait pu donner l'impression de ce que j'entendais, des harmonies au bout d'un plain-chant, chantées par un chœur bien équilibré, parfaitement entraîné et faisant écho à travers un vaste toit voûté.

Édith ANNE.



30 juillet 1915
.


    Ce fut un dimanche de juillet 1913 que je visitai les ruines de l'abbaye de Jumièges, avec ma mère, mon père et ma sœur. Nous sommes entrés dans les ruines par la porte ouest et avons remonté l'église en direction du chœur. En arrivant au sanctuaire, ou plutôt à son peu de vestiges, après avoir passé un peu de temps à regarder les ruines, nous avons traversé le mur sud pour pénétrer dans la plus petite église paroissiale de Saint-Pierre, à côté de l'église monastique.

    Nous avons quitté l'église paroissiale, après l'avoir examinée, par la porte ouest, et nous nous tenions à l'extérieur. Je me souviens que je regardais dans d'anciennes tombes qui s'étaient affaissées. Je me suis soudain rendu compte que l'on chantait, comme un chœur de moines. L'un de nous s'est exclamé: "Il y a des moines qui chantent !" Il n'y avait d'autres personnes dans les ruines ou sur les terrains que les membres de notre groupe. Il n'y avait aucune église de laquelle aurait pu provenir ces sons. Le chant ne dura qu'une trentaine de secondes ou une minute, et comme nous avons passé ensuite beaucoup de temps dans les ruines et leurs abords, nous aurions entendu des bruits ultérieurement s'il y en avait eu.

    E. Edward ANNE.

Surprenante encyclopédie...

Il est évident, estime le Journal de la Société, "que l'interprétation qui doit être donnée à l'expérience dépend de la question de savoir si un chant, tel qu'il a été entendu, a vraisemblablement eu lieu à une distance suffisamment courte pour être audible. L'heure du jour à laquelle l'expérience s'est produite — 15h30. un dimanche — favorise plutôt cette hypothèse, puisque c'est une heure vraisemblable pour le chant des Vêpres. Mais nous devons encore considérer par qui l'office a pu être chanté, et où.

En ce qui concerne l'actuelle église paroissiale de Jumièges, Mlle Anne déclare, sur l'autorité de la concierge des ruines, qu'elle se trouve à près d'un mille, distance à laquelle on ne peut guère supposer qu'un chant soit audible, surtout un jour où il n'y avait pas de vent pour porter le son.

On dit, cependant, dans La Grande Encyclopédie (publiée en 1887) que "la salle capitulaire" et divers autres bâtiments accessoires à Jumièges sont encore presque intacts et que "une communauté de moines bénédictins a récemment acquis tous ces bâtiments dans le but d'y rétablir une abbaye. "
En réponse à une demande d'information sur la question de savoir s'il a été vérifié qu'aucuns moines n'était en résidence à Jumièges en juillet 1913, Mlle Anne écrit :


Là, c'est nous qui hallucinons ! La très sérieuse encyclopédie dirigée par Henri Lamirault de 1886 à 1903 prétend que les anciens bâtiments conventuels ont été rachetés par les Bénédictins alors que Mme Lepel-Cointet en restait la seule propriétaire. Nos encyclopédistes ont manifestement confondu Jumièges avec l'abbaye de Saint-Wandrille...

12 novembre 1915.


La concierge de Jumièges n'a assurément rien dit sur l'existence d'une communauté bénédictine à Jumièges et je pense qu'elle l'aurait fait, si cela avait été le cas, lorsque nous avons interrogée. Elle a dit que tout l'endroit appartenait aux personnes qui possèdent le château construit avec les pierres des ruines. (NDLR : c'est faux. Le palais abbatial a été édifié en 1671, soit plus d'un siècle avant la destruction de l'abbaye).

Je pense qu'il n'y a pas de communauté bénédictine là-bas. Comme tous les moines bénédictins français que je connais sont partis de France il y a dix ans (...) s'il y avait eu une communauté à Jumièges, ils seraient aussi partis.


Pour le Journal de la Société, le fait que les sons aient été entendus par les quatre membres du groupe est une raison suffisante pour supposer qu'ils n'étaient en rien hallucinatoires, mais avaient une cause physique. "Si l'un de nos membres avait  des informations selon lesquelles des moines résidaient à l'abbaye de Jumieges en juillet 1913 ou s'il y a dans le voisinage immédiat de l'abbaye un édifice ecclésiastique où il est susceptible de chanter, nous lui serions obligé de nous les communiquer."

Cent ans après...

Qui était la concierge dont nous parlent les Anne. M. Détienne, le fameux guide de l'abbaye, a justement pris ses fonctions en 1913. Dans ses souvenirs confiés à Edmond Spalikowski, il ne fait du reste aucune allusion à un événement de la sorte. Il peut donc s'agir de son épouse ou de sa belle-mère, Mme Dubuc. Alors, y avait-il une communauté de Bénédictins à Jumièges en 1913 ? Bien-sûr que non ! Pas plus qu'en 1887 car ils n'ont jamais racheté les ruines. En revanche, des religieuses de Torfou qui jusqu'en 1902, avaient tenu à Jumièges une école maternelle étaient toujours présentes chez la propriétaire de l'abbaye, Mme Lepel-Cointet. Elles y tenaient une "maison des œuvres". Mais là, on nous parle d'un chœur d'hommes. Il aurait fallu que nos bonnes sœurs aient la voix bien grave. Ou qu'elles aient donné quelques tours de manivelle à un gramophone pour écouter leur 78 tours favori...

L'affaire du chœur fantôme de Jumièges a traversé le siècle. S.M. Kingsford, en 1996, l'évoque dans un ouvrage intitulé Psychical research for the plain man. En 2000, le Journal de la Société, qui existe toujours et compte une vingtaine de membres, est revenu une fois encore sur le sujet. De même que Melvyn Willin, en 2012 dans son livre Music, Witchcraft and the Paranormal.

Plus près de nous, Chris Woodyard, notamment auteur de Haunted Ohio series, apporte un éclairage fort intéressant sur les Anne : "Ils étaient récemment revenus dans leur manoir ancestral, Burghwallis Hall, près de Doncaster, qui avait été la maison du Vénérable John Anne, un martyr de la Réforme anglaise. Le manoir avait une cachette de prêtre et une porte menait à une chapelle perdue..."
Edith Anne avait été chanteuse lyrique puis avait écrit des nouvelles sous un nom de plume. Dans Forgotten Shrines de Dom Bede Camm, ajoute Chris Woodyard, elle est citée quant à l'histoire de cette maison et de la longue lignée des Anne." Elle imagine comment le Vénérable martyr a célébré la messe dans sa chapelle cachée en utilisant les vêtements et le missel que la famille possède encore. Quelque chose dans le ton et les remarques de Mme Anne suggère un amour du mystique. Folie à quatre ? Qui a été le premier à remarquer la chorale invisible ?" interroge Chris Woodyard qui lance aussi ces bouteilles à la mer : "Autres explications, théories ? Des observations de moines fantomatiques à Jumièges ? "

La clef (de sol) de l'énigme

Certes, au XIXe siècle, certains Jumiégeois ont pu penser que les ruines de l'abbaye étaient hantées. Mais l'explication à ce mystère, si l'on se fie à la lettre au récit des Anne, est sans doute plus prosaïque. Voire franchement burlesque. Car nous avons retrouvé cet article dans le Journal de Rouen du 8 juillet 1913 :


JUMIEGES. — Fête patronale Saint-Pierre.
La fête annuelle qui avait été retardée par suite d'une fête importante organisée dans un pays voisin n'en a pas moins obtenu un franc succès. La municipalité, en dehors du programme qu'elle avait élaboré, s'était assuré le concours de la fanfare de Duclair. Cette phalange musicale a fait son entrée dans la localité, vers trois heures, en jouant différents pas redoublés...."


Le premier dimanche de juillet, nous sommes arrivés aux ruines "vers trois heures" nous disent les Anne. Le premier dimanche de juillet, la fanfare de Duclair a fait son entrée dans le bourg "vers trois heures" nous dit le Journal de Rouen. Ainsi les sons "parfaitement entraînés" entendus par cette famille étaient les flonflons d'une clique. Et si nos quatre visiteurs étaient restés plus longtemps, ils auraient entendu la formation de M. Pellerin donner un concert de quatre à cinq heures sur la place de la mairie. Ils auraient vu une charmante jeune fille remettre un bouquet au maestro. Puis assisté au départ des courses vélocipédiques donné par M. Lefèbre. Oui, s'ils étaient restés plus longtemps, il auraient aperçu le maire remettre, à six heures, les récompenses des divers jeux organisés dans la journée. Ils auraient même pu danser à sept heures lors du grand bal public et enfin assister à 10 heures, face à l'abbaye, au grand feu d'artifice. Mais non, ils ont entendu des voix...

Quel crédit accorder au témoignage des Anne qui nous parlent d'un bourg déserté ? Or la fête de Jumièges du 6 juillet, précise encore le Journal de Rouen s'est tenue "sur les places publiques en face les ruines de l'ancienne et célèbre abbaye."

Le prétendu chœur des moines de Jumièges ?...

Et si...


Et si les Anne s'étaient trompés tout bêtement de date ! Ernestine a pourtant consigné ces faits par écrit dès le mois de septembre suivant. Rappelons-nous des propos de chacun d'entre eux. Ernestine Anne, auteur du compte-rendu à chaud : "J'ai visité l'abbaye de Jumièges en ruines le premier dimanche de juillet 1913."  Ernest Anne : "Un dimanche après-midi, vers le début du mois de juillet 1913..."  Édith Anne : "C'était un dimanche de juillet 1913."  Enfin Edward Anne : "Ce fut un dimanche de juillet 1913 que je visitai les ruines de l'abbaye de Jumièges..."
Seulement, les Anne nous disent que le bourg de Jumièges était vide, le jour de leur venue, à cause d'une régate qui se disputait dans une ville voisine. Un détail qu'ils ne peuvent avoir inventé. Or, les régates de Duclair ont effectivement eu lieu. Mais le dimanche 29 juin 1913.
Ils se seraient donc trompés. Tous les quatre ! Décidément, les Anne manquent de crédibilité. Lorsque vous assistez à un tel événement et que vous le notez scrupuleusement, lorsque vous vous sentez autorisé à en faire une communiation dans une revue scientifique, la moindre des choses est de se souvenir de sa date et de l'heure exactes, non ? Mais bon, admettons...

Le mot de la fin


Une dernière information tranchera ce débat sur les dates et la véracité de ce phénomène paranormal. En 2016, dans une interview accordée à Claire Hilton, William Charlton, descendant de la famille, parle ainsi d'Ernestine Anne, surnommée Missie, principale perceptrice des hallucinations auditives :
" Manquant d'éducation, Missie a eu une vie variée, notamment en essayant de vivre comme une nonne bénédictine. Missie a également souffert d'une mauvaise santé mentale, étant sujette à des dépressions profondes nécessitant parfois un traitement psychiatrique. Sa famille l'a soutenue face aux tabous culturels envers la maladie mentale..."  On notera que Burghwallis Hall, le manoir des Anne, fut, en 1934, le cadre d'apparitions fantomatiques sur fond de boîtes à musiques. La famille disposait manifestement d'un abonnement.
Ernestine est décédée en 1985, emportant son secret dans la tombe. Mais est-il aussi impénétrable quand on connaît la personnalité de Missie.

Laurent QUEVILLY.


Source : Improving Psychiatric Care for Older People: Barbara Robb’s Campaign 1965-1975. Par Claire Hilton