13 juin 1954 ! Date à marquer d'une pierre blanche. Ce dimanche-là, dans les ruines de l'abbaye de Jumièges, on célébra une messe en grande pompe. Il n'y avait pas eu depuis deux siècles. Evocation d'une résurrection...

Qui en eut l'idée ? Georges Lanfry nous dit-on. 654-1954, on voulut marquer le XIIIe centenaire de l'abbaye de Jumièges par un congrès scientifique de grande ampleur. Mais comment accueillir tant de congressistes à Jumièges ! Alors, ce fut à Rouen que se déroulèrent ces trois jours de travaux. 

Havrais, René Coty, alors président de la République, accepta tout naturellement la présidence d'honneur du congrès. Quant à la Société française d'archéologie, elle le plaça volontiers sous son patronage. L'organisation en fut confiée à la commission départementale des antiquités de la Seine-Inférieure. Eh oui, ce n'est qu'en 1955 que le département prit le nom de Seine-Maritime.

Dès le jeudi matin, les premiers congressistes furent accueillis à Rouen par Marcel Aubert, membre de l'Institut, qui présidait ces travaux. Les communications furent données simultanément dans trois salles de l'hôtel de ville tandis que se tenait au musée des Beauxt-Arts une grande exposition rassemblant foule d'objets ayant trait à l'abbaye. Une rétrospective préparée par Robert Flavigny et Elisabeth Chirol.

L'exposition

Les objets présentés provenaient de différents musées, lieux d'archives et collections particulières, comme celle de Lanfry ou de la famille Lepel-Cointet, les de Bonvouloir, les de Goutel.... Quelques exemples donnent à rêver. Du musée de Lillebonne vient un dessin à la plume et mine de plomb de Jean-Jacques Bellel représentant le moulin de l'abbaye en 1836. Du même : un dessin des rives de la Seine à Yainville. On retrouve nombre d'œuvres de Langlois et de sa fille, des illustrateurs du Voyage romantique dans l'ancienne France, des peintres classiques, contemporains. Nombre de photographies aussi représentant les Lepel-Cointet, notamment de Mme Eric jeune, puis en fin de vie, d'elle encore en compagnie de son époux ou seule dans son salon de l'abbatiale. A noter qu'en 2016 la famille a fait don d'un dossier aux archives de la Seine-Maritime.

Le congrès "off"



Chaque soir, dans la cour du Palais de Justice, ont lieu des représentations théâtrales. Rouen était en fête mais aussi les alentours. Le vendredi soir, à Boscherville, le comité normand du récital d'orgue donna un concert de Marcel Dupré avec les concours des chorales d'Amiens et de Caen.

Arriva le dimanche 13 juin. A notre connaissance, la dernière messe célébrée à l'abbaye  à l'aube de 1793 par l'abbé Adam, curé de la paroisse, à l'occasion du départ des volontaires vers nos frontières. Ils avaient cantonné là six mois. Ce jour-là, Nicolas-David Foutrel fit résonner les orgues et tout le carillon de l'abbaye fut mis à contribution. Et voilà donc que deux siècles plus tard, une messe est donnée dans les ruines. Laissons Jehan Le Pôvremoyne nous en faire le compte-rendu.

La messe pontificale


"Lorsque Dom Gabriel Gontard, abbé de Saint-Wandrille, fit son entrée solennelle, ce matin du Dimanche 13 juin 1954 dans l'Abbaye de Jumièges, il portait pour crosse le Tau d'ivoire sculpté du XIIe siècle que conserve le Musée des Antiquités de Rouen : c'était le bâton pastoral des abbés de Jumièges. Cela ne paraît être qu'un détail dans l'ensemble grandiose des cérémonies qui auront marqué les fêtes du XIIIe centenaire de la fondation de l'abbaye normande. Et pourta,t, ce point d'histoire est suggestif. Il symbolise la pérennité d'une fonction, qui, dans ce coin de Normandie, dans le cadre sauvage et magnifique des boucles de la Seine, a conduit au VIIe siècle, sous le règne de Clovis II et de la reine Bathilde, un référendaire de la cour de Dagobert, Dadon, devenu évêque de Rouen sous le nom de saint Ouen à protéger la fondation des deux célèbres monastères: Fontenelle, près de Caudebec, par Wandrille, et Jumièges par Philibert.

Alors que l'abbé de Fontenelle, abbaye vivante, entrait dans Jumièges, abbaye morte, sept reliquaires le précédaient dans l'imposante procession de moniales, de clercs, de moines, d'abbés et d'évêques, qui le conduisait vers le sanctuaire en présence du successeur même de Saint-Ouen, Son Excellence Monseigneur Martin, Archevêque de Rouen, Primat de Normandie. Ces reliquaires porté par de jeunes étudiants du petit séminaire de Rouen étaient ceux des "saints de Jumièges" : sainte Bathilde, donatrice des terres, saint Wandrille, saint Aycadre, deuxième abbé, saint Hugues, second fondateur de Jumièges, saint Saëns, moine de Jumièges, sainte Austreberthe, abbesse de Pavilly, saint Valentin enfin dont Jumièges possédait les reliques.

Sur un petit autel dressé à l'endroit même où pouvait se trouver jadis l'autel matutinal, les reliques de Saint-Ouen, dans leur lourde châsse gothique, attendaient l'étonnant cortège au terme duquel, portée sur les épaules de quatre moines du Bec en coulle blanche, apparut la châsse cloutée en cuivre jaune et rouge, conçue pour la circonstance, où reposait le Chef de Saint Philibert, venu tout exprès de Tournus.

Dans le recueillement le plus complet avaient d'abord retenti, retransmises par une toute moderne sonorisation, les cloches de Saint-Pierre de Rome. Leur envol apaisé, ce fut seul, impressionnant en sa lointaine gravité, le bourdon de Saint-Ouen de Rouen qui sonna... Car le bourdon aujourd'hui suspendu dans la somptueuse tour de l'abbaye royale n'est autre que celui de Jumièges où, pendant des siècles, il rythma l'ordonnance de la vie monastique.

L'office pontifical célébré par le Révérendissime Père abbé de Saint-Wandrille pouvait bien évoquer dans sa splendeur, à neuf siècle de distance, la consécration de cette église Notre-Dame par Maurille, archevêque de Rouen, en présence de Guillaume le Conquérant. Mais il évoquait aussi les plus hautes heures de gloire de notre passé normand : entre la consécration de Notre-Dame de Jumièges (1067) et celle de Notre-Dame de Rouen (1663) tient la conquête de l'Angleterre. Et, remontant plus loin encore, c'était à travers les fastes qu'exigeait l'évocation de ces treize siècles d'histoire, l'épopée française — épiscopale et monastique – du VIIe siècle qui resurgissait..

Imaginez, au maître-autel, le célébrant en ses habits pontifiaux entourés de ses diacres d'honneur, assisté d'un diacre, d'un sous-diacre, et de ses chapelains ; au fond à droite, dans la seule chapelle rayonnante qui subsiste du chœur gothique du XIIIe siècle, sur un trône de siège Mgt Martin, archevêque de Rouen, en cappa magna ; devant lui, en contre-bas, Mgr Blanchet, recteur de l'Institut catholique de Paris, Mgr Lemonnier, auxiliaire de l'archevêque de Rouen, les Révérendissimes pères dom Demazure, abbé de Kergonan, dom Grammont, abbé du Bec-Helloin, dom Boissière, abbe de Mondaye, les chanoines du chapitre, les moines, noirs ou blancs, bénédictins de Fontenelle, olivétains du Bec.

Imaginez les chants d'un chœur de moines, renforcés par les Séminaires, sous la direction de dom Hesbert, à l'orgue (un orgue électrostatique) le maître Jules Lambert, dont les harmonies se diffusaient bien au delà des ruines et des frondaisons où s'effarouchaient auteur de leurs nids des vols de noires corneilles.

Imaginez, dans la nef romano-normande du XIe siècle, dans les bas-côtés, dans les autres parties des ruines, dans les tribunes naturelles formées par les pentes herbues qui enclosent l'abside béante de Jumièges, une foule de plusieurs milliers de fidèles aux premiers rangs de laquelle on reconnaissait M. Jean Mayrey, préfet de la Seine-Inférieure.

Imaginez aussi – vrai miracle ! – au cœur de cette matinée venteuse et pluvieuse des derniers jours d'un printemps mouillé, une bruine de trois minutes soudainement arrêtée et, tandis que le Credo montait par delà les murailles démantelées, le soleil... un soleil radieux que voilera, la cérémonie achevée, une pluie dilluvienne...

Ce sera pour tous ceux qui ont assisté à cette fonction, admirable dans sa dignité et sa sobriété monastique, une vision qu'ils n'oublieront jamais.

Car Jumièges aura, après treize siècle emportés par la fuite du temps, fait apparaître dans l'impérissable beauté de ses ruines son âme immortelle." 

Après la cérémonie...

Ainsi Jehan Le Povremoyne résuma-t-il cette matinée. Mais il y eut aussi la visite des ruines, l'inauguration du musée lapidaire en début d'après midi. Dans le palais abbatial, il a été agence par MM Julien, architecte en chef des Monuments historiques et Taralon, inspecteur général. C'est André Marie, ministre de l'Education nationale, qui coupe le ruban. Perchet, le directeur des Beaux-Arts, en fait la présentation. Toutes ces pierres ont été recueillies par Caumont pour la famille Lepel-Cointet.

Le dimanche soir eut lieu à Saint-Ouen une dernière fête religieuse où l'on promena les châsses de saint Ouen et Philibert.

"...Et puis les chants se sont tus dira Georges Lanfry, cette résurrection. d'un jour avait pris fin. Jumièges redevint ce qu'elle était la veille: des ruines baignées de silence ... A quelques rares privilégiés, il a pourtant été donné certain soir de ce même mois de juin de voir se prolonger leur illusion..." (Lire ci-dessous la rêverie de Lanfry).

"Cette illusion, ce rêve prolongé, ce certain soir, je les ai connus, dira l'abbé Grégoire en 1994, quand, réunis sur la terrasse de l'ancien logis abbatial, nous pouvions par une belle soirée contempler l'arc triomphal et les tours se détachant à contre-jour sur le fond bleuté des coteaux boisés de la forêt de Brotonne. La brume du soir montant de la Seine commençait à envelopper les ruines. De petites corneilles noires (les oiseaux qu'aimait saint Benoît) tournoyaient encore, avant d'aller se nicher pour la nuit au creux des vieilles pierres.  

"Pour nous, cet instant privilégié allait bien au-delà de la simple contemplation de ce Haut Lieu chargé de spiritualité. Il s'enrichissait des images incertaines que l'imagination recrée à sa fantaisie; images nourries par tout ce que la mémoire garde de souvenirs, par tout ce que les artistes de l'époque romantique avaient déjà voulu exprimer au travers des dessins d'Evariste Fragonard, d'Horace Vernet, d'Elisabeth Turner ou de Cotman.


  La rêverie de Georges Lanfry...

La nuit était venue ; dans l'antique abbatiale, les ombres qu'animait le clair de lune commençaient à défiler en procession, quand, soudain, la voix des moines se fit entendre. Souple, mélodieuse, douce et bien rythmée, elle semblait venir de la haute tribune au-dessus du porche ; elle déroulait dans la vieille nef et dans tout l'édifice, les mélismes recueillis, harmonieux, des chants sacrés. Sous l'empris de l'émotion, on n'en pouvait douter : c'était bien l'abbaye vivante qui à nouveau emplissait l'abbatiale morte de ses prières liturgiques, auxquelles il devenait facile de s'unir. L'accompagnement discret des orgues baignait la psalmodie, soutenait les voix pénétrantes du chœur imaginaire groupé silencieusement pour l'Office.

Les yeux grands ouverts dans l'ombre épaissie, il semblait que ce bercement des ondes allait s'accompagner du défilé fluctuant des moines encapuchonnés, en marche vers ce chœur qui n'a plus pour pavement que l'herbe, et pour vaisseau que le ciel.

Il n'est donc pas si difficile d'animer à nouveau ces lieux pétris de foi, que l'oubli ou la malveillance des hommes ont réduits au sommeil et à la quasi destruction.
Sera-t-il nécessaire pour qu'on le tente d'attendre un nouveau centenaire ?

G. Lanfry

"L'émotion ressentie, Georges Lanfry aurait voulu la partager et la communiquer aux autres, retenir le visiteur pressé, prolonger d'un instant l'intérêt qu'avaient pu éveiller en lui ces ruines livrées au vent et aux bourrasques, ainsi que les vestiges sauvés du pillage rassemblés autour du gisant des Enervés et de la dalle noire du tombeau de la belle Agnès. Pièces rares, témoins du prestigieux passé de la grande Abbaye. Afin de retenir celui qui ne fait que passer, il rêvait à l'aménagement d'un lieu d'accueil et de détente proche des salles affectées au Petit Musée.

"Ce projet ne put aboutir à la suite des malheurs advenus au bâtiment, victime d'un incendie qui devait en ravager les étages", conclut l'abbé Grégoire.

Les souvenirs du congrès

Qu'allait-il rester du congrès. Dom Hesbert rassembla, en deux tomes de 500 pages chacun, 106 communications dont 52 émanent d'ecclésiastiques érudits et 16 de savants étrangers, pour beaucoup britanniques. Georges Lanfry signa la préface de ces deux livres édités avec le concours du CNRS ainsi que deux articles. Quant à l'exposition, elle fut ouverte au public deux mois durant et donna lieu à un catalogue conçu par Hubert Guillet, "Jumièges, vie et survie d'une abbaye normande" dont le contenu est évoqué plus haut.

Parmi les orateurs, l'abbé Maurice, encouragé parle président Aubert, eut pour projet de publier l'année suivante "Bataille autour d'une abbatiale", un pamphlet de 200 pages visant notamment à réhabiliter l'abbé Adam, curé de Jumièges à la Révolution et les habitants de la commune, souvent accusés à tort d'avoir refusé l'abbaye pour église paroissiale et précipité ainsi sa perte. Faute de souscriptions suffisantes, le projet ne vit jamais le jour.

Mais on émit aussi ce fameux 13 juin des timbres signés René Cottet ainsi que des enveloppes premier jour. De nombreuses cartes postales furent rédigées ce jour-là avec timbre et cachet. 

Annexe
Critique du livre, Revue des Sciences religieuses.

Jumièges. Congrès scientifique du XIIIe centenaire (Rouen, 10-12 juin 1954), deux vol., gr. in-8°, XIII + 1070 pages, Rouen, impr. Lecerf, 1955.

Ces deux volumes renferment les 106 communications présentées par des savants de tous pays au congrès réuni à Rouen, en juin 1954, pour fêter le XIIIe centenaire de l'abbay de Jumièges. Les titres de ces travaux, dans la table des matières, occupent près de six pages. Il m'est donc impossible de les reproduire ici, quelque regret que j'en aie.

Dans le premier volume, Histoire, les mémoires sont classés selon les sous-titres suivants : Histoire de Jumièges ; Possessions de Jumièges ; Relations monastiques ; Jumièges, la Seine et la mer ; Jumièges et l'Angleterre ; Rayonnement de Junuèges ; Sources, sciences auxiliaires. Dans le second, sont groupées les communications concernant l'Archéologie et la Vie à Jumièges {Vie intellectuelle, scientifique et artistique ; Vie monastique ; Vie liturgique).

Ce classement a été opéré par Dom R. J. Hesbert, qui s'est imposé le soin de revoir toutes les épreuves, d'unifier les modes de références et l'orthographe des noms propres traduits du latin, d'introduire des notes renvoyant d'un travail à un autre et enfin de dresser de très utiles tables (p. 1001-1065), qui permettent de trouver immédiatement le renseignement cherché : Table alphabétique des noms des lieux et de personnes, Table des manuscrits cités, Table des plans, cartes et planches, Table des matières.

Ainsi ordonnés, ces 106 chapitres nous offrent en substance une véritable histoire de la grande abbaye normande, bien que Dom R. J. Hesbert se défende, au nom de ses collaborateurs et au sien, d'en avoir eu l'ambition. Le lecteur, lorsqu'il est parvenu aux dernières pages, a bien l'impression d'être devenu un familier du monastère et d'avoir assisté aux principales vicissitudes de sa longue existence.

L'abbaye de Jumièges naquit, dans une boucle de la Seine, d'une donation faite par Clovis II et sa femme sainte Bathilde, vers l'année 654. Le soin de l'organiser fut confié à Philibert, alors abbé de Rebais et ami de l'évêque de Rouen, Dadon (saint Ouen), qui venait lui aussi de Rebais. Elle prospéra rapidement, bien que l'abbé fondateur, en dissentiment politique avec l'évêque, ait été obligé de la quitter vers 676. Philibert, d'abord emprisonné à Rouen, se) réfugia à Poitiers, d'où il alla fonder un nouveau monastère, Noirmoutier, dans une île du littoral. On le revit cependant h Jumièges (683), mais il retourna à Noirmoutier pour y finir ses jours (v. 685). Ses tribulations n'étaient pas terminées. Fuyant devant les incursions normandes, les moines de Noirmoutier emportèrent ses restes (836), qui séjournèrent d'abord à Saint-Philbert de Grand-Lieu et, après d'autres pérégrinations, trouvèrent une sépulture définitive à Tournus vers l'an 940.

L'abbaye de Jumièges avait elle aussi été victime des Normands. Détruite en 841, elle ne se releva de ses ruines que vers 940. Sai vie ne fut plus interrompue avant la dispersion finale (1790). Mais le régime de la com- mende produisit ici comme ailleurs ses effets néfastes. L'abbaye comptait 16 moines en 1790, contre 900 à la fin du VIIe siècle. Devenus biens nationaux, puis vendus aux enchères, les bâtiments furent progressivement détruits de 1802 à 1824. Lorsque le vandalisme s'arrêta, les murs de l'abbatiale restaient seuls debout, tels que nous les voyons encore. De nombreux fragments de sculpture, des débris du cloître avaient traversé la Manche. Les livres échappèrent en grande partie au désastre et forment aujourd'hui le fonds le plus précieux de la bibliothèque de Rouen.

Grâce à eux, la vie spirituelle et intellectuelle de l'abbaye, à partir surtout du xie siècle, se découvre à nous. Dans les deux volumes du Congrès, des érudits compétents ont classé et étudié les nombreux manuscrits qui furent aux mains de générations de moines. Canonistes, liturgistes, musicologues devront connaître ces importants mémoires. Los archéologues trouveront aussi leur bien dans les minutieuses études consacrées à l'église abbatiale et au cloître. Et aussi, d'une manière générale, les médiévistes et les historiens des institutions. Souvent, à propos d'un fait ou d'un événement concret, le lecteur verra s'ouvrir des perspectives inattendues sur l'histoire religieuse, intellectuelle ou économique d'une des provinces de Prance qui ont le plus riche passé.

J'ajoute que par la perfection de la typographie, par les nombreuses cartes et planches (67), les deux volumes plairont aux lecteurs qui aiment les beaux livres. 

Michel ANDRIEU.