C'était la plus florissante de toutes celles de Normandie. Depuis le moyen-âge, la bibliothèque de Jumièges avait grande réputation. Puis elle connut un certain déclin. A la Révolution, l’inventaire de ses ouvrages imprimés s’avéra plutôt décevant. Visite, inventaire. Et enquête...

Où se trouvait la bibliothèque ?

Depuis le XIVe siècle, elle régnait au dessus du vestibule, entre le cloître et l'église Saint-Pierre. Nous en avons une idée grâce à la société archéologique de France qui visita les ruines le 28 juillet 1859 : « Au sud de la nef s'étendait autrefois le cloître, aujourd'hui complètement détruit ; il communiquait à l'est avec le chapitre, également en ruines, à l'ouest avec la bibliothèque. Le mur ouest de celle-ci présente encore trois curieuses ouvertures romanes, dont deux sont en plein-ceintre, tandis que celle du milieu offre la particularité assez singulière de se terminer par une arcature trilobée, décorée en dents de scie, et qui encadre une tête barbue dont le style paraît incontestablement antérieur à la fin du XIIe. Siècle. »


Située d'abord face au porche, elle se déplaça à l'extrême droite de cette première ligne de bâtiments

En 1664, notre bibliothèque déménagea pour un bâtiment spécialement construit à cet effet à l'entrée du monastère. Là, catalogués, rangés avec soin sur des rayons neufs, les livres et les manuscrits restèrent encore plus d'un siècle dans de bonnes conditions de conservation. En voici une description datée de 1760.

Sa description

« Ce nouveau logement, beaucoup plus spacieux et plus dégagé que l'ancien, qu'on avait été forcé d'abandonner parce qu'il n'était pas susceptible d'accroissement, est un des plus curieux et des plus riches monuments de la province, non seulement pour le vaisseau, mais pour le nombre et la valeur des livres qu'il renferme. Sa longueur est de 100 pieds ; sa largeur de 30 pieds 10 pouces en dedans, non compris le cabinet, et sa hauteur de 15 pieds 3 pouces.

Une des principales beautés de cet édifice est d'être bien percé. Dix croisées, chacune de 9 pieds 6 pouces de hauteur sur 10 pouces de large, règnent aux deux côtés et lui donnent une très grande clarté. Le pavé est de pierre de Caen et le plafond de bois de sapin. Deux grandes tablettes, à sept branches et hautes de douze pieds, occupent les extrémités de ce vaisseau dans toute sa largeur et même dans une partie de sa longeur. Neuf autres tablettes de même hauteur et larges seulement de 10 pieds 6 pouces remplissent l'espace d'entre les croisées et ont également sept rangées de livres, sans y comprendre les pupitres de huit ou neuf pouces disposés entre la troisième et quatrième planche pour la commodité des lecteurs.

Quant au fond de la bibliothèque, il n'excédait pas alors le nombre de 600 volumes manuscrits et les livres imprimés étaient presque aussi en petite quantité. Dom de Marsolles l'augmenta considérablement de son temps. Quelques-uns de ses successeurs ont marché sur ses traces et l'ont enrichi de plusieurs milliers de volumes. Mais celui qui l'a le plus augmenté et qui a le plus témoigné d'affection et de goût pour les bonnes lettres est Dom Louis Charlemagne Fontaine qui y a mis onze ans plus tard plus 3.000 volumes, tant in folio qu'in quatro et in douze, en sorte qu'aujourd'hui la bibliothèque est fournie de près de 1.000 livres imprimés en toutes sortes de langues, mais, d'un autre côté, elle a perdu près de 200 volumes manuscrits. »

Le premier inventaire

Le premier inventaire qui nous soit connu date de 1655. Écoutons frère Benetot :

« Je resteray encore quinze jours à Jumièges, où je suis pour renger les livres de la bibliothèque et en dresser le catalogue. Si j'avois plus de temps, je le fairais pareillement des manuscrits, qui en ont grand besoing, n'y en ayant aucun de bien fait, mais je ne crois pas qu'on m'en donne le loisir. Aprez ce travail, je retourne à Fescamp pour autres quinze jours, et de là où l'obéissance m'apellera.

F. MAUR BENETOT
A Jumièges, le 17 de juin 1655. »

L'année suivante, Benetot revint inventorier les manuscrits et nous laissa un catalogue. Près de la moitié des manuscrits réalisés à Jumièges date du XIIIe siècle. C'est donc l'âge d'or du scriptorium. La bibliothèque municipale de Rouen en conserve 400. Certains datent d'avant la conquête de l'Angleterre. Citons...

Haymon d'Auxerre, Commentaire sur les épîtres de saint Paul. 1025-1050.
Deux vies de saints, l'une de 1050-1075, l'autre de la fin du XIe comme tous les ouvrages qui suivent : Vie de saint Aycadre, abbé de Jumièges, une Bible de 1080, Saint Grégoire, Moralia in Job (livres XVII-XXII), Saint Anselme, Traités divers, Saint Ambroise. Traités divers, Les Évangiles, Abingdon, entre 1084 et 1097.

Mais nous ne nous intéresserons ici qu'aux ouvrages imprimés. Ils étaient à la disposition de la communauté et chaque moine avait semble-t-il sa bibliothèque particulière dans ses appartements. Le dernier bibliothécaire de Jumièges, le plus marquant aussi, est le tonitruant Dom Outin.

Le 28 février 1791, Pierre-Michel Lescuyer, qui sera bientôt le premier acquéreur et pour finir le destructeur de l'abbaye, demanda d'abord à s'occuper des biens nationaux dans le District de Caudebec. « Ou au moins à Jumièges », plaide-t-il. Le 13 mars suivant, il fut autorisé à ramasser les rentes dues en compagnie du « citoyen Quevilly ».

Qui est ce Quevilly ? Dans les derniers comptes de l'abbaye de Jumièges, il apparaît avec le titre de Monsieur aux côtés de Monsieur Baptiste. Manifestement un homme de confiance. Un feudiste, chargé de la gestion des biens et spécialiste en droit féodal.


La Révolution s'en empare

Du 16 pluviose. Par commission du Département, nous sommes partis, mon collègue et moi ; nous avons fait un voyage à Jumièges. Une superbe bibliothèque, un grand tableau placé dans le réfectoire et quelques morceaux d'histoire naturelle nous ont occupés pendant quatre jours consécutifs du travail le plus assidu et un jour pour le retour. Cinq jours.  Tous les objets provenant de Jumièges ont été remis au district d'Yvetot, suivant le décret de la Convention nationale. 
Le vingt six avril mil sept cent quatre vingt treize, l’an 2e de la République française, nous, administrateurs et procureur syndic du District de Caudebec, en conformité d’une lettre du Directoire du Département dattée du… nous sommes transportés à la ci-devant abbaye de Jumièges pour y prendre la note des manuscrits et des livres les plus rares et les plus précieux ainsi que des tableaux laissés dans cette abbaye.

Parvenus à la porte de la bibliothèque avec la municipalité qui nous a toujours accompagnéss durant le cours de nos opérations, nous y avons trouvé les scellées entiers et sans aucune altération. Le maire les ayants levés en notre présence, nous sommes entrés dans ladite bibliothèque, composée de plusieurs tablettes toutes remplies de volumes de différents formats. Après les avoir examinés l’une après l’autre avec l’exactitude la plus scrupuleuse, nous n’avons touvé que les ouvrages suivant qui nous ont paru être de prix et mériter être conservés avec soin.

Savoir

Les œuvres d’Ovide en trois volumes in folio.
Commentaire d’Horace par Chabot.
Trois volumes de Virgile in f°
Les tragédies de Séneque commentées et mises en vers par Erasme, Gerard et autres in f°.
Traité de mathématiques en quatre volumes info.
Plusieurs traités de physique, mathématiques, géométrie, astrologie in f°.
Les œuvres de Cadan, médecin et philosophe en dix volumes in f°.
Un atlas in f°.
Un traité de géographie in f°
La cosmographie universelle par Sebastien Munster, 2 vol. in f°.
L’enciclopédie en 31 volumes in f°.
Le dictionnaire de Bayle en 3 vol. in f°.
Les œuvres de Gassendi en 6 vol. in f°.
Histoire de l’Angleterre par Rupin Thoiras en 6 vol. in f°.
Histoire de l’Académie des belles lettres en 10 vo. in 4°.
Histoire universelle par M Sethon en 16 vol. in 4°.
Abrégé de l’histoire de France par Meserai, trois volumes in 4°.
Les œuvres d’Aristote en trois volumes in f°.
La vie d’Aristote en deux vol in f°.
Histoire de Rome et de France par Scipion Duplix en 2 vol. in f°.
Les œuvres de Senéque en 1 vol in f°.
Les œuvres de Platon en 1 vol. in f°.
Mémoire de Sully en 2 vol . in f°.
Histoire de Paris par Felibien en 5 vol. in f°.
Bibliothèque historique de la France par Jacques Lelong en un vol. in f°.
Histoire de Bretagne par Mauricen en 2 vol.  in f°.
Histoire de Bourgogne par un religieux bénédictin en 3 vol. in fol°.
Histoire de Languedoc par deux religieux bénédictins en 5 vol. in folio.
Histoire de Normandie par Gabriel Dumoulin 1.vol in f°.
Les chroniques annales de France par François de Bellefort, un vol in f°.
Histoire du Portugal, de Naples, 1 vol in f°
Ambassade du cardinal Duperron 1 vol.. in f°
Histoire de Constantinople en 2 vol. in folio.
Les monuments de la Monarchie française par Bernard de Mont-Faucon en 5 vol. in folio.
Histoire des troubles de France par Davila, deux vol in folio.
Histoire littéraire de la France par des religieux bénédictins, en 12 vol. 1 et 5me manquent.
Histoire romaine de Coeffeteau, un volume in folio
Tite-Live 1 v. in f° et traite 1 vol in f°.
Histoire des auteurs ecclésiastiques en 23 volumes in 4°.
Musée italien par le père Mabillon 2 vol. in 4°
La France chrétienne en 12 vol. l’onzième manquant.
Histoire des papes, 2. Vol.
Œuvres de Berville par Bourguoin un vol in f°
Œuvres de Bossuet en 12 vol. in 4°
Les mémoires de Trévoux petit in f°
Dictionnaire de Morin en dix vol. in f°
Dictionnaire de l’Académie française 2 vol. in f°
Œuvres de dom Calmet, Bénédicin
Glossaire du Cauge, six vol. in f°
Œuvres de Lipsur 4 vol. in f°

Un cabinet naturaliste


Dans un petit appartement faisant partie de celui où la bibliothèque est placée est un cabinet d’histoire naturelle qui ne consiste qu’en quelques pétrifications, coquillages et reptiles de différentes espèces mis dans l’esprit de Oin.
N’ayant plus rien à examiner dans la bibliothèque, nous en sommes sortis et la porte en ayant été fermée à la clef par le maire, il y a apposé de nouveaux scellés avec des bandes de papier sur lesquelles il a été mis un cachet en cire rouge.

De là, nous sommes descendus dans l’église pour y voir les tableaux qui pourraient être considérés commes des objets précieux et nous n’y avons trouvé que des contretables de chapelles sur lesquelles sont des images que nous avons jugé de peu de valeur.


La cène de Jean Jouvenet, peintre né à Rouen en  1644, devait certainement ressembler à cette tapisserie réalisée à partir de l'une de ses œuvres par la manufacture des Gobelins.  
Enfin, il n’existe dans le réfectoire qu’un tableau qui nous a paru mériter d’être conservé. Ce taleau représentant la cène de Notre Seigneur avec ses apôtres a été peint par Jean Jouvenet. Sa longueur est de quinze pieds sur dix pieds de hauteur.
Ce fait, nous avons clos le présent procès verbal que nous avons rédigé pour servir ce qu’il appartiendra, les dits jours et ans que dessus, signé Dubose et Fenestre.

Les commissaires s'annoncent

L’année suivante, le 13 janvier 1794, on annonce la venue des commissaires.

Rouen, le 24 nivôse de l’an 2e de la République française une et indivisible.

Le Directoire du Département de la Seine-Inférieure.
Au Directoire du District d’Yvetot

Nos commissaires chargés de la collection des bibliothèques et monuments de notre département sont à la veille de se transporter à Jumièges pour faire enlever de la cy-devant abbaye tous les livres et tableaux mentionnés au procès-verbal que vous nous avez adressé le 6 août 1793 (vieux style).
Il serait à propos de connoître avant leur départ en quel état est au présent cette cy devant abbaye et dans quelles mains sont les clefs des chambres où sont renfermés les objets dont il s’agit. Nous vous prions, citoyens, de nous fournir tous renseignements nécessaires à cet égarg pour nous mettre à porter de faire transférer au plus tôt à notre muséum des effets propres à l’enrichir.

Choin Belhoste, Bouvet, Auber.

En marge de cette lettre, un main ajoute : le 1er pluviôse 2e année écrit à la municipalité de Jumièges pour l’informer des dispositions de cette lettre.

Le dit jour, écrit au Directoire du Département pour l’informer de la lettre écrite à la municipalité de Jumièges.


La municipalité est prévenue

Le 21 janvier suivant, on écrivit en effet à la municipalité de Jumièges…

Liberté Égalité. Yvetot, le 2e pluviôse, l’an 2e de la République française une et indivisible.

Citoyens,

L’administration du Département nous informe que des commissaires chargés de la collection des bibliothèques et monuments du département sont à la veille de se transporter à Jumièges pour faire enlever de la cidevant abbaye tous les livres et tableaux mentionnés au procès verbal que nous leur avons adressé le 6 août 1793 (vieux style). Ils vérifieront avant leur départ en quel état sera cette cidevant abbaÿe, nous vous engageons à tenir à la disposition de ces commissaires toutes les clefs des appartements où sont déposés ces livres et tableaux lorsqu’ils se présenteront pour l’exécution de cette mission et de les accompagner et leur donner tous les renseignements convenables.

Les administrateurs du district transféré provisoirement de Caudebec à Yvetot.

Lesannier, Hamel…

Dans l'inventaire ci-dessus, on ne retrouve pas le livre auquel fait allusion quelque part un certain Guiot: « dans un recueil de la bibliothèque de Jumièges, il existait une description en vers de la bannière de cette fameuse paroisse; — l'une et l'autre étaient de Sacquespée. »

Deshayes nous dit aussi que L'histoire de l'abbaye disparut aussi au moment de la Révolution. Mais là, il s'agit d'un manuscrit.

Que devinrent les livres ?

Enfant du pays, Émile Savalle a recueilli les témoignages dans anciens du pays concernant la bibliothèque. Voici ce qu'il en dit :

« Les livres d'église furent donnés par la municipalité à la paroisse, qui ne put s'en servir, les Bénédictins suivant le rite romain, qui n'était pas celui du diocèse.

« La bibliothèque, qui était considérable, fut remise entre les mains de Dom Gourdin, bibliothécaire du Département, et enlevée au chef-lieu sur un navire dont le chargement fut complet. Néanmoins cette opération fut assez peu surveillée, puisque les ouvriers employés à transporter du monastère au bord de la Seine les livres et les manuscrits renfermés dans des sacs, emplissaient, durant ce trajet, leurs poches de volumes qu'on, retrouve çà et là sur les manteaux de cheminées des maisons dans les hameaux de Conihout, du Sablon, d'Heurteauville. »

Lors d'un perquisition chez le maire de Duclair où Dom Outin, bibliothécaire de l'abbaye, avait entreposé ses effets personnels, on trouva un nombre considérable de livres. Provenaient-ils de sa collection personnelle ou des rayons de l'abbaye ?

A Yvetot, le District avait l'intention d'installer une vaste bibliothèque dans l'ancien presbytère. Lors du congrès scientifique de Jumièges, en 1954, Geneviève Nortier-Marchand fit une communication sur la bibliothèque. Elle affirme que l'ancien archiviste de l'abbaye, un dénommé "Queilly", fut chargé d'en dresser l'inventaire. Il était considéré comme le seul homme du District « connaissant les chartes et les monuments ». S'agit-il en réalité du Quevilly entrevu tout à l'heure ? Il faudrait consulter à cet effet la cote L 1703.

En l'an VII le commissaire du Gouvernement adressa un questionnaire à Gourdin, bibliothécaire de Rouen. Ses réponses nous apprennent que les livres de Jumièges se trouvaient encore à Yvetot dans de très mauvaises conditions de conservation. Les manuscrits, eux, étaient « la pâture des rats ». Beaucoup de ceux recensés en 1656 ont disparu. Mais ils constituent aujourd'hui la plus grande partie du fonds ancien de la bibliothèque municipale de Rouen.

Le pignon de la bibliothèque s'écroule !

31 octobre 1799, fait divers peu banal qui illustre l'agonie de l'abbaye :

Le citoyen François Dominique Varnier, instituteur demeurant dans la commune de Jumièges et artiste de la ditte administration expose que le cinq du présent mois de Brumaire, sur les viron trois heures d'après midy, il avoit éprouvé un événement des plus funestes par l'écroulement du pignon de la cidevant abbaye de Jumièges qui a réduit presque en entier sa maison en poudre appartenante au citoyen Bruno Harel, propriétaire par fiefe du citoyen Michel Lécuyer, ex receveur à Rouen et que par cette terrible catastrophe, il se trouve réduit à la perte totalle de ses meubles, effets, une partie de son linge et argent, c'est pourquoy l'exposant sollicite quelque secours provisoires pour fournir à sa subsistance étant réduit par cette perte à la dernière misère jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné et de nommer deux commissaires dans la commune à l'effet d'implorer la générosité de ses concitoyens et ce faisant vous ferés( sic) justice.
Présenté le 9 brumaire an 8 de la République.

On a retrouvé le brouillon de la réponse qui fut faite à cette requête. 

Liberté                                                      Egalité

L'administration communale du canton de Duclair, 

Vu la pétition du citoyen Varnier, instituteur à Jumièges, de laquelle il résulte que le cinq de ce mois, sa maison a été écrasée et ses meubles, argent, linges, habits et généralement tous ses effets anéantis sous les ruines de cet édifice occasionnées par la chute d'un des bâtiments de la cydevant abbaye.
Après avoir pris tous les renseignements certains relatifs à cet accident, considérant que la position de l'exposant est aussi malheureuse que si ses meubles et effets suscrits devenus la proie des flammes (?)
Considérant que dans ce dernier cas tous les citoyens ont été dans tous les temps invités de secourir les malheureux qui ont éprouvés des pertes aussi graves, 
Considérant que par cet accident fâcheux le citoyen Varnier se trouve réduit à la dernière misère, 
Délibère que tous les citoyens de ce canton sont invités au nom de l'humanité de procurer au citoyen Varnier des secours proportionnés à leurs facultés

2° que le dit citoyen Varnier a... (ratures) Varnier est autorisé de solliciter en sa faveur la bienfaisance de tous les citoyens de ce canton. La collection des secours sera faite par l'agent en leur domicile électif accompagné de (ratures) l'adjoint des communes auprès des citoyens délégués par eux.

3° que la présente délibération sera envoyée dans toutes les communes où le culte s'exerce en public et que les ministres sont invités à solliciter les secours de ceux qui assistent à leurs offices en faveur du pétitionnaire.

... à Duclair le 10 brumaire an 8 de la République française une et indivisible.(*)



Sources

Congrès du XIIIe centenaire, Lecerf, 1955.
Inventaire et correspondance sous la Révolution : ADSM, cote L 1703, numérisation Jean-Yves et Josiane Marchand, transcripion Laurent Quevilly.
* Affaire Varnier. Relevé par Jean-Pierre Hervieux. Cote ADSM  L 3260.



NOTA BENE

Ce texte n'est qu'une ébauche. N'hésitez pas à l'enrichir