C'est un challenge que nous proposons ici. Brosser la galerie iconographique des 82 abbés de Jumièges. Par un portrait, une représentation. A défaut, une signature, un sceau, des armoiries...

    1
Saint Philibert, fondateur de l'abbaye (654-682).




Sa bio :




 2
Saint Achard (682-687)



Sa bio :






Cochin (687-724)

4
Saint Hugues (744-730)
    Evêque de Paris, Rouen, et Bayeux v. 720–730 et abbé de Jumièges (724–730) et Fontenelle

    Hugues est né à la fin du VIIe siècle, fils de Drogon comte de champagne, et d'Austrude, fille de Waraton, maire du palais. Par son père il était petit fils de Pépin de Héristal, neveu de Charles Martel et cousin germain du roi Pépin. saint Hugues est élevé avec beaucoup de soin auprès de son aïeule maternelle Ansflède, dame de grande piété; qui s'applique à lui enseigner la loi du Seigneur. Il entre rapidement dans les voies étroites du salut, et distribue aux pauvres, aux monastères et à l’église la plus grande partie de biens de son riche patrimoine. N'étant encore que laïque, il donne ses terres aux abbayes de Saint- Wandrille et de Jumièges. Cette distribution étant faite, saint Hugues se retire en 718 dans le monastère de Jumièges, pour embrasser la profession religieuse sous la protection de l'abbé Cochin.

    En 722, le siège épiscopal de Rouen étant devenu vacant, il y est nommé évêque. Un an après saint Hugues est nommé abbé de Saint-Wandrille, puis évêque de Paris. Il meurt à Jumièges en 730 et fut enterré dans l'église Notre-Dame, où ses religieux lui élevèrent un superbe monument.

    5      730-v.750 : Hildegard.
    6      v. 750-v. 787 : Droctegand.
    7      v. 787-v. 814 : Landric.
    8      v. 814-v. 820 : Adam.
    9      v. 820-? : Hélisachar.
    10   ?-?: Angilbert.
    11   ?-830 : Angésise.
    12   830-833 : Foulques.
    13   833-? : Ricbodon.
    14   ?-v. 836 : Baudri.
    15   837-840 : Héribert.
    16   840-848 : Thierry Ier
    17   848-860 : Rodolphe.
    18   860-? : Gauzlin.
    19   ?-? : Codine.
    20   ?-?: Louis Ier.
    21   ?-930 : Welpon.
    22   930-943 : Martin.
    23   943-944 : Annon.
    24   944-1000 : Roderic.
    25   1000-1014 : Robert Ier.
    26   1014-1028 : Thierry II.
    27   1028-1037 : Guillaume Ier.

28

Robert II Champart (1037-1045)

Robert Champart fut moine, puis prieur de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. En 1037, il est élu abbé de Jumièges dont il entreprend la reconstruction. Il entre à la même époque dans la familiarité d'Edouard le Confesseur, alors en exil à la cour du duc de Normandie. Lorsque Edouard reprend la couronne d'Angleterre en 1042, Robert l'accompagne et est fait évêque de Londres (1044). Il forme autour du roi un "parti normand" en vive opposition avec l'aristocratie anglo-saxonne menée par Godwin, père de Harold. En 1051, Robert est fait archevêque de Cantorbéry, mais dès 1052, il est contraint à l'exil, à Rome. Malgré la confirmation du pape, Robert ne peut reprendre son siège. Guillaume de Normandie comptera l'hostilité du clergé et des princes anglo-saxons à l'élection légitime de l'archevêque normand parmi les justifications de son droit de conquête sur l'Angleterre. Robert finit sa vie dans son abbaye de Jumièges, qui, à travers lui, avait tissé des liens avec le monde anglo-saxon. Le manuscrit, dit "Sacramentaire", ou "Missel" de Robert de Jumièges, offert à l'abbaye lorsque Robert était évêque de Londres, participe de l'influence insulaire sur la renaissance des bibliothèques monastiques normandes, avant la Conquête.

    29    1045-1048 : Geoffroy Ier.
    30    1048-1078 : Robert III.
    31   1078-1097 : saint Gontard
    32    1097-? : Tancard.
    33    ?-1048 : Urson.
    34   ?-1142 : Guillaume II.
    35    1142-1155 : Eustache.
    36   1155-1162 : Pierre Ier.
    37   1162-1178 : Roger Ier.
    38   1178-1190 : Robert IV d'Argences.

39  

Roger II, 1190-1191





40  
    1191-1198 : Richard Ier de La Mare.

41  
    1198-1213 : Alexandre.

42  

Guillaume III de Rançon. (1213-1239)

La dédicace de Guillaume de Rançon, bibliothèque de Rouen, "Guillaume de Resenchon, désirant te plaire, ô Christ, a voulu écrire ce missel pour toi."


 43  
Guillaume IV de Courdieu. (1239-1247 ) dit aussi Guillaume de Rouen.


La pierrre tombale de Guillaume de Rouen, bibliothèque de Rouen, liasse Jumièges.









  44  
    1247-1248 : Guillaume V, de Fors.

45
    Robert V d'Etelan,  (1248-1258 et 1272-1286)


46

    Richard II de Bolleville (1258-1272)

    Serment de l'abbé Richard à l'archevêque de Rouen : " Moi, Richard, abbé de Jumièges, à l'Eglise de Rouen, à RP Eudes, par la grâce de Dieu, archevêque de Rouen, et à ses successeurs canoniques, je mromets de garder toujours obéissance canonique et révérence. Et de ma main propre je confirme et je souscris + "


47
    Jean Ier du Tot (1286-1289).










48  
    1289-1311 : Guillaume VI Becquet


    49   1311-1312 : Geoffroy II de Pignes
    50   1312-1327 : Mathieu Cornet
    51   1327-1330 : Robert VI de Bordeaux
    52   1330-1350 : Guillaume VII Le Jeune

53 
Jean de Duclair, dit Jean II de Boiracher (1350-1362) 









    54 1362-1364 : Pierre II de Mauroy
    55 1364-1377 : Jean III de Saint-Denis
    56 1377-1389 : Jean IV de Fors
    57 1389-1391 : Geoffroy III Harenc

58
Simon du Bosc  (1391-1418)













59
Nicolas Le Roux (1418-1432)









    60   1432-1464 : Jean V de la Chaussée.
    61   1464-1473 : Antoine Crespin.
    62  1473-1474 : Louis II d'Amboise.

63
Jacques d'Amboise (1474-1504)

Jacques d'Amboise
, né entre 1440 et 1450 et mort en 1516, était un dignitaire religieux et un mécène français. Il fut abbé de Jumièges puis de Cluny, et évêque de Clermont.

Il est issu d'une famille de particulièrement vieille noblesse, fils d'Anne de Bueil et de Pierre d'Amboise, seigneur de Chaumont. Il est leur septième enfant, dans une fratrie qui en compte dix-sept.
Entré chez les Bénédictins, il devient abbé de Jumièges, y remplaçant son frère Louis, appelé évêque d'Albi. Élu au mois de janvier 1474, il prête serment de fidélité au roi le 20 février suivant et prend possession de sa charge le 28 mai de la même année.
En 1485 il succède à un Bourbon comme abbé de Cluny. Il fait dans ce cas reconstruire l'hôtel parisien des abbés de Cluny, sa chapelle et le collège actuellement disparu. Localisé en bordure des ruines gallo-romaines, l'hôtel de Cluny recevra de nombreux hôtes royaux et sera habité par le cardinal Mazarin en 1634.
Il achève aussi le palais abbatial de Paray-le-Monial.


L'évêché de Clermont étant devenu vacant, à la fin de l'année 1504, Louis XII y appelle Jacques d'Amboise : il y fait achever la cathédrale, dont il fait aussi remplacer la toiture de tuiles par une couverture de plomb. Il dote l'édifice d'une grande tenture de chœur dont quatre pièces se trouvent actuellement à Saint-Pétersbourg, et pourvoit richement la bibliothèque épiscopale.
Il fait édifier en 1515 à Clermont la fontaine qui porte ses armes et son nom.
Comme ses frères Louis et Georges, il a un grand sens de la famille : il veille à transmettre de son vivant ses différentes charges à ses neveux, il orne chacune de ses commandes des armoiries familiales, d'or palé de gueules. Il fait même placer des priants au nom de sa famille autour de l'autel, au contraire de l'usage qui réserve ces emplacements au collège apostolique.
Il reste évêque de Clermont jusqu'à son décès, le 27 décembre 1516.
64  
    1504-1510 : François Ier de Clermont.

65  
    1510-1518 : Philippe de Luxembourg.


Missel de Philippe de Luxembourg
Il est évêque du Mans (1477), de Thérouanne (1498) et cardinal, évêque de Saint-Pons (1509), d'Arras (1512). C'est un des plus riches prélats du royaume. Il est nommé en 1516 légat du pape en France. Il est le fondateur du collège du Mans à Paris.
Philippe est élu évêque du Mans en 1477 en succession de son père. Il résigne en 1507 au profit de son neveu François de Luxembourg, mais il occupe de nouveau le siège du Mans après la mort de son neveu en 1509.
Le pape Alexandre VI le crée cardinal lors du consistoire du 21 janvier 1495, à la demande de son cousin, le roi Charles VIII. Le cardinal de Luxembourg est élu évêque de Thérouanne en 1496, poste qu'il occupe jusqu'à 1507. En 1509 il est nommé aussi évêque de Saint-Pons-de-Thomières.
Je cardinal de Luxembourg ne participe pas aux deux conclaves de 1503 (élection de Pie III et de Jules II), ni à celui de 1513, lors duquel Léon X est élu. Il est encore évêque d'Arras en 1514-1516 et abbé commendataire de l'abbaye de Jumièges, de l'abbaye de Saint-Vincent près du Mans et de l'abbaye Saint-Martin de Sées. Philippe de Luxembourg est un des prélats le plus riches de son époque. En 1516 il est nommé légat apostolique en France. Il officia aux obsèques de la reine Anne en la cathédrale Notre-Dame puis à l'abbaye de Saint-Denis et après que François Ier monta sur le trône, couronna la reine Claude.


66
    Jean VI Durand, (1518-1525)
     


67  
    1525-1539 : François II de Fontenay.

    68  

Cardinal Hippolyte d'Este (1539-1549)

Hippolyte II d'Este, cardinal de Ferrare est fils d'Alphone Ier et de Lucrèce Borgia. Il fut mis en possession de l'abbaye le 20 mars 1540. Les religieux sy étant opposés, il ne prit réellement pied que le 8 juillet suivant par l'entremise de Thomas Delvuchio., son vicaire et procureur général. Ayant été nommé par le roi, les moines voyaient leur privilège d'élire leur propre abbé bafoué. Son attabatiat fut très conflictuel.



69  
    1549-1574 : Gabriel Le Veneur.


70

Cardinal Charles Ier de Bourbon   (1574-1590)









71
Cardinal Charles II de Bourbon (1590-1594)











72
René de Courtenay (1594-1607) 
Abbé de Jumièges ( 1594 ); 50ème abbé des Echarlis ( 1615 - 1627 ); prieur de Saint-Eutrope, de Choisy en Brie et de Chevillon ( 1617 ); se démet de ses bénéfices ( 1627 ); prend la qualité de seigneur de Marolles en Brie

73
Marian de Martinbos (1607-1614)

    Marian de Martinbos était chanoine de Rouen. Il fut député pour le clergé du diocèse de Rouen, aux États de Blois, en 1576. Il fut nommé syndic du clergé dudit diocèse le 4 février 1568. Il avait été promoteur de la cour ecclésiastique, curé d'Avesnes et prieur de Beaumont-le-Roger. Il possédait la seigneurie du Busc.

    A la mort de l'abbé de Courtenay, le soixante-douzième abbé de Jumièges, en 1607, Charles de Bourbon, comte de Soissons, qui jouissait, depuis douze ans, des revenus de la mense abbatiale, choisit Marian de Martinbos, conseiller clerc au parlement de Rouen, chanoine, chancelier de l'Église métropolitaine, et abbé de Saint-Michel-en-l'Herm, pour lui succéder. Le nouvel abbé prit possession de l'abbaye de Jumièges, au commencement de juillet de l'an 1607, en vertu des bulles de Rome qui lui avaient été expédiées le 21 juin par l'official de Paris.

    Ses manières polies lui gagnèrent presque tous les religieux et principalement Dom Toussaint de Marseilles, prieur claustral, pour lequel il avait une singulière affection. Il le fit même son vicaire général l'année suivante ; mais ils se brouillèrent, peu de temps après, à l'occasion d'un différend au sujet du fief des Belles, que l'abbé voulait vendre à M. de Motteville pour rembourser une dette que son prédécesseur avait contractée en 1604.

    Marian de Martinbos mourut le 28 avril 1614, après avoir fait détruire l'ancien réfectoire du prieuré de Jouy, et perdu un procès au parlement de Rouen contre les religieux, au sujet de 2 000 bottes de foin dont le cardinal de Bourbon leur avait fait remise en 1577. On lui attribue la construction des caves qui sont le long de l'église Saint-Pierre, et de quelques autres édifices à l'entrée de la vigne, qui ont porté son nom tant qu'il a subsisté.

74
Balthasar Poitevin (1614-1635)

75
Jean-Baptiste de Croisilles (1635-1639):

76
Guillaume VIII de Montaigu (1639-164):

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Pierre III du Camboust de Coislin (1641-1644)

Pierre-Armand du Cambout de Coislin est né au mois de novembre 1636 à Paris. Fils cadet de Pierre César de Cambout, marquis de Coislin, colonel-général des Suisses et Grisons, lieutenant général des armées du roi et Madeleine Séguier, comtesse de Crécy, fille aînée du chancelier Pierre Séguier. Il fut en son temps le plus jeune abbé de France.  Cardinal, il mourut le 5 février 1706 à Versailles âgé de 69 ans.









78

François II de Harlay de Champvallon (1644-1651)

Né à Paris en 1585, mort le 22 mars 1653. Il est le fils de Catherine de La Marck (1548-?), dame de Breval et de Jacques de Harlay, seigneur de Champvallon. Il fut archevêque de Rouen de 1614 à 1651, date à laquelle il renonça à son siège au bénéfice de son neveu, François III de Harlay. Son intervention dans la controverse autour de Pierre Dumoulin provient, entre autres, de l'origine normande du ministre calviniste, qui fit souvent lui-même imprimer à Rouen ses ouvrages.



79

François III de Harlay de Champvallon (1651-1719)

Né à Paris, le 14 août 1625. Archevêque de Rouen à 26 ans (1652), il avait été deux ans auparavant député de Normandie à l’assemblée générale du clergé ; il devint archevêque de Paris le 2 janvier 1671, et obtint le premier que le titre de duc et pair fût attaché à cette fonction ; commandeur des ordres du Roi.
Il présida l’assemblée du clergé en 1660 ; il célébra le mariage secret de Louis XIV et de Mme de Maintenon, et prit part à la révocation de l’édit de Nantes. Il fut préféré à Bossuet pour « des motifs de convenance, » dit le cardinal de Bausset, pour remplacer à l’Académie en 1671, Hardouin de Péréfixe, son prédécesseur à l’archevêché de Paris.
« Personne ne reçut de la nature un plus merveilleux talent pour l’éloquence. Il rassemblait non seulement tout ce qui peut contribuer au charme des oreilles, une élocution noble et coulante, une prononciation animée, je ne sais quoi d’insinuant et d’aimable dans la voix, mais encore tout ce qui peut fixer agréablement les yeux, une physionomie solaire, un grand air de majesté, un geste libre et régulier. » (d’Olivet). C’était « le plus beau, le plus avenant et le plus habile des prélats du royaume. » (Sainte-Beuve). Son éloquence était remarquable et d’une facilité tout à fait surprenante ; « il se montrait supérieur encore dans l’improvisation à ce qu’il était dans le discours étudié. » (Sainte-Beuve). Cordon bleu. Un Nouveau Lundi. Il y a de lui quatre éloges de l’abbé Legendre.
En raison de ces qualités et de sa fonction, il fut choisi par l’Académie pour haranguer Louis XIV et lui demander de devenir le protecteur de l’Académie.
Il avait été élève du Port-Royal et avait ouvert une académie théologique à l’abbaye de Saint-Victor, à Paris. C’est lui qui refusa la sépulture religieuse à Molière. Mort le 6 août 1695.
80

Claude de Saint-Simon (1719-1760)

Né à Paris le 20 septembre 1695 et mort à Metz le 29 février 1760. Il est le sixième enfant de Titus-Eustache de Saint-Simon (1654-1712) et de Claire-Eugénie de Hauterive (16??-1725).

Destiné à la vie ecclésiastique, il reçoit la tonsure avant ses quinze ans. À la mort de son père, son cousin éloigné, le célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon le prend sous son aile avec le reste de sa fratrie. Sans doute grâce à l’influence du duc, membre du conseil du régence, il est nommé 80e abbé de Jumièges par le régent Régent le 20 janvier 1716. Sa nomination confirmée par le pape Clément XI le 5 mars 1719, il entre en fonction en 1720.
En 1722 il accompagne le duc de Saint-Simon dans son ambassade à Madrid.
Il est nommé évêque-comte de Noyon le 22 juillet 1731 puis évêque de Metz le 1er septembre 1733. Il prend possession de ce prestigieux et lucratif siège épiscopal le 16 juin 1734. En 1737, il entre en conflit avec le parlement municipal lorsqu'il tente, en tant que prince du Saint-Empire romain germanique, de prendre la qualité de comte de Metz. En 1743, il fonde le séminaire Saint-Simon et doit fermer plusieurs chapitres pour en assurer les frais de fonctionnement.
Il s'oppose avec succès au gouverneur Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle dans sa tentative de supprimer le chapitre de la collégiale Saint-Thiébaut.
Son cousin et père adoptif le duc de Saint-Simon lui lègue par testament en 1755 l'ensemble de ses manuscrits, y compris les fameux Mémoires, mais il n'arrive pas à les récupérer à cause de l'opposition des créanciers du duc.
Il meurt à Metz en 1760 à l'âge de 64 ans.
81

François V Camille de Lorraine (1760-1788):
    François-Camille de Lorraine, dit le Chevalier de Lorraine, est né le 31 octobre 1726 et est mort le 21 août 1788 à Boulogne.

    Prince de Marsan, abbé de Saint Victor de Marseille, abbé commendataire de Jumièges, Grand Doyen du Chapitre de la cathédrale de Strasbourg, Chevalier de Malte, Chevalier des Ordres du Roi, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Gouverneur du Pays et Comté de Provence, des villes d'Arles, Marseille, Toulon et terres adjacentes.


    Prêtre du diocèse de Paris, il est déjà Grand prévôt du chapitre de la cathédrale de Strasbourg et, depuis 1751, abbé de l'abbaye sécularisée Saint-Victor de Marseille quand il est nommé, le 23 mars 1760, abbé de Jumièges. Tous ces titres ne correspondant plus qu'à des charges fictives, il ne se rendit jamais ni à Jumièges ni à Strasbourg. Il se contentait d'encaisser la mense, quatre vingt mille livres annuelles pour la seule abbaye de Jumièges, soit presque vingt cinq kilogrammes d'or en pièces.
    A Jumièges, il avait obtenu de remplacer les armes de son prédécesseur au frontispice du dortoir par les siennes en échange d'une prise en charge charitable des frais de logement des moines.

Source : Wikipédia

82

Pierre IV François Martial de Loménie 1788-1789

Coadjuteur de l'archevêque de Sens, abbé commendataire de Jumièges, né le 18 juillet 1763 à Marseille, exécuté le 10 mai 1794 à Paris à l'âge de 30 ans en compagnie de la soeur de Louix XVI.  

Mort jeune, Martial de Loménie n'a pas, a priori, laissé de portrait. Par défaut, ses biographies sont illustrées de celui de son oncle, ci-contre, premier ministre de Louis XVI.

Sa bio




SOURCES

Histoire de l'abbaye royale Saint-Pierre de Jumièges, édition de Julien Loth.
Wikipédia