La Grande Guerre


Deux coups de feu : 18 millions de morts ! Après l'attentat de Sarajevo, voici donc la Grande Guerre. C'est sûr, elle sera courte et l'on ne fera qu'un bouchée des Allemands. A Jumièges, l'ennemi principal restent les sangliers. Dans le Journal de Rouen du 13 août 14,  les hommes restés au pays demandent à la cantonade qu'on les délivre de leurs ravages. "On leur a bien promis des compensations en argent, ils préféreraient conserver leurs récoltes..."

Durant la guerre, le roi des Belges puis le gouvernement de Sainte-Adresse viendront visiter les ruines. Voici la reine d'Angleterre, déçue de ne point pouvoir passer la nuit au logis abbatial. Cette nuit-là, un avion allemand survole le monument. Voici maintenant le roi du Portugal.

Décembre 1915: l'explosion du dépôt de poudre d'Harfleur se ressent jusqu'ici. Trois officiers australiens sont projetés à terre. Le transept de l'église Saint Pierre s'écroule, les restes carolingiens se lézardent, le jardin du potager est éventré. La voûte de l'une des deux chapelles du chœur qui avaient échappé aux coups de mine de Lefort, la chapelle Saint-Michel, voit sa voûte s'effondrer.

UNE DISCUSSION ENTRE IVROGNES SE TERMINE TRAGIQUEMENT


Rouen, 2 septembre 1916. (Le Petit Parisien)

Le parquet de Rouen s'est transporté à Heurteauville, canton de Duclair, pour enquêter sur la mort de Marie Savalle, cinquante-six ans, qui vivait maritalement avec un nommé Savoye, cinquante-cinq ans.
Tous deux, étant ivres, se prirent de querelle. La femme Savalle lança la soupière en grès dans la direction de son amant. Celui-ci put esquiver le coup. Il saisit un morceau de la soupière cassée et le jeta à la tête de sa maîtresse qui fut atteinte au front.
Une hémorragie cérébrale s'étant déclarée, la femme Savalle mourut trois heures après.
Savoye, qui a été écroué, prétend que c'est par ricochet que le morceau de grès alla atteindre sa maltresse.


La mort d'Emile Verhaeren

Le dimanche 26 novembre 1916, il était venu ici à Rouen et il avait dit quelques poèmes au musée de peinture, cherchant à inspirer confiance par sa fermeté et sa foi, accomplissant au milieu de nous sa mission sublime de poète. Le lendemain, 27, il se rendait aux ruines de Jumièges. Le soir, il devait rencontrer celle que si souvent il avait évoquée: la mort cette mort cruelle, odieuse et qui nous l'a pris. ( Après l'une de ces conférences à Rouen, il mourut accidentellement, ayant été poussé par la foule, nombreuse, sous les roues d'un train qui partait)


L'accident de Mme Lequesne
28 septembre 1917, 1 h du matin. Parvenue à Saint-Martin-de-Boscherville, Marie Lequesne se tue en se rendant au marché de Rouen, son cheval ayant eu peur d'un âne dans la nuit. Elle était accompagnée d'une femme Levreux qui ne fut que blessée.
On fait alors montre d'imagination pour pallier aux carences alimentaire. En témoigne cet article de septembre 1917 de L’agence républicaine ; 

Un nouveau légume

Par ces temps de vie chère, il n'est pas de découverte qui ne doit être mise à jour et à profit par tous. Dans cet ordre d'idées, il est nécessaire de signaler, au point de vue alimentaire, le Typha, un légume dont le goût et l'odeur sont identiques à l'asperge ; on l'accommode à la sauce crème.
Le Typha, désigné sous les noms de : chandelle ou quenouille d'eau, roseau de la Passion, asperge des Cosaques, a été récolté en mai dernier par M. Jules Philippe, dans le marais de la Harelle, à Heurteauville, qui, au printemps prochain, en produira de grandes quantités.
Les rhizomes de cette plante sont très féculents ; après cuisson, ils peuvent être mangés en salade.

Morts pour la France à Jumièges

Liens vers les fiches établies par Martial Grain sur Memorial Geneweb.


BARBEY Victor  - BIEN Adrien Charles -  BIEN Lucien Joseph -  BONNAMY Adolphe "Maurice" Alphonse - BULTEY Gaston -  CADINOT Gaston - CADINOT Louis - CADINOT Raymond - CHARLET Arthur - CUFFEL Célestin - DECONIHOUT HenriDECONIHOUT Henri Albert -  DESHAYES Charles - DUBOS Raoul - DUBUC René - GOSSE Gaston - HUET René - LANDRIN André Victrice -  LANDRIN René -  LANNIER Louis - LEFEBVRE Léon Sébastien -  LEMERCIER Paul  - LITTRÉ Georges - MARTEL André -  MARTIN Marcel  - NEVEU Henri Michel - NEVEU Louis Felix -  PILLON Cyrille -  - PONTY Arthur -  PONTY Gaston SébastienPORTAIL Alfred -  PRÉVOST Charles - PRÉVOST Louis Gaston Armand - PRUNIER Albert Célestin - SCHMIT René Albert -  SENARD Albert Onesime  - THUILLIER Théophile  - VATEY Georges René  - VAUQUELIN Louis Armand Charles - VESTU Louis André - YBERT Claude Clément .

 

 

Avec l'Armistice, c'est le classement des ruines. Lanfry, successeur de Baron, consolide les voûtes, arcs et arrachements de voûtes subsistant au collatéral nord. Edouard Herriot, auteur de la Porte océane, vient méditer ici.

4 juin 1919: incendie des communs au presbytère. Le curé est alors Sosthène Levacher qui, en 1920, s'acquitte d'un loyer de 500F. Celui-ci sera ramené à 200F.

Huit  noyés en Seine

20 août 1919, 9h. Une barque s'emplissant à Anneville-sur-Seine par suite d'une voie d'eau, une panique se produisit parmi les passagers, et la barque chavira par l'inexpérience du rameur. Les huit personnes que contenait le bateau. M. et Mme Hulin et leur fils, 17 ans, leurs deux domestiques Lafosse, 50 ans, et Decaux, 16 ans, les époux Boutard et leur fils de 6 ans, jardiniers au château de M. Darcel, ont été noyées. 

Ils se rendaient à la Saint-Philibert et le témoin du drame fut M. Quesne, agriculteur au Mesnil.

Le maire invalidé

"L'an 1920, le samedi 28 février, à 17h, le conseil municipal s'est réuni à la mairie pour la cession de février, sous la présidence de M. Lefebvre Jules, maire. 

Présents: MM Lefevre, Deconihoult, Maugerard,  Duparc A., Boutard, Glatigny,  Lamy, Quesne, Grain,  Duparc Louis, Gossey, Renault. M. Renault a été élu secrétaire.

En marge du registre. "Protestation contre l'exercice de la fonction de maire par M Jules Lefebvre." En pleine page: "Le conseil, considérant que l'élection de M. Jules Lefevre comme maire a été invalidée, l'adjoint dispose du pouvoir administratif et que seul il est qualifié pour présider la session de février..."  (Relevé Martial Grain).

Qui peut nous en dire plus ? Toujours est-il que c'est Sever Boutard fils qui prend la direction des affaires.

Emporté par le mascaret !
Pâques 1921, l'écrivain Edmond Spalikowski revient à Jumièges."Tandis que la foule endimanchée, après avoir rangé ses charrettes sous les arbres de la place, gravissait pour l'office la route et les sentiers..." Cette année là, les antiquaires alertent le préfet sur la dangerosité de l’église Saint-Valentin. Le curé de Jumièges, sur avis du cardinal Dubois, a signalé l’état déplorable du chœur et du portail, ce qu’est venu constater un haut fonctionnaire ministériel. Le maire est invité à constituer une demande de classement. Cette année 1921 encore, un enfant de 9 ans, René André Prévost, est emporté par le mascaret au passage de Jumièges. Son corps fut retrouvé à Barneville. Il était le petit-fils de Victoire Victorine Mainberte.

27 janvier 1922. On vient d'expulser à Anneville-sur-Seine, une veuve de guerre âgée de 42 ans et qui a cinq enfants en bas âge à sa charge. Elle n'avait pas pu payer le remboursement de la location pendant la durée des hostilités.
Le maire d'Anneville n'était pas présent à cette expulsion, accuse l'Humanité, et il ne s'est pas préoccuppé de trouver un abri momentané pour cette famille éprouvée. Et le mari de cette femme, le père de ses enfants a défendu le droit, la liberté la civilisation. Lesquels ?

Dans la nuit du 23 au 24 décembre 1922, sur la Départementale, on arracha les panneaux qui annonçaient le nouveau marché du Trait.

Le matin du jeudi 24 janvier s'ouvrit le marché du Trait et le personnel de la gare fut débordé pour délivrer les colis des étalagistes aux transporteurs qui devaient les mener sur la place. On vint de toutes les communes environnantes.

1923: Janvier. Jumièges. Pendant l'absence de M. Georges Deconihout, 26 ans, ouvrier d'usine, un cambrioleur a pénétré dans la chambre de ce dernier et a soustrait une somme de 1.100 fr. cachée entre les matelas du lit.

Fin juillet. Jumièges. — Quoique ne sachant pas nager, M. Haussi, ouvrier d'usine, prit un l»ain dans la Seine et se noya. Il laisse une veuve et plusieurs enfants.

Edward Montier et Pierre Chirol publient L'abbaye de Jumièges, son histoire, sa dévastation

A Jumièges jusqu’en 1924, les marchands de fruits descendaient la Seine jusqu’au Havre. Les producteurs du Conihout, qui avaient tous leur barque, les abordaient pour charger leur marchandise. A cette époque, se formèrent à la gare d’Yainville ce que l’on appelait les « trains du soir. »

Février 1924. Mme Givon, riche dame de Rouen, meut à 80 ans et lègue une somme conséquente au conseil paroissial de Jumièges.

26 avril 1924. Un enfant écrasé Près de Duclair.  Fernand Adville, 5 ans, traversant la route au moment où arrivait une automobile conduite par M. Jean Riqueur, habitant Paris, fut renversé et tué.

Jumièges
Fête patronales Saint-Pierre
Le Dimanche 28 juin 1925
A 3 heures: revue des pompiers, manœuvre de la pompe, vin d'honneur offert aux Pompiers par la Municipalité.
A 3h. 1/2. Jeux divers.
A 4 heures, Concert sur la Place par la Fanfare de La Mailleraye.

A 6h. Grandes Courses Vélocipédiques.
1° Ouverte à tous les Coureurs. Prix: 20, 15, 10, 8 et 5 fr.
L'inscription des coureurs se fera à la Mairie jusqu'à 5h 1/2.
A 7 h. Distribution des Récompenses à la Marie, sous la présidence de M. le Maire.
A 7 heures. BAL Public.
A 10h, FEU D'ARTIFICE.
La Fête se tiendra sur les places publiques en face les ruines de l'ancienne et célèbre Abbaye.
Les vendeurs et étalagistes occupenont gratuitement la place qui leur sera assignée.

Jusqu'en 1925, Emile Persil assure le passage du bac, tantôt à la rame, tantôt avec le bac à aubes.  Il est remplacé par Georges Lépagnol.

Le 16 mai, Sever Boutard fils est élu maire de Jumièges, le 17, Constant Vauquelin maire du Mesnil et Auguste Fessard maire de Yainville.

En 1925, Euphrasie Havert fête les cent ans de son café épicerie, au hameau du Conihout. Celui-ci avait été créé par Monsieur et Madame Gosse. Quand l'homme fut veuf, il épousa Euphrasie, alors employée au café. 


 1925 toujours, le lieutenant Lambert prend le commandement des pompiers.

Le 1er janvier 1926 voit la privatisation du bac à rames du Mesnil. Le 6 mars, on demande au préfet d'intercéder auprès des Pont et Chaussées pour y remédier.

Le 16 mai 1926, l'union nationale des combattants donne un concert à l'école avec la Cigale rouennaise et Rellys, le comique troupier qui fera une brillante carrière aux cotés de Fernandel.

On restaure l'abbaye

19 janvier 1927. Maurice Sénard, entrepreneur en maçonnerie de la rue Mainberte écrit au Petit Parisien. "Je m'étais très affaibli et le plus léger travail me fatiguait." Aucun dout: il doit sa guérison aux pilules Pink.

2 février 1927, Le journal des débats: « On avait constaté il y a plusieurs années un passage dangereux dans les ruines de l'ancienne abbaye royale de Jumièges, les plus majestueuses peut-être, qui soient en Europe. Ce passage se trouvait dans les parages de la tour centrale dont un seul côté avait survécu aux criminelles destructions de l'ancien propriétaire Lefort. Les éléments s'étaient acharnés sur cette sublime muraille. On y remarquait des fissures quî s'élargissaient avec le temps et les pierres de la corniche ne semblaient tenir que par un miracle en équilibre. Ce n'était ainsi pas sans inquiétude que les visiteurs se risquaient à cet endroit.
On apprendra donc avec une vive satisfaction la décision récemment prise par le ministère des beaux-arts de commencer bientôt le travail de consolidation de la tour et de « l'arc triomphal ». Cette restauration hardie a été confiée a M. Lanfry, entrepreneur à Déville-les-Rouen. Elle sera faite sous la direction de MM. André Ventre et Emile Auvray, architectes des monuments historiques. »

7 février 1927. Une auto conduit par M. Danger, boucher à Caudcbec-en-Caux, a renversé près de Duclair un vieux mendiant de 70 ans, Julien Le Roch. Transporté à l'hospice de cette localité, le vieillard est mort en y arrivant.

Juin 1927. Arrestation d'un détective privé. Les gendarmes de Duclair ont arrêté, pour tentative d'escroquerie, un individu se disant Robert Barton, détective privé à Paris. Après interrogatoire, le soi-disant Barton a déclaré se nommer en réalité Robert Bazier et exercer la profession de détective privé, square Denfert-Rochcreau a Paris. Il a été déjà cinq fois condamné pour abus de confiance et escroquerie. 

Jumièges. — Un malfaiteur a pénétré dans la maison de M. Marcel Deconihout, cultivateur, pendant son absence, et a soustrait unesomme de l.000 francs se trouvant dans une commode.

1927: Lanfry découvre le déambulatoire roman du XIe dans la grande église et en relève le tracé. Au moment où s'achèvent, à l'église abbatiale de Jumièges sous l'habile direction de M Auvray, architecte, les grands travaux de consolidation qui assureront la durée du dernier pan de la tour lanterne dans les parties hautes de la nef. 

18 octobre 1927: L'émir Faycal d'Irak signe le livre d'or de l'abbaye.

Ils tirent sur un... phoque !

19 décembre 1927. Oscar Fleury descend les marches qui mènent à la Seine pour y puiser de l'eau. Quand il heurte une masse sombre et entend un grognement. Avec Auguste Deshayes, son voisin, il fait feu sans savoir sur quoi il tire. C'est un veau marin de 140 kg, qui a sans doute quitté la mer pour chasser un banc de poisson, diront les vieux pêcheurs.


1928: d'importants travaux menés par Georges Lanfry vont consolider la tour lanterne et les parties hautes de la nef. Lanfry publie cette année-là Fouilles et découvertes à Jumièges qui corrigent les travaux de Martin du Gard.

Mars Jumièges. — Deux navires, le steamer « Jolly-Diana » et le «Queenworth» venant de Rouen, sont entrés en collision on Seine. Sous la violence du choc, le «Queenworth» fut déporté sur bâbord et, malgré les manoeuvres immédiatement effectuées par son équipage, alla s'échouer sur la rive. Il put toutefois se renflouer par ses propres moyens un peu plus tard. Les deux bateaux qui avaient éprouvé diverses avaries durent rebrousser sur Rouen.

Yainville, 6 mai 1928. Un couple et sa fillette de 7 ans, les Ollivaud, marchent, bicyclette à la main, en bas de la côté Béchère en direction du Trait. Quand surviennent deux hommes juchés sur une motocyclette: Giraudon, de Bliquetuit et Dumais, de Caudebec. Ils fauchent la mère, Juliette Olliveaud et chutent à leur tour. Le Dr Hideux, de Barentin, passe par là et donne les premiers soins. Bientôt arrivent les docteurs Bourlange, du Trait et Châtel, de Duclair. Un automobiliste conduit Mme Ollivaud à Rouen. Giraudon sera arrêté pour faute grave.

30 mai 1928. M. Marquigny-Blancart, 43 ans, marchand de bestiaux à Rupigny dans les Ardennes, et sa femme, 42 ans, passaient en auto, la nuit dernière, à Duclair, quand M. Marqujgny s'aperçut qu'il se trouvait près du bac; il donna un brusque coup de volant, mais le véhicule fit un tête à queue et tomba dans la Seine par l'arrière. Des témoins purent sauver M. Marquigny, mais sa femme fut noyée. Ni le cadavre ni la voiture n'ont pu être repêchés.

17 juillet 1928. M., Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, a présidé hier, à Duclair (Seine-Inférieure), l'inauguration de l'hôtel de ville et de la salle des fétes. Dans le discours qu'il a prononcé au banquet, il a dit notamment : "Celui qui aujourd'hui est à la tête du gouvernement est l'un' des plus grands citoyens, des plus, grands hommes d'Etat, dont peut s'enorgueillir la République. Je ne connais personne devant1 qui doive s'incliner davantage, la vénération populaire.
"Craignez ceux dont le programme est une synthèse destructive et agressive, avec laquelle on se demande comment il serait possible de faire le bonheur du peu.ple français."

La forêt en feu
Le Journal des débats, juillet 1928: « Un violent incendie, due à l'imprudence de deux enfants, s'est déclaré dans la forêt de Jumièges (Seine-Inférieure), dans un plant de sapins appartenant à M. Le Prévost de la Moissonniére, conseiller général. Vingt-cinq hectares ont été la proie des flammes, en dépit des efforts des sauveteurs qui ont combattu le fléau durant huit heures. Ils ont réussi à préserver plusieurs maisons d'habitation qui allaient être attaquées par le feu. » Ce sont 25 hectares qui sont ainsi partis en fumée, ajoute l'Humanité du 20 juillet et il aura fallu des efforts inouïs pour sauver les maisons. L'enquête montrera que les enfants, impuissants à éteindre les premières flammes qu'ils avaient provoquées, avaient pris la fuite sans donner l'alarme. 

Six enfants brûlés vifs
Le temps 18 juillet 1928. Les six enfants de M. Genet, facteur des postes à Duclair, demeurant à Saint-Paër (Seine- Inférieure), jouaient dimanche, à 19 heures, dans un bâtiment servant de grange. Soudain, Mme Genet s'aperçut que la grange était en flammes; elle y courut, affolée, et, à l'aide d'une pioche, défonça le mur en torchis.

Elle délivra ainsi ses six enfants, âgés de 6 à 2 ans, gravement brûlés, ils ont été conduits d'urgence à l'hospice général de Rouen, où cinq d'entre eux ont succombé; le «sixième est dans un état désespéré. 19 juillet : Le petit René Genet, âgé de deux ans, la sixième victime de l'incendie que nous avons relaté hier, a succombé...

14 octobre 1928 : Charles de Heyn, agent d’assurance et maire de Duclair, bat de 31 voix Henri Denise aux cantonales. Ce dernier représentait le canton depuis 30 ans. André Marie élu député de la circonscription.

Il pillait les troncs
8 novembre 1928. Un gamin originaire de Neuville-sur-l'Escaut (Nord), André Bernaert, treize ans, avait quitté, le 1er octobre, le domicile de ses parents, rue de l'Eglise, à Nanterre, après avoir commis un vol. En se rendant à Heurteauville, chez sa grand-mère, il se fit arrêter à Rouen pour infraction à la police des chemins de fer. Remis en liberté, il fut soupçonné d'avoir fracturé les troncs des églises des communes du Trait et de la Mailleraye. Interrogé, il a fait des aveux. Il a été transféré à la prison du Havre.

Décembre 1928. Une auto, appartenant à M. Duval, boulanger à Duclair, roulait à vive allure sur la route de Duclair à Vieux, quand sa direction se rompit. La voiture fit une terrible embardée dans un fossé. Si M. Duval se tira à peu près indemne de cet accident, son commis, M. Legendre, qui l'accompagnait, passa à travers le pare-brise et se blessa gravement.


Jadis, au jour de l’an, les enfants recevaient pour étrennes un sucre d’orge et une orange. Le curé offrait des dragées.

                                                 

18 mai 1929: Sever Boutard est réélu maire. 19 mai: Constant Vauquelin aussi au Mesnil. En revanche, nouveau maire à Yainville: Jean Lévêque, un Rad Soc.

Reprise du pignon ouest de l'église Saint-Pierre. Il est redressé et relié aux murs nord et sud. Dans les blocages du pignon méridional, découverte d'un chapiteau préroman.



24 juillet 1929. Le temps A Jumièges (Seine-Inférieure), plusieurs boys-scouts prenaient leur bain dans la Seine,lL'un d'eux, Joseph Derrenaux, 19 ans, pris de congestion, coula à pic. Lorsqu'on le repêcha, il avait cessé de vivre. (Il était le fils d'un banquier de Roubais)


Le téléphone se développe
Au Mesnil, en cette année 29, la comission des fêtes est composée de MM Quesne, Debris et Monguerard. Le téléphone se développe. Au Mesnil, on compte maintenant 650 communications par an. Ajoutez-y 90 télégrammes. Si bien que Raoul Martin, le gérant du téléphone, demande en novembre à la mairie de porter son salaire annel de 250 à 1200F. Ce sera 800F tranche la municipalité. Martin accepte.

Janvier 1930. Un vieillard fort estimé à Duclair, près de Rouen, où il demeure, ancien commissaire expert en laine du ministère de la guerre, délégué du comice agricole et chevalier du Mérite agricole depuis 21 ans, portait un ruban bicolore deux filets rouges et un filet vert d'égales proportions qui vient de lui attirer de sérieux desagréments.
Un citoyen zélé ayant signalé aux gendarmes que ce ruban fantaisie vendu dans le commerce, mais non réglementaire ressemblait à la Légion d'Honneur, le vieillard vient, à sa grande surprise, de faire ses débuts en justice. Divers témoins ont été entendus au tribunal correctionnel de Rouen, mais l'affaire a été mise en délibéré.
Le coupable va-t-il être placé sous le coup de l'article 259 du code pénal qui réprime l'usurpation des décorations par ceux qui n'en sont pas titulaires ? Ce problème juridique intéresse le public, car les rubans non réglementaires du Mérite agricole sont en vente à Paris et en province chez les chapeliers et portés de bonne foi par nombre de braves gens.


1930: sur le bac de Jumièges, Daniel Persil succède à Georges Lépagnol.
Cette année là, un vapeur s'échoue sur nos rives. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1930, le George-et-Henri, parti de Rouen, se trouva dans l'obligation de faire demi-tour, au nivau de Tancarville, victime d'avaries de coque au mouillage de la Corvette. Parvenu à Jumièges, le navire coulant bas, le capitaine Orsatelli prit la décision de l'échouer. On fit appel aux Abeilles de Rouen et le navire put quitter Jumièges le 10 février. Mais un procès  opposa les protagonistes de cette affaire.

Janvier 1931: les terrassiers de l'entreprise Beaudelin, de Duclair, mettent au jour un cimetière gaulois près du manoir d'Agnès Sorel.

Il trompait la clientèle
24 février 1931, une affaire fait les choux gras de la presse locale. Sur le marché de Caudebec, le garde-champêtre interpelle un agriculteur de Jumièges. Il saisit plusieurs rasières de pommes de terre et les pèse en mairie. Elles accusent péniblement 27, 28 kg quand leur poids devrait être de 35 kg. Pourquoi ce contrôle? C'est un commerçant de Lillebonne qui, trompé sur la marchandise, a déconcé le paysan de la presqu'île. Interrogé, ce dernier se défausse: "J'y suis pour rien. C'est mon commis qui a fait ce travail". Le Parquet de Rouen est saisi. Ce dernier charge la gendarmerie de Duclair d'enquêter. Voilà nos pandores qui se présentent dans la ferme du producteur. Mais il n'y trouveront pas de commis. Et pour cause. Il n'y en a jamais eu ici. Le paysan finit par avouer son forfait...

18 mars 1931: mort de Mme Lepel-Cointet. Elle a 94 ans.

Le 22 mai 1931, au Mesnil, deux nouveaux fonctionnaires municipaux prêtent serment. Albert Petit qui endosse l'uniforme de garde-champêtre et de tambour-afficheur et puis Emile Ligois, cantonnier fossoyeur.    

M. Monguerard préside les anciens combattants de Jumièges. Vice président: Nestor Cadinot, trésorier: Desmoulins, ascesseurs: Vincent Persil, Vermont, Blondel, Quemin, Quesne, porte drapeau: Lacaille et Guichard..

         

17 août ; A Saint-Pierre-de-Varengeville, une automobile venant de Rouen ayant croisé une roulotte de forains, a renversé celle-ci par suite d'un dérapage. Trois forains furent blessés quant aux occupants de l'automobile, deux d'entre eux furent grièvement atteints et transportés à l'Hôtel-Dieu de Rouen.

Novembre 1931: l'abbé Groult, nommé à Valmont, est remplacé par l'abbé Debris. 

1932: création du comité des fêtes de Jumièges présidé par Jean Persil, secrétaires: Huet et Piolet. Organisation d'un concours de bébés.

Le Petit parisien, 21 février 1932 A Vincennes, Marius Brunet. trente-deux ans, originaire de Jumièges (Seine-Inférieure). domicilié 14. rue d'Aboukir, à Courbevoie, a été envoyé au dépôt par M. Fouquet, commissaire de Vincennes. Travaillant il y a quelque temps comme ouvrier peintre chez M. Leclerc. 5, place de la Mairie, à Saint-Mandé, Brunet avait volé à ce dernier pour 14.000 francs debijoux ainsi qu'une somme de 90 francs.

En juin 32, après accord amiable avec Georges Ducastel et Albert Lequesne, on élargit le chemin du grande communication au Bosc, sur le Mesnil. L'entreprise Baudelin réalisera les travaux... avec des camions !

5 juillet 1932: décès d'Henri Denise, ancien maire et conseiller général de Duclair,  propriétaire de l'hôtel de la Poste. Il était né en 1855.

19 juillet 1932 : à l'usine d'Yainville, un chauffeur tombe dans une trémie à charbon. Pris sous 150 tonnes de combustible, son cadavre n'est dégagé qu'au bout de plusieurs heures.Yves Gourvet, 42 ans, était père de trois enfants.

Janvier 1933: meeting de la Fédération républicaine à Duclair. 1200 participants.

La prochaine sortie promenade du Moto-Club de Dieppe aura lieu dimanche prochain 10 mars. Elle aura pour but Duclair et l'Abbaye de Jumièges avec retour par Caudebec-en-Caux.

Mai 1933: voilà la première pompe à essence au Mesnil. Elle est installée chez Mme Thomas qui tient déjà commerce.

1933 toujours: concours pomologique chez Guillaume Quesne, à Jumièges. Dans la cour de la mairie, chaque dimanche après-midi de juillet, on organise toujours un concours de tir. Un fusil de chasse est à gagner. Cette année-là, à l'aide d'une corde, Roger Deuil remonte un homme du fond d'un puits. Consolidation des voûtes et parties hautes des chapelle du chœur gothique de Notre-Dame.

9 janvier 1934 : La voiture du docteur Pierre Derocque. chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Rouen, s'est brisée contre un arbre après avoir dérapé sur le verglas à la côte de Boscherville. Le docteur Derocque a été tué sur le coup; Mme Derocque, grièvement blessée. a été transportée à l'Hôtel-Dieu de Rouen.

12 janvier 1934, vers 3h du matin, le vapeur Bolette, venant de Rouen, percute le vapeur Conde de Ambasolo mouillé au niveau du Mesnil.

Mars 1934. Alphonse Berthaud, 3e mécanicien à bord du Divona, amarré au ponton de la centrale d'Yainville, est trompé par l'obscurité et tombe en Seine. Le brigadier Jouan, des douanes du Trait, se trouvait là. Il lui jette la bouée des Sauveteurs bretons. L'homme est sauvé.

Avril 1934 : le Docteur Allard est en mauvaise santé. Il démissionne de la présidence de la délégation cantonale. Guillemot-Treffainguy, notaire de Jumièges, est nommé suppléant du juge de Paix.

L'affaire de l'instituteur
En 1934, les Radicaux qui président aux destinées du village ont leurs contradicteurs. En témoigne cet article du 21 juillet signé d'un "groupe de parents" et titré "Un apprenti dictateur".

« Un citoyen qui est le second dans sa commune, et premier en fait, fervent apôtre des libertés républicaines,  grand soutien du représentant ex-ministre de notre circonscription, se croit promis aux plus hautes destinées politiques. Ou du moins il se croyait promis, car il a effectué une magnifique fausse manœuvre que je vais vous conter en quelques mots.
Un instituteur, depuis un an, était venu dans notre belle cité, si connue des touristes et il avait cru bien faire en travaillant à remonter le niveau intellectuel bien bas des enfants de ce petit pays. Mal lui en prit, car il attira sur lui les foudres du dictateur qui exigea, pour des raisons que la raison ignore, son déplacement.
Mais la population réagit sur ce camouflet infligé à la raison et à la justice.
Les parents de tous les élèves écrivent une protestation, mais il paraît que dans notre belle République des camarades, la voix de 35 parents n'est rien, par contre la voix d'un élu... municipal est tout !!!
Une deuxième pétition des habitants confirme la première, et se couvre rapidement de signatures.
Nous verrons ce qu'elle donnera.
Probablement rien, car ce dictateur de pacotille est bien vu des ayants droit à l'assiette au beurre.
Quelles sont les causes du déplacement de cet instituteur.
1° Cet adjoint au Maire (puisqu'il faut lui donner son grade) ne cesse de donner des preuves de son activité... spéciale... Il prépare sa réélection.
2° Il a à caser un de ses parents dans ce beau petit poste et son procédé est bien conforme aux procédés de MM. les Radicaux.
3° L'instituteur n'ayant pas la mance politique requise, il en fallait un autre pour la prochaine propagande électorale.

Où est la liberté? Les opinions politiques priment-elles l'intérêt des enfants.
La voix des parents n'aurait-elle plus d'écho?
Mais cette histoire pourrait bien avoir un résultat opposé à celui que pouvait en attendre son auteur.

Beaucoup d'électeurs que n'aveugle pas le parti-pris, écœurés de cette façon d'agir, pourraient bien, en mai prochain, donner à ce faiseur de décrets-lois au petit pied, une leçon à laquelle il ne s'attend certainement pas.»

Lundi 6 août 1934: explosion de l'usine électrolytique d'Yainville. Lire par ailleurs.

7 octobre 1934 : Armand, comte de Maures du Malartic, propriétaire et maire d’Yville, est élu conseiller général du canton. Il reprend le siège aux  Rad Soc.

Dans les années 30, Détienne, le gardien de l’abbaye, ramasse des fragments de terre cuite tombés des voûtes du grand cellier et qui, mis en dépôt à une époque indéterminée, provenaient très vraisemblablement d'un pavement de l'abbaye…

1934-1935: restauration des parties hautes de la tour occidentale nord de la grand église. Consolidation des murs et fenêtre hautes de la nef de l'église Saint-Pierre.

7 mars 1933. Autocar contre camion, à Duclair cinq blessés. A Duclair,  une collision s'est produite entre un autocar et un camion conduit par Penjou, de Malakoff. Cinq personnes ont été blessées Mme veuve Tertaux, M. Pellier, Mme veuve Dubos; tous du Havre M. Lair, de Saint-Romain-de-Colbosc, et M. Grain fils, de Jumièges. L'accident se produisit près du château du Taillis.

31 mars 1935: l'abbé Debris bénit le calvaire du XVe restauré. Le 21 mai, René Deuil est nommé commandant des sapeurs pompiers.

13 avril 1934. A Saint-Martin-de-Boscherville, un ouvrier agricole de 60 ans, employé de l'entreprise Rouzier, d'Hénouville, est sommé de monter sur un tracteur en marche. Il glisse et a la tête écrasée par une roue de la remorque.

Mai 1935. Au Mesnil, Raoul Martin, le gérant du téléphone, est élu maire. Les gens du plateau et du bourg du Mesnil s'estimaient pénalisés par rapport aux riverains de la Seine en matière d'approvisionnement en eau. Alors, on creusa un puits artésien sur la place de la mairie.

22 mai 1935. AU Trait, M. Forcher. commis d'épicerie à Duclair, tombe sous la voiture.de livraison de son gérant, M. Lefebvre. Il meurt à l'hôtel-Dieu de Rouen.

14 juin 1935. Les gendarmes de Duclair arrêtent Roger Boisard, 25 ans, alors qu'il cherchait à se débarrasser, à un prix dérisoire, d'une automobile volée à Paris, rue des Mathurins.

Août 35. Maurice Deshayes, un chauffeur de taxi de Rouen, amène au Mesnil Eliane Morinier, née Carmagnole, 19 ans, en pension dans un hôtel de la capitale normande depuis des mois.  Elle payse sa course et se dirige vers le fleuve. Deshayes prévient aussitôt les gendarmes de Duclair. Les voyant arriver, elle se jette à l'eau. Deshayes, bon nageur, tente de la sauver. Ils coulent tous deux à pic.

20 février 36. Un charron livre un char funèbre à la mairie du Mesnil. Il est remisé sous un hangar.

Un chauffeur ivre provoque un grave accident

Au Paulu, près de Rouen, le boulanger His, de Saint-Paër. qui était en état d'ivresse, effectuait une tournée de livraison, accompagné de son jeune employé André Debled, de Mme Demeyers et ses trois enfants lorsque, tout à coup, il jeta sa voiture contre un pylône. André Debled fut tué sur le coup, Mme Demeyers et un de ses enfants furent grièvement blessés. Le chauffeur a été arrêté.
Le Journal des débats, 4 juin 1936.

Eté 1936: Détienne, le guide de l'abbaye, demeurant dans la porterie, mène sa dernière visite. 25 août: pétition pour la construction d'une école aux Sablons.

11 septembre 1936. La police mobile arrête une femme Flambart, de Duclair, qui. il y  une quinzaine de jours, a, jeté sa fillette âgée de quelques semaines, dans la Seine.

20 avril 1937: marchés simples aux fruits et légumes les lundis, jeudis et samedis jusqu'à 16 h en été, 15h en automne. Jumièges compte deux hôtels: celui de l'abbaye et le Littré. Maurice Chambry, aux Sablons, est distingué pour avoir dix enfants en vie sur les onze mis au monde par son épouse.  C'est lui qui, à la Libération, fera une funeste découverte...

3 juillet 1937: l'Union nationale des combattants tient son congrès régional à Duclair et demande un réajustement des pensions.

La guerre, on y pense. Le 28 juillet 37, au Mesnil, Eugène Petit organise la défense passive en cas d'attaque aérienne.

18 décembre 1937: Née à Jumièges le 7 avril 1837, Rose Godey s'éteint à Duclair. On avait fêté son centenaire quelques mois auparavant.

1937 aura vu la création de l'Étoile sportive de Jumièges. Le maire, Georges Boutard, en est le président fondateur.


Mai 1938 Excursion du photo-Radio-Club. A 14 heures, on quitte Caudebec pour Saint-Wandrille, avec une promenade à pied à l'Oratoire de Saint-Saturtin. Puis c'est la visite de l'Abbaye, de ses ruines gothiques, de son Cloître aux proportions harmonieuses :unc mine inépuisable de clichés pour les amateurs.
On quitte à regret ce site remarquable et c'est vers Jumièges que l'autocar nous emmène. Là. désillusion. Non seulement il faut payer 5 francs pour visiter, mais il est interdit de photographier. Nous sommes unanimes à protester contre un ukase aussi formel. Est-ce qu'une interdiction de ce genre se justifie lorsqu'il s'agit du patrimoine artistique de noire douce France, et surtout dé monuments classés comme «historiques» ?
Aussi, nous repartons à nouveau : ce sont maintenant les bords de la Seine jusqu'à Duelair, dernière halte

1938: l’abbé Debris tire sa révérence. C’est lui qui, comparant ses paroissiens à ceux des communes voisines, assurait qu'ils n’étaient pas moins religieux, mais moins « églisiers » que les autres. Il savait qu’il pouvait se rendre à la chapelle de la forêt sans que sa présence en écartât les pèlerins. Installation de l'abbé Coupel. Le 1er avril, Roger Deuil fils entre à 15 ans dans le corps des sapeurs pompiers. Il fera carrière à Paris.

1938 encore:  Charles Dullin doit mettre en scène L'annonce faite à Marie, de Claudel à la Comédie française. Une correspondance s'engage entre les deux hommes. Claudel souhaite faire visiter à Dullin  les ruines de l'abbaye de Jumièges, décor idéal pour sa pièce à ses yeux...

12 juin 1938. Un car parti du Havre va au fossé et se couche dans un champ de la plaine de Yainville. Il doublait une voiture quand une autre arriva en face. Quinze blessés. Parmi eux: Edouard Pain, Mme Sauzereau et son fils Jean, du Trait.

6 août 1938.  A Bardouville, Albert Peletier, 27 ans, manœuvre, se baignait en Seine, lorsqu'il coula à pic sous les yeux de sa famille. Son corps n'a pas été retrouvé malgré les recherches entreprises. Il  laisse ure veuve et trois enfants.

1940: dernière traversée du passeur, Claude Persil. Et c’est à nouveau la guerre.

 


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