Tous les événements de la Grande guerre et ceux des années suivant l'Armistice sont détaillés dans le livre de Laurent Quevilly, "14-18 dans le canton de Duclair". Juste quelques dates...  

1914.  Deux coups de feu : 18 millions de morts ! Après l'attentat de Sarajevo, voici donc la Grande Guerre. C'est sûr, elle sera courte et l'on ne fera qu'une bouchée des Allemands. Nos hebdomadaires locaux passent de quatre à deux pages et ne seront plus bientôt qu'une collection de faire-parts de décès...
En attendant, à Jumièges, nos plus grands ennemis restent les sangliers. Dans le Journal de Rouen du 13 août 14,  les hommes restés au pays demandent à la cantonade qu'on les délivre de leurs ravages. "On leur a bien promis des compensations en argent, ils préféreraient conserver leurs récoltes..."

Octobre 14. Heurteauville : MMes Guérin, Cléret, rondel et Duval récoltent 206 F pour les militaires. La femme Broche est accusée d'avoir volé une poule à la veuve Monchy. Elle nie.
Au Trait, Louis Ducatel, tailleur, passe en correctionnelle pour insultes à un agent de la force publique.


Janvier 1915. A Saint-Paër, on signale le décès de Mme veuve Emile Lefebvre, connue pour ses bienfaits et d'une famille très éprouvée.

Mars 1915. La jeune Marie Burgot est percutée par une voiture à Saint-Paul.
Battues aux sangliers en forêt du Trait.

Avril 1915. Maurice Lépagnol, d'Heurteauville, cité à l'ordre de son régiment.

Août 1915. A Heurteauville, le chien de Mme Albert Pray croque ses volailles. Louis Gontier porte plainte.

Septembre 1915. Eugène Duchemin, domestique d'Heurteauville, poursuivi pour ivresse.

Décembre 1915. L'explosion du dépôt de poudre d'Harfleur se ressent jusqu'ici. Trois officiers australiens sont projetés à terre. Le transept de l'église Saint Pierre s'écroule, les restes carolingiens se lézardent, le jardin du potager est éventré. La voûte de l'une des deux chapelles du chœur qui avaient échappé aux coups de mine de Lefort, la chapelle Saint-Michel, voit sa voûte s'effondrer.
A Heurteauville, Léon Bunel est verbalisé pour avoir injurié et brisé la clôture de Mme Pray.
Quête pour les Poilus d'Heurteauville par Françoise Duval et Henriette Herment. Célestin Savoye verbalisé pour ivresse.
Au Trait est créée la Société de La Mailleraye, dite aussi usine Terracini. Ce sera une raffinerie que l'on appellera la Stanadard.



Janvier 1916. Heurteauville : Savoye frappe à coups de pieds chez Augustine Vautier. Menaces. Injures.
Alphonse Chevalier est verbalisé pour ivresse.

Février 1916.  Le 17, service funèbre à Jumièges pour Constantin Cuffel, du 3e génie.

Mars 1916.  Heurteauville. Henri Lévêque est cité à l'odre de son régiment pour avoir défendu un pont durant quatre heures sous les bombardements. Croix de guerre.

Avril 1916.  Charles de Heyn de Duclair et Maurice Prasion, ancien instituteur de Varengeville, gendre de Heurtaul, secrétaire de mairie à Duclair, font l'objet d'une citation.

Mai 1916. Désirée Julia Condor, veuve Lefrançois, d'Heurteauville, part deux mois en prison pour recel.
Le Trait : le caporal Léon Lefèbvre, du 28e RI, cité à l'ordre de la division.

Juin 1916. Au Trait, le pèlerinage du Précieux sang a toujours lieu.
Pour conduite scandaleuse, Pascal Jules Lefrançois, 16 ans, et sa maîtresse, Louise Augustine Vautier, 23 ans sont déférés devant une juge. Saussay, le débitant, est accusé d'avoir volé les pieux qui servaient d'appui au bois qu'il transportait. La plainte vient du commandant du génie anglais implanté à La Mailleraye.
Le soldat Charles Mallet, du hameau de la Neuville, est cité à l'ordre de son régiment, le 155e RI pour avoir été couper des fils de fer devant les tranchées ennemies.

Août 1916. A Villers-Ecalles, l'épouse de Sanson Miot, Victorine Chauvin, est retrouvée baignant dans son sang. Des blessures sont constatées durant la toilette mortuaire mais personne ne pipe mot. C'est le Dr Hideux qui refuse le permis d'inhumer. Herbager de 82 ans, Miot assure avoir retrouvé le corps de sa femme baignant dans son sang en retrant du marché de Barentin et plaide pour la thèse du suicide mais la trace d' un coup de couteau dans le dos anéntit sa version. Miot comparaîtra le 13 février 17. Faute de preuves, il sera acquitté.
Le soldat Charles Mallet, du Trait, est encore cité à l'ordre du 155e.

Septembre 1916. Affaise Savoye-Savalle à Heurteauville

Arrestation de Pascal Lefrançois, 17 ans, condamné à de la prison le 21 octobre 1915 par le tribunal de Pont-Audemer.

L'accident de Mme Lequesne

28 septembre,
1 h du matin. Parvenue à Boscherville, Marie Lequesne se tue en se rendant au marché de Rouen, son cheval ayant eu peur d'un âne dans la nuit. Elle était accompagnée d'une femme Levreux qui ne fut que blessée.

Novembre 1916. On peut trouver chez Deschamps, à Duclair, mais aussi au siège des journaux locaux une photo du vapeur suédois Normandie torpillé par un sous-marin allemand mais aussi du Ballogie échoué en Seine à Duclair fin août 1916 ou le navire-hôpital Saint-Patrick passant devant Duclair.
Mort à Rouen  d'Emile Verhaeren de retour de Jumièges.


Décembre 1916. Son frère Joseph est au front, alors il fait valoir sa ferme à Herurteauville. Et pour avoir enfoui une pouliche morte dans un trou peu profont, Edouard Caron est verbalisé.



Février
1917. Le vapeur Maine percute le bac de Duclair sur la cale de Berville. Parti à la dérive, le bac alla s'échouer au Trou Bucquet. Quinze jours de travaux seront nécessaires alors que les glaces l'ont déjà immobilisé trois semaines voici peu.

Avril 17. La médaille militaire à Raoul Fontaine, d'Heurteauville, 21 e RIT. Maurice Lépagnol est une nouvelle fois cité. On exploite de nouveau la tourbière de la Harelle qui aura 80 ouvriers.

Mai 17. Mort d'Auguste Badin à 82 ans.

Juin 17. Plusieurs Heurteauvillais portent plainte contre un gardien d'herbage de 39 ans qui se serait livré à des "actes immoraux". Il nie.

Août 17. Deschamps met en vente des photos présentant le passage de navires anglais le 13 juillet, le vapeur Tiecenna, échoué à La Fontaine, six vues d'aéroplanes prises à Varengeville le 22 juillet, enfin des photos du fameux hiver.
Le chien de M. Marchand, à Heurteauville, aime trop les poules. PV.

Septembre 17. On fait alors montre d'imagination pour pallier aux carences alimentaire. En témoigne cet article de L’agence républicaine.

Un nouveau légume

Par ces temps de vie chère, il n'est pas de découverte qui ne doit être mise à jour et à profit par tous. Dans cet ordre d'idées, il est nécessaire de signaler, au point de vue alimentaire, le Typha, un légume dont le goût et l'odeur sont identiques à l'asperge ; on l'accommode à la sauce crème.
Le Typha, désigné sous les noms de : chandelle ou quenouille d'eau, roseau de la Passion, asperge des Cosaques, a été récolté en mai dernier par M. Jules Philippe, dans le marais de la Harelle, à Heurteauville, qui, au printemps prochain, en produira de grandes quantités.
Les rhizomes de cette plante sont très féculents ; après cuisson, ils peuvent être mangés en salade.


Janvier 18.  Au cours d'une battue aux sangliers, en forêt de Brotonne, menée par le lieutenant Henri Lefebvre, Arthur Renoult, maître d'hôte à La Maillerayel, a reçu deux coups de fusil. Etat désespéré.
On apprend le classement comme monument historique de l'abbaye de Jumièges. La presse locale s'en réjouit : "La propriétaire, Mme Lepel-Cointet, qui depuis de longues années veille avec le soin le plus scrupuleux à l'entretien de l'illustre édifice a voulu, en le plaçant sous la tutelle de l'Etat, assurer dans l'avenir sa conservation définitive."

Février 18. L'hiver est encore froid. L'épouse d'Albert Messier accuse ses locataires, la femme Albert Toutain et sa fille, la femme Emile Froville, d'avoir abattu deux fruitiers, démoli une rampe d'escalier et défoncé une haie pour se chauffer. Elles ne reconnaissent qu'une branche de prunier cassée par le vent.

Mars 18. Pour transporter de l'avoine d'une commune à l'autre il faut une autorisation. PV pour Louis Huard, d'Heurteauville.

Mai 18. A Heurteauville, un Espagnol, Navoirro Martinez, est arrêté pour ivresse.

Juin 18. Emilie Cornu ramasse un lièvre blessé dans un fossé de la Piette. Elle est verbalisée et sa prise part pour les cuisines de l'hospice de Caudebec.

août 18. Paul Marie, ouvrier charron, vient demander du travial à Paul Cuffel, charron d'Heurteauville. Puis il ouvre plusieurs comptes au nom de son nouvel employeur pour acherter de la viande chez la bouchère Lecomte, du pagin chez la boulangère Huré, de la boisson chez la débitante Lefebvre.  On finira par l'arrêter.

Septembre 18. Quatre jeunes filles quêtent pour les mutilés de guerre à Boscherville sous la présidence de Bocheux, maire.

Novembre 18. A Heurteauville, deux habitants sont poursuivis pour divagation de chiens, un autre pour recel de blé et sucre roux.

Avec l'Armistice, Lanfry, successeur de Baron, consolidera les voûtes de l'abbaye de Jumièges, ses arcs et arrachements de voûtes subsistant au collatéral nord. Edouard Herriot, auteur de la Porte océane, vient méditer ici.

Morts pour la France à Jumièges

Liens vers les fiches établies par Martial Grain sur Memorial Geneweb.


BARBEY Victor  - BIEN Adrien Charles -  BIEN Lucien Joseph -  BONNAMY Adolphe "Maurice" Alphonse - BULTEY Gaston -  CADINOT Gaston - CADINOT Louis - CADINOT Raymond - CHARLET Arthur - CUFFEL Célestin - DECONIHOUT HenriDECONIHOUT Henri Albert -  DESHAYES Charles - DUBOS Raoul - DUBUC René - GOSSE Gaston - HUET René - LANDRIN André Victrice -  LANDRIN René -  LANNIER Louis - LEFEBVRE Léon Sébastien -  LEMERCIER Paul  - LITTRÉ Georges - MARTEL André -  MARTIN Marcel  - NEVEU Henri Michel - NEVEU Louis Felix -  PILLON Cyrille -  - PONTY Arthur -  PONTY Gaston SébastienPORTAIL Alfred -  PRÉVOST Charles - PRÉVOST Louis Gaston Armand - PRUNIER Albert Célestin - SCHMIT René Albert -  SENARD Albert Onesime  - THUILLIER Théophile  - VATEY Georges René  - VAUQUELIN Louis Armand Charles - VESTU Louis André - YBERT Claude Clément .

 


Decembre 18.  Clerc, le chef de gare de La Mailleraye, porte plainte contre son voisin, le débitant Barbaray pour violences.


Mars 19.   André Honoré, mutilé de guerre à Heurteauville et la veuve Pray sont condamnés pour injures réciproques.

Mars 19.   Douanier, Edmond Gontier repêche à la Piette, territoire d'Heurteauville le cadavre de Juliette Baurin, épouse Losay, disparue à La Mailleraye du ponton-grue SGTR.

Août 19.   Le lundi 4, un charretier de Rouen charge un manœvre des chantiers du Trait, Henri Thirel, 62 ans. Quand le convoi descend la côté Béchère, la tige commandant le frein se rompt. Le cheval du limon essaye de retenir, mais un avaloir se rompt à son tour. Le charretier dirige le fardier sur le talus. Qui verse.Thirel éjecté reçoit un choc mortel et meurt peu après. Constat du Dr Allard.
A Duclair, des syndicalistes arrivent à vélo au marché de Duclair et exigent des marchands des prix raisonnables.

Huit  noyés en Seine

17 août, 9h. Une barque s'emplissant à Anneville-sur-Seine par suite d'une voie d'eau, une panique se produisit parmi les passagers, et la barque chavira par l'inexpérience du rameur. Les huit personnes que contenait le bateau. M. et Mme Hulin et leur fils, 17 ans, leurs deux domestiques Lafosse, 50 ans, et Decaux, 16 ans, les époux Boutard et leur fils de 6 ans, jardiniers au château de M. Darcel, ont été noyées. Ils se rendaient à la Saint-Philibert et le témoin du drame fut M. Quesne, agriculteur au Mesnil.


Le 21, une visite des ruines de Jumièges est organisée par la Compagnie rouennaise de navigation. Les guides sont assez présents dans leurs instructions pour ne pas se faire oublier en sortant. 
Le 31, l'abbé Jomard, vicaire général bénit l'autel et le calvaire érigés à l'église du Trait en mémoire des treize Poilus morts pour la France. Aux vêpres des morts, allocultion de l'abbé Bouët, curé de Villers-Ecalles.

Septembre 19.  Au Trait, on s'attend à passer de 500 à 10 ou 12.000 habitants avec l'achèvement des chantiers et de ses six cales qui permettront de lancer des navires jaugeant 15.000 tonnes. L'investissement atteint les 35 millions de francs. Une trentaine d'autres millions sont nécessaires au logement de quelque 3.000 ouvriers.
Décès le 30 à Claquevent de ma grand-mère, Julia Chéron, veuve Mainberte, à 46 ans. Elle laisse une fratrie orpheline.
Maçon aux chantiers, François Meraldo est verbalisé à La Mailleraye pour défaut d'immatriculation prescrite aux étrangers.
Le Félix-Faure court toujours la Seine à la belle saison. Il va hiverner au bassin du Commerce, au Havre

Novembre 19.  Service solennel au Trait à la mémoire des morts pour la Patrie.

Décembre 19.  Restaurateur place du Vieux-Marché à Rouen, Jules Saunier abat un sanglier de 120 kg en forêt du Trait.



Janvier 1920.  Plusieurs ouvrier de Barentin travaillant à l'usine Terracini, au Trait, ne payaient leur train que jusqu'au Vieux-Trait. Puis sautaient à contre-voie et quittaient la gare par une palissade. Ils sont pincés par les gendarmes. Parmi eux, un maçon d'Heurteauville, Alphone Léguillon.

Un maire invalidé

Février 1920. Le samedi 28, à 17h, le conseil municipal de Jumièges s'est réuni à la mairie pour la cession de février, sous la présidence de M. Lefebvre Jules, maire. 

Présents: MM Lefevre, Deconihoult, Maugerard,  Duparc A., Boutard, Glatigny,  Lamy, Quesne, Grain,  Duparc Louis, Gossey, Renault. M. Renault a été élu secrétaire.
En marge du registre. "Protestation contre l'exercice de la fonction de maire par M Jules Lefebvre." En pleine page: "Le conseil, considérant que l'élection de M. Jules Lefevre comme maire a été invalidée, l'adjoint dispose du pouvoir administratif et que seul il est qualifié pour présider la session de février..."
 (Relevé Martial Grain). Qui peut nous en dire plus ? Toujours est-il que c'est Sever Boutard fils qui prend la direction des affaires.
A Saint-Paër, décès de Raoul Lefebvre, agriculteur et conseiller municipal, figure appréciée dans le pays.

Avril 1920. 900 des 1200 ouvriers occupés à la construction des chantiers du Trait observent un mouvement de grève.
Un employé de l'usine Terracini, Peter Florentin, est mis au violon à La Mailleraye après avoir forcé l'entrée du débit de Mme Oursel.

Mai 1920. Le dimanche 9, gala de bienfaisance de la Lyre et du Bouchon au profit d'une veuve de guerre, inauguration de la salle de cinéma.
A l'usine Terracini, Thuillier aide les sœurs Bénard à rouler des fùus. Du coup, sa concubine, Emilia Peltier, jalouse, les insulte une grande partie de l'après-midi. Quand tout ce monde prend le bac pour regagner La Mailleraye, la Peltier applique une maîtresse gifle à Emilie Bénard avant de lui déchirer sa blouse. Louise, la sœur, intervient, la Pelletier la repousse à coups de pied. Puis les injures continuent. Plainte des sœurs Bénard.

Juin 1920. 4 : incendie des communs au presbytère de Jmièges. Le curé est alors Sosthène Levacher qui, en 1920, s'acquitte d'un loyer de 500 F. Celui-ci sera ramené à 200 F.
Et le pèlerinage du Précieux-Sang se poursuit au Trait.

Septembre 1920. Le 12, inauguration du monument aux morts du Trait.

Novembre 1920. Le 16, création d'un bureau de poste au Trait.

Décembre 1920. Le 5, fête de Saint-Eloi au Trait.



Février 1921
. Le 6, une quête à Heurteauville au profit des pupilles de la nation menée par Marie Saussay et M. Deconihout réunit une trentaine de francs. Le 27, inauguration du monument aux mort d'Heurteauville.


Avril 1921. A Pâques, l'écrivain Edmond Spalikowski revient à Jumièges."Tandis que la foule endimanchée, après avoir rangé ses charrettes sous les arbres de la place, gravissait pour l'office la route et les sentiers..."

Août 21. Le 14 août; vers 6h, Emile Damandé, cultivateur au hameau des Planquettes, à Sainte-Marguerite, constate la disparition de sa génisse qui était au piquet près de la cour. Le 20, alors qu'il traverse la forêt du Trait, un odeur pestilencielle se fait sentir. Sous les futaies, il découvre sa génisse. Morte. Elle a été en partie débitée avec talent.
Fête des fleurs à Duclair.

Octobre 1921. Un enfant de 9 ans, René André Prévost, est emporté par le mascaret au passage de Jumièges. Son corps fut retrouvé à Barneville. Il était le petit-fils de Victoire Victorine Mainberte.
Le 22 mort du directeur des chantiers, Louis Achard, à Dunkerque.
Le 23, inauguration du monument de Duclair.

Novembre 1921. Trois mois de prison pour Henri Lecomte qui avait frappé à coups de couteau Georges Huet, ouvrier chez Terracini.
Le
22, revenant d'Algérie, l'Ardèche, cargo de la CGT, s'échoue dans le chenal face à La Mailleraye. Des Abeilles du Havre sont dépêchées.
Le 29, le Capitaine Bonelli est lancé au Trait. C'est le premier navire...

Décembre 1921. A Sainte-Marguerite, Charles Condor tient à démentir un bruit qui court : Henri Lefebvre ne lui a pas volé de poules.
Décès à Fécamp de l'abbé Forthomme, ancien vicaire de Sainte-Marguerite et curé du Mesnil.
Condamnation d'un cultivateur de Sainte-Marguerite, Charles Poisson, pour défaut d'éclairage et fausse identité.
Arbre de Noël à Heurteauville. Jouets, oranges... Adam, l'instituteur, remercie les souscripteurs.

Cette année là, les antiquaires auront alerté le préfet sur la dangerosité de l’église Saint-Valentin. Le curé de Jumièges, sur avis du cardinal Dubois, a signalé l’état déplorable du chœur et du portail, ce qu’est venu constater un haut fonctionnaire ministériel. Le maire est invité à constituer une demande de classement.


Janvier 1922.  Chez Mme Feuilleye, d'Heurteauville, quelqu'un d'un commune voisine lui propose de la monnaie d'or contre des billets ordinaires. Enquête....
Le
27, on
vient d'expulser à Anneville-sur-Seine, une veuve de guerre âgée de 42 ans et qui a cinq enfants en bas âge à sa charge. Elle n'avait pas pu payer le remboursement de la location pendant la durée des hostilités.
Le maire d'Anneville n'était pas présent à cette expulsion, accuse l'Humanité, et il ne s'est pas préoccuppé de trouver un abri momentané pour cette famille éprouvée. Et le mari de cette femme, le père de ses enfants a défendu le droit, la liberté la civilisation. Lesquels ?

Février 1922.  Le dimanche 5, bénédiction de deux statues au Trait. Le 25, lancement du cargo charbonnier Chef Mécanicien Blanc.

Mai 1922.  Bénédiction d'une statue de Jeanne d'Arc au Trait et messe pour le départ des conscrits.
Le DAC clôture la saison de foot 21-22 sur son terrain de tir avec une fête sportive de bienfaisance en faveur de l'hospice.
Lancement du Capitaine Le Diabat,  charbonnier.

Henri Denise est réélu conseiller général sans concurrent. 1539 voix sur 1570 suffrages exprimés.
Un cultivateur apporte au marché de Rouen une cigogne noire qu'il a tuée d'un coup de fuseil à Jumièges. Avant guerre, on avait aperçu trois cigognes blanches sur la flèhe de la cathédrale...
Un malfaiteur a pénétré chez Albert Messier, cultivateur à Heurteauville, fracturé une armoire et fait main basse sur de la monnaie. On a son signalement, celui d'un ouvrier d'usine, et il aurait commis un autre vol le même jour à Barneville. Arsène Bertrand, domestique, est verbalisé pour ivresse.

Juin 192
2.  Jeudi 29 juin, Léon Auvray est grièvement blessé en gare de Duclair.

Juillet 22.  Mme Guérin offre un drapeau aux anciens combattants d'Heurteauville. Il est bénit par l'abbé Dumesnil. Concours de la fanfare de La Mailleraye.
Régates à Duclair les 8 et 9, toujours présidées par Max de Joigny.
Lancement du Capitaine Prieur.
"Si tu portes plainte, on aura ta peau !" Jules Levieux et Alexandre Lefebvre avaient ,un soir, dans un dortoir du Trait, assommé un pauvre bougre pour lui voler son argent. Interrogés, ils nient : "Mais non, monsieur le président, on lui a pas pas donné de coups de pied. On était en chaussons..." Six mois de prison.
Le service départemental d'éducation populaire propose du cinéma à l'école des filles de Sainte-Marguerite. Une causerie portera sur l'hugiène de l'enfance.
Un matelot de Duclair, Bellanger, se noie à Monaco.
Partoy, le propriétaire des cars de Duclair, cesse le service Duclair-Caudebec le 31 juillet.
La médaille d'honneur des chemins de fer va à Auguste Roussais, chef de canton PN 17 au Trait, 30 ans de service.
Louise Aglaé Lefebvre, veuve Bien, sort de chez ses enfants, les débitants Alphonse Leroy, quand elle est fauchée par une voiture venant de Caudebec. Elle mourra trois jours plus tard.

Septembre 22.  Bénédiction du vapeur Léoville.
Palmes académiques pour Pestel, maire du Trait. Médaille militaire posthume pour le caporal Rectigny, du 274e RI. Appel à souscription après l'incendie du logement de la famille Saint-Denis.

Octobre 22.  Mort le 23 à Rouen  de l'abbé Lejeune, ancien curé d'Yainville et du Trait.
Antonin Lucas, chef de service aux ACSM, terreur des canards siffleurs abat cette fois un héron. Les amis de Lucas mangeront sa chair parfumée et la dépouille sera déposée au petit musée des Ateliers. Le Trait compte alors 2.500 habitants et on annonce l'ouverture d'un marché pour le 4 janvier.

Décembre 22.  Dans la nuit du 23 au 24 décembre, sur la Départementale, on arracha les panneaux qui annonçaient le nouveau marché du Trait. Emile Durussel, forgeron, condamné pour ivresse.


Janvier 1923. Le matin du jeudi 4 janvier, profitant d'une embellie, le premier marché du Trait s'ouvrit. Le personnel de la gare fut débordé pour délivrer les colis des étalagistes aux transporteurs qui devaient les mener sur la place. On vint de toutes les communes environnantes. Le même jour fut lancé Le Journal du Trait.
Lancement du Barsac.
Jumièges. Pendant l'absence de M. Georges Deconihout, 26 ans, ouvrier d'usine, un cambrioleur a pénétré dans la chambre de ce dernier et a soustrait une somme de 1.100 fr. cachée entre les matelas du lit.

Mars 1923.   Lancement du Jean-Laborie.

Avil 1923.   Aux ACSM,, Léon Romain est enseveli sous les 380 kg de charge d'un portique roulant. Il décèdera à l'hôtel-dieu.
A Sainte-Marguerite, inauguration de travaux à l'église et bénédiction d'une troisième cloche par l'archevêque.

Mai 1923.  Du 31 mai au 3 juin a lieu un festival de musique au Trait.

Juin 1923. Le 5, Marcel Bouterre est nommé notaire de Duclair en remplacement de Garrigues.

Juillet 1923.  Fin juillet. Jumièges. Quoique ne sachant pas nager, M. Haussi, ouvrier d'usine, prit un lain dans la Seine et se noya. Il laisse une veuve et plusieurs enfants.
Cavalcade et expo d'hosticulture à Duclair.

Août 1923. Concours de tir à Jumièges.
Exposition d'horticulture et d'apiculture au Trait.
Un fête et un cadeau offerts par la municipalité et les enfants des écoles de Sainte-Marguerite à Louis-Edmond Baille, instituteur à Sainte-Marguerite, collecteur de la Fraternelle de Duclair, pour son départ à Elbeuf. 
La grue de l'usine de La Mailleraye tombe en Seine avec son grutier, M. Kemps. Transféré à Rouen par le Dr Roullé, il ne semble pas gravement blessé mais il a perdu l'usage de la parole.
En marge des régates de La Mailleraye, Alphonse Chevallier, journalier d'Heurteauville, est verbalisé pour ivresse.

Septembre 1923. Le 7, c'est la fête des anciens militaires au Trait.
L'assemblée des moissonneurs se tient le 16 septembre chez Legendre, à Heurteauville, près les passages d'Yainville et du Trait. Tout commence par la bénédiction d'une gerbe à l'église puis son exposition au débit. Concert, attractions diverses, bal sous tente, illuminations. Le passage est assuré toute la soirée.
17 septembre : un marinier tombe en Seine à l'appontement de la SHEE où sa péniche est amarrée. On retrouvera son corps à la cale de l'usine Terracini.
En correctionnelle, on juge deux affaires. Léopold Henryck et Joseph Verstraeten, icres, ont volé les haricots de M. Avonde, débitant près la gare de La Mailleraye. Estimés, ils n'écopent que d'une amende. La prison en revanche pour les frères Mouel qui ont agressé, à la cantine de la Société de La Mailleraye Louis Lestrat puis Bénard, gardien de l'usine, qui avait transporté le blessé à l'infirmerie.

Octobre 1923. les usages de la ligne Barentin-Caudebec sont concernées. Quatre agents de la compagnie de chemin de fer volaient des colis à la gare de Barentin. Ils sont arrêtés. 

Novembre 1923. Lancement du Dyonnée, pour l'Africaine d'armement.

En 1923, Edward Montier et Pierre Chirol auront publié L'abbaye de Jumièges, son histoire, sa dévastation


Janvier 1924. Lancement du Vaccarès le samedi 5.
En gare de Duclair, un wagonnier, Alphonse Lefebre, s'apprête à décrocher un wagon quand sa chaussure se coince dans un croisement de voie. Le wagon arrive sur lui. Jambe broyée, thorax défoncé. Transporté à l'hospice, il aura trois médecins à son chevet : Allard, Chatel et Solan. Cinq heures plus tard, il laisse une veuve, arrivée à son chevet juste après sa mort, et un orphelin en bas-âge.

Février 1924. Mme Givon, riche dame de Rouen, meut à 80 ans et lègue une somme conséquente au conseil paroissial de Jumièges.

Avril 1924. Le 26, un enfant écrasé près de Duclair.  Fernand Adville, 5 ans, traversant la route au moment où arrivait une automobile conduite par M. Jean Riqueur, habitant Paris, fut renversé et tué.

Juin 1924. Régates de Duclair les 7 et 8. Elles fêtent leur cinquantenaire.
Au Trait, Victor Petit, ouvrier d'usine fait l'objet d'une enquête pour mauvais traitement envers ses quatre enfants, suite à une plainte déposée par l'aînée, Yvonne, qui s'est enfuie pour se réfugier chez son oncle, bûcheron à Bliquetuit, Victor Gouget. La famille habitait auparavant à Heurteauville et La Mailleraye.
Deux enfants descendent à vive allure la rue de l'Eglise, à Duclair. A l'intersection de la route de Caudebec et de la rue Grandchamp arrive le tracteur de la société Gaillard avec un chargement de bois. Le jeune Noyon prend à droite, Anthime Flahou, 14 ans, prend à cauche, heurte le trottoir fait un bond de 2 m et tombe sur la route. La roue du tracteur conduit par Lherondelle coince le corps du gamin. Relevé sans blessure apparente , il est transporté chez Chatel et expire une heure et demie après à l'hospice. Anthime avait obtenu une bourse d'enseignement et habitait au Trait.
Gigantesque incendie à la Société de La Mailleraye, près du bac du Trait.

Juillet 1924. Concours agricole le 6 à Duclair, limité au chevaux et animaux de basse cour en raison de la fièvre aphteuse. Un concours de maréchalerie a lieu chez Daon. C'est aussi un festival de musique, une fête foraine, un concours de faàades décorées et illuminées, bal, feu d'artifice.

Août 1924. Un gamin de 13 ans électrocuté au transfo d'Heurteauville.

Septembre 1924. Au bac du Trait à La Mailleraye, un journalier, Frédéric Auvray, est emporté par le mascaret au moment où il voulut amarrer sa barque. Il se proposait de passer un passager après l'arrêt du bac.
Grande kermesse des Anciens combattants à Duclair. Concerts, Théâtre, bal...
Au Trait, un side-car arrive de Rouen à vive allure
avec quatre passagers. Sur la 134, son pneu éclate à 100 m de la route du bac de La Mailleraye. Là sont assis six enfants. Lucien Cousin, 3 ans, meurt sur le coup, sa sœur Albertine est blessée à la tête, son autre sœur Madeleine a la jambre fracturée, Etienne Bonte, 7 ans, meurt une heure et demie après l'accident. Ejectés, les occupants du side car sont indemnes. Simon, infirmier aux ACSM fut le premier sur place, rejoint par les Dr Bréchot et Solau de Caudebec, Bourlange, du Trait et l'abbé Quilien, curé de la paroisse. Après enquête des gendarmes de Duclair et Caudebec, le parquet de Rouen se rendit sur les lieux. Les obsèques furent suivis par une foule innombrable.
On apprend que l'Ivor, parti de Philadelphie et qui apportait une cargaison de pétrole pour l'usine de La Mailleraye, au Trait, a été abandonné par son équipage en pleine mer.

Octobre 1924. Aux ACSM, Guinée, reveur, fait basculer par les trépidations de son marteau-piqueur le gouvernail sur lequel il travaille. Il a la jambe broyée. On le conduit à Rouen.
A Heurteauville, Alphonse Honoré, 57 ans, tombe d'un arbre et se tue.

A Jumièges jusqu’en 1924, les marchands de fruits descendaient la Seine jusqu’au Havre. Les producteurs du Conihout, qui avaient tous leur barque, les abordaient pour charger leur marchandise. A cette époque, se formèrent à la gare d’Yainville ce que l’on appelait les « trains du soir. »


Février 1925. Lancement du Château Yquem, le dimanche 8.
Le 24, un incident immobilise le bac de Duclair pour longtemps. Malartic, maire d'Yville, plaidera bientôt pour le remplacement par un bac à rames ou à vapeur au nom des 1.500 habitants de la presqu'île.

Avril 1925. A Sainte-Marguerite est donnée une conférence de 'Union pour la paix religieuse chez Morel père, sous la présidence du curé de Saint-Paër, exclusivement réservée aux hommes et aux jeunes gens et uniquement sur invitation, prévient l'abbé Patou.


Mai 1925. A Duclair, le Dr Allard est élu par 15 voix contre une pour La porte maire de Duclair. Il refuse. Nouveau vote. La porte : 14, Allard : 1, Tartarin : 1.
Sever Boutard fils est élu maire de Jumièges, le 17, Constant Vauquelin maire du Mesnil et Auguste Fessard maire de Yainville. A Heurteauville, Guérin et Lemoine sont reconduits par 9 voix sur 10. Le conseil souhaite qu'une distinction honorifique aille à Guérin pour 25 ans de service.
Concours national de pompes à Duclair.


Jumièges
Fête patronales Saint-Pierre
Le Dimanche 28 juin 1925

A 3 heures: revue des pompiers, manœuvre de la pompe, vin d'honneur offert aux Pompiers par la Municipalité.
A 3h. 1/2. Jeux divers.
A 4 heures, Concert sur la Place par la Fanfare de La Mailleraye.

A 6h. Grandes Courses Vélocipédiques.
1° Ouverte à tous les Coureurs. Prix: 20, 15, 10, 8 et 5 fr.
L'inscription des coureurs se fera à la Mairie jusqu'à 5h 1/2.
A 7 h. Distribution des Récompenses à la Marie, sous la présidence de M. le Maire.
A 7 heures. BAL Public.
A 10h, FEU D'ARTIFICE.
La Fête se tiendra sur les places publiques en face les ruines de l'ancienne et célèbre Abbaye.
Les vendeurs et étalagistes occupenont gratuitement la place qui leur sera assignée.

Juin 1925. Sainte-Austreberthe à Heurteauville. Courses et jeux pour les enfants, bal, illumination, feu d'artifice. Passage d'eau face à la mairie. A l'époque, les courses consistent en courses aux canards, courses aux grenouolles, courses en sac. Les jeux pour les filles sont des jeux de ciseaux et jeux du hasard.
Exposition d'enseignement ménager au Trait, horticulture, apiculture, aviculture, grandes auditions musicales.

Juillet 1925. 4 et 5, régates de Duclair.

Les cantonales s'annoncent et il est loin le temps ou notre presse locale se disait monarchiste. Elle se revendique aujourd'hui plus républicaine que les républicains. "Les vrais républicains voteront pour le candidat capable de défendre les intérêts de tous en général et de chacun en particulier." On dirait du Pierre Dac !
Lancement du Nova.

Août 1925. Guérin, maire d'Heurteauville, chevalier du Mérite agricole.
Le 16, la collision d'un vapeur et du bac de Caudebec fait quatre victimes.
Le Rouennais Roger Lemoine est nommé lieutenant de louveterie dans la 6e circonscription qui comprend Heurteauville et Le Trait.

Octobre 1925. Raymond Debris démissionne du conseil du Trait.
A Sainte-Marguerite, on bénit une statue de sainte Thérèse.

Curieuse chasse à courre ! Le 30, Jules Malbrancq, régisseur des propriétés de Lemoine, négociant à Rouen, prévient les gendarmes : des sangliers ont été tués... en Seine, face aux propriétés dont il a la charge. Ces animaux avaient été assommés par les ouvriers de l'élévateur situé non loin de là. Mme Malbrancq vit même deux sangliers  dépouillés sur l'élévateur. Malbrancq a relevé les traces des bêtes dans la Harelle. Marie Voisin, journalière, précisera aux gendarmes qu'en arrivant par le chemin de hallage, face à l'usine électrique d'Yainville, elle vit deux marins dépouiller deux sangliers. Pierre Aubert, quant à lui, a aperçu quatre ou cinq sangliers traverser la Seine. Les matelots de l'élévateur mirent alors deux canots à l'eau et plusieurs bêtes furent tuées à coups d'aviron. Trois autres sangliers ont été abattus par le personnel de la SHEE à coups de pince et de pioche et la viande partagée entre les ouvriers de l'usine. L'équipage du Bardouville, port d'attache Rouen, ont également tué un animal de quelque 50 livres. La justice est saisie.

Novembre 1925. Congédié de l'usine Terracini, Raymond Rouxel vole dans une armoire le costume d'un tonnelier italien. Il est vu ainsi vêtu dans un estaminet de La Mailleraye par Camille Colard, ouvrier à l'usine, qui lui en fait la remarque. Rouxel disparaît mais il sera appréhendé à Clichy à bord d'une péniche où il s'est fait employer et conduit à la prison d'Yvetot.

En 1925, Euphrasie Havert fête les cent ans de son café épicerie, au hameau du Conihout. Celui-ci avait été créé par Monsieur et Madame Gosse. Quand l'homme fut veuf, il épousa Euphrasie, alors employée au café.
1925, Emile Persil assurait le passage du bac, tantôt à la rame, tantôt avec le bac à aubes.  Il est remplacé par Georges Lépagnol.
1925 toujours, le lieutenant Lambert prend le commandement des pompiers.

Décembre 1925. Un nouveau drame sur un bac refroidit tous les usagers des passages. A Saint-Adrien, le 22, on déplore neuf victimes. On se plaint auprès de la presse locale de ce que le bac de Duclair traverse sans feu de position...
Dans la nuit du 22 au 23, un fil électrique partant du transfo d'Heurteauville et transportant un courant de 5.000 volts à celui de La Mailleraye se rompt. Le disjoncteur fonctionne. Mais, vers 6h, le courant est rétabli sans que l'on se soit rendu compte de l'état de la ligne, ce qui aurait pu provoquer un grave accident.


Janvier 1926.  Le 1er janvier voit la privatisation du bac à rames du Mesnil. Le 6 mars, on demandera  au préfet d'intercéder auprès des Pont et Chaussées pour y remédier.
Le 3, au Trrait, bénédiction de la statue de saine Thérèse. 

Février 1926. Deux Havrais sont concessionnaires des droits de chasse en forêt du Trait. Ils abattent trois sangliers, une quatrière traverse la Seine.
Après une quête effectuée par Mme Adam, institutrice, en faveur de l'œuvre du Trousseau, Mme Charles Guérin fait don à cette même association d'une armoire en chêne.

Mars 1926. Pèlerinage de saint Benoît le 22 à Sainte-Marguerite.
Parution de Jumièges, par le chanoine Jouen.
Le 30, concours-foire de Duclair.

Avril 1926. Jeudi 22, vers 15 h 30, la foudre s'abat entre la gare de La Mailleraye et le passage à niveaux de La Neuville sur la ferme de Charles Baillif, propriété de l'usine Terracini. Tout est détruit à l'arrivée des pompiers de La Mailleraye. Le sinistré n'est pas assuré.

Mai 1926. 16 mai, l'union nationale des combattants donne un concert à l'école avec la Cigale rouennaise et Relly.
ROUEN, 18 mai (De notre correspondant.) — Les seize ans de Marie Persil avaient leurs exigences. Pour eux, comme pour tant d'autres, les dancings bruyants des grandes villes représentaient le summum des satisfactions humaines et les devantures brillantes des modistes et des couturiers avalent des miroitements enjôleurs.
Mais ce n'étaient pas les 70 francs que la jeune fille gagnait chaque mois chez ses patrons, les époux Lasnel, commerçants, à Heurteauville, qui pouvaient lui permettre de mordre à belles dents les fruits tentateurs de cette terre. Pour s'amuser et être belle, elle vola. Elle prit un jour 10 francs, un autre 20, dans le tiroir-caisse du magasin et totalisa ainsi 1.500 francs.
Lorsque ses méfaits successifs, maladroitement exécutés, furent découverts par ses maîtres, elle eut une violente crise de larmes et résolut de mourir. Mais elle eut cette coquetterie dernière de partir en soignant un peu sa pauvre mémoire et laissa sur sa table ces mots : " Je m'accuse d'avoir volé pour aider mes parents. "
Elle s'en fut ensuite au crépuscule sur les bords brumeux de la Seine et, dans le silence du soir, un cri déchirant s'éleva. Un passeur aperçut une forme blanche s'agiter et disparaître dans l'eau.
Et le fleuve, un instant troublé, retrouva sa face sereine de vieux complice qui en a vu et verra bien d'autres... — F. (La Liberté).
Le 29, le Dr Châtel inscrit son nouveau bateau de plaisance construit à Duclair, le Saint-Côme.

Juin 1926. Le 6, ayant participé à un meeting au Havre, deux avions victimes d'ennuis techniques atterissent en Haut-de-la-Côte à Duclair sur la ferme Barbulée. L'un d'eux est piloté par une femme qui reprendra l'air avec Renée, l'épouse d'Henri Duhamel, nouveau propriétaire de l'hôtel de la Poste, pour se poser au Bourget. Les Duhamel sont originaires de Gouy-Saint-André, Pas-de-Calais. L'établissement compte trois domestiques, trois cuisiniers, une lingère. Henri Denise loge toujours sur les quais avec son épouse mais n'affiche plus aucune profession. Le couple a une domestique, Madeleine Dorléans.
Désiré Gaye, des ACSM, rentre chez lui au Trait avec deux enfants à bord de sa Torpédo quand il est ébouli près de la gare de Caudebec par une autre auto. Il heurte un poteau télégraphique et est blessé ainsi que la petite Nespréas. Joseph Quevremont, chauffeur aux Chemins de fer de l'Etat qui dormait au dortoir de la gare donne l'alerte...
Pierre Aubin, 7 ans, est renversé par le camion d'une entreprise de transport de La Mailleraye, face au nouveau jardin du Trait. Bourlange le fait transférer. Il meut dans la nuit.

Juillet 1926. Des employés Terracini vont prendre un bain après le travail. Joseph Eliot se noie.
3 et 4 régates de Duclair avec courses internationales.
Le 14 juillet, Joseph Persil rend visite  sa mère Juliette. En arrivant, il demande à son frère René les clef de la cave. L'autre ne sait pas. Une discussion s'engage. Bousculade entre frères, René a un cran d'arrêt à la main. Mais tout s'arrête là. Trois quarts d'heure plus tard, Joseph Persil, passant devant la maison de sa mère, rencontre Henri Lévesque, le concubin de celle-ci. "Qu'est-ce-que tu as eu avec René ? " demande Lévesque. Puis il se jette sur Persil et le terrasse en lui portant deux coups de poing à la tête. C'est du moins la version de l'un, pas celle de l'autre dans l'enquête de gendarmerie qui, après plainte, essaye d'éclaircir cette affaire entre gens jusque là fort bien considérés. Tous sont bûcherons.
Le 18 juillet, l'association des gardes champêtres se réunit à Duclair.
La grange de Lavandier, herbager, prend feu avec ses bottes de foin,
route de Varengeville à Duclair. C'est Lebourgeois, métayer voisin, qui donne l'alerte. Les pompiers sont commandés par le lieutenant Baron.
A la Martellerie, une péniche perd des fûts d'alcool et menace de couler. On l'amarre un moment au ponton de Duclair pour la délester.
Vers la gare de Gauville, un pneu éclate, trois occupants d'une 5 cv Peugeot se retrouvent à terre. Arrive un épicier de Bourneville, M. Guillot, qui se rendait en famille à Jumièges. Il se porte au secours des blessés...

Août 1926. Le 1er, bénédiction de l'horloge à trois cadrans du Trait, sortie des ateliers Joly, dans l'Oise. Elle est placée dans le chœur pour la cérémonie. La messe est animée par la maîtrise de Saint-Pierre-lès-Elbeuf et on lance le mécanisme à l'issue de la cérémonie. Elle fut installée le jeudi 5 dans le beffroi.
Grande cavalcade au Trait les 7 et 8 avec costumes exclusivement normands.On lance deux remorqueurs : Corneille et Turgot, et le chalutier Adriatique.
A Heurteauville, on a volé des outils apparenant à Jules Malbrancq, régisseur de Le Moine, dans la forge sise à la Harelle. Les témoins entendus : Juliette Christophe, née Monchrétien, les ouvriers d'Adrien Hillaret,entrepreneur en maçonnerie logé chez Legendre : Roger Landrin, Louis Lefebvre, Camille Muhi, Jules Baudry, André Pillon... On perquisitionna chez Legendre sans succès. Mais Hillaret semble suspect aux yeux des gendarmes.

Septembre 1926. Grande fête villageooise à Duclair le 12.
A Heurteauville, Blanche Mazier, épouse de Pierre Auber, a la médaille de la famille française pour sept enfants.
 
Native d'Heurteauville, Eugénie Levesque, 42 ans, est arrêtée à Hauville pour vagabondage. En fait, elle n'avait pas ses papiers. Suffisant pour la conduire au proc de Pont-Audemer.
Le mardi 14 septembre, Léon Leclerc, ouvrier d'usine demeurant à la Neuville, trouva une lettre sous sa porte. Elle avait été écrite le dimanche par son voisin, Alphonse Victor Chauvin, qui vivait avec Emélie Berthe Saunier, atteinte d'une maladie incurable et souffrant le martyr. Aussi, le couple avait-il décécidé d'en finir avec la vie en s'asphyxiant à l'aide d'un réchaud. Chauvin faisait don à Leclerc des animaux de la basse-cour et des légumes du jardin.
Au moment où Leclerc trouvait sa lettre, le maire, M. Pestel, en recevait une par la poste. Leclerc lui indiquait où se trouvait l'argent nécessaire aux funérailles et l'entretien d'une sépulture. Leclerc puis Pestel se rendirent donc au domicile des amants tragiques. La porte de la cuisine était entrebaillée afin qu'il n'y ait nulle effraction. Les fenêtres de la chambre avaient été soigneusement calfeutrées et au milieu de la pièce du charbon de bois achevait de se consummer dans le réchaud. Et l'on trouva sur le lit, endimmanchés, main dans la main, Chauvin et Emélie. Le Dr Bourlange ne put que constater leur décès.

Octobre 1926. Au Paulu a lieu le pèlerinage à sainte Thérèse.
Le 19, un manœuvre est écrasé à Barentin par le train de Caudebec.

Novembre 1926. Ils sortaient de l'usine Terracini. Louis Lefebvre, de Sainte-Marguerite et Marguerite Trouvé, du Trait, sont verbalisés pour défaut d'éclairage de leur bicyclette.
La rupture d'un rail en gare de La Mailleraye occasionne deux heures de retard pour les voyageurs. Dont beaucoup ratent leur correspondance à Barentin.

Décembre 1926. Mort du chanoine Guéroult, curé-doyen de Duclair, après une longue maladie. Ordonné en 1882, il occupait cette charge depuis 1899.




Janvier 1927. — Défaut d'éclairage pour Joseph Persil, d'Heurteuville et Elodie Decultot, ouvrière de 16 ans à la Standard.
19 janvier
. Maurice Sénard, entrepreneur en maçonnerie de la rue Mainberte écrit au Petit Parisien. "Je m'étais très affaibli et le plus léger travail me fatiguait." Aucun doute, il doit sa guérison aux pilules Pink.
Joseph Caron, cultivateur à Heurteauville, présentement bûcheron en forêt de Brotonne, va déclarer chez les gendarmes le vol de sept quintaux d'avoine entreprosés depuis août dernier au-dessus d'une grange de son exploitation. Entendue, sa femme, née Lefieux, assure que son mari exagère, deuis septembre, elle donne quatre litres d'avoine par jour à son cheval et deux litres à ses poules. S'il y a eu vol, c'est tout au plus sur trois quintaux. Le voisin, Léopold Chambellan, journalier, ajoute que le terrain de Caron, un acre, est trop petit pour avoir donné quinze quintaux. Et puis il est toujours ivre, ce que confirme Duval, conseiller municipal. Bref, il ne faut pas le prendre au sérieux...
Le mois se termine mal, sur la ligne Barentin-Caudebec. Un dimanche, une locomotive déraille près du passage de la Neuville. Le lendemain, au passe N° 19, Hippolyte Leclerc, de Sainte-Marguerite, est percuté par la locomotive d'un train de marchandise. Ce père de sept enfants meurt sur le coup. Constat du Dr Bourlange.

On restaure encore l'abbaye

Février 1927. —  Le journal des débats : « On avait constaté il y a plusieurs années un passage dangereux dans les ruines de l'ancienne abbaye royale de Jumièges, les plus majestueuses peut-être, qui soient en Europe. Ce passage se trouvait dans les parages de la tour centrale dont un seul côté avait survécu aux criminelles destructions de l'ancien propriétaire Lefort. Les éléments s'étaient acharnés sur cette sublime muraille. On y remarquait des fissures quî s'élargissaient avec le temps et les pierres de la corniche ne semblaient tenir que par un miracle en équilibre. Ce n'était ainsi pas sans inquiétude que les visiteurs se risquaient à cet endroit.
On apprendra donc avec une vive satisfaction la décision récemment prise par le ministère des beaux-arts de commencer bientôt le travail de consolidation de la tour et de « l'arc triomphal ». Cette restauration hardie a été confiée a M. Lanfry, entrepreneur à Déville-les-Rouen. Elle sera faite sous la direction de MM. André Ventre et Emile Auvray, architectes des monuments historiques. »

7 février. Une auto conduite par M. Danger, boucher à Caudcbec-en-Caux, a renversé près de Duclair un vieux mendiant de 70 ans, Julien Le Roch. Transporté à l'hospice de cette localité, le vieillard est mort en y arrivant.
17 février. Alfred Testu, boulanger au Landin, fait sa tournée à Heurteauville. A Port-Jumièges, il sert une cliente sans descendre de voiture. Soudain, le cheval prend peur des brancards d'un fardier dépassant sur le chemin. L'animal appuie sur la gauche, Testy ne peut rien faire, l'animal recule vers le fleuve, les roues s'engagent sur la digue et tout l'attelage tombe à l'eau. Le boulanger savait nager. Le cheval se noya. 

Mars 1927. —  Un bûcheron, Théodule Féron, est surpris en forêt du Trait après avoir abattu un sapin pour en faire une échelle. PV.
Le dimanche 20 on installe le nouveau curé-doyen de Duclair, l'abbé Auguste Louis Haquet, curé de Sainte-Marie-des-Champs.

Avril 1927.   Lancement du Loing.
A Duclair, route de Barentin, un inconnu demande un verre d'eau chez Pécot. Il en profite pour voler un porte-monnaie... vide sur la table de la cuisine. Les gendarmes à ses trousses ne tardent pas à l'identifier ; c'est Edmond Rousselin, chaudronnier demeurant à la cantin de La Mailleraye. Trois mois de prison. Cher payé le verre d'eau...
Au Bas-Mauny, Louis Affagard exploitait depuis des années une ferme importante, près de la route de La Bouille à Duclair. Pour dresser un jeune cheval, il circule entre son exploitation et le fleuve. A 200 m de sa barrière, le cheval fougueux franchit le talus et précipite le convoi en Seine. Un vapeur de passage actionne sa sirène mais les recherches demeurent infructueuses. 

Accident mortel près de la gare de La Mailleraye.

Mai 1927. Le 7, Pierre Bogard, ouvrier à la Standard, père de 4 enfants, est victime d'un grave accident de voiture au Trait qui l'empêchera de travailler plusieurs mois. Avec le concours des ACSM, une solidarité ouvrière se manifestera avec concert, tombola etc.

Juin 1927.   Sur le bac du Trait à La Mailleraye, un passager accoudé à l'avant a le poignet démis au démarrage. Il réclame une indemnité.
A Port-Jumièges, Théotime Huchard, journalier, verbalisé pour ivresse.
Les directeurs de journaux non quotidiens sont invités le 12 aux chantiers du    Trait. Visite des installations, banquet, assemblée générale, pendant ce temps, les épouses visiteront Jumièges. 
Concours de la Rose le 19 juin au Trait.
Les gendarmes de Duclair ont arrêté, pour tentative d'escroquerie, un individu se disant Robert Barton, détective privé à Paris. Après interrogatoire, le soi-disant Barton a déclaré se nommer en réalité Robert Bazier et exercer la profession de détective privé, square Denfert-Rochcreau a Paris. Il a été déjà cinq fois condamné pour abus de confiance et escroquerie. 
Jumièges. — Un malfaiteur a pénétré dans la maison de M. Marcel Deconihout, cultivateur, pendant son absence, et a soustrait une somme de l.000 francs se trouvant dans une commode.
Les 25 et 26 juin régates à Duclair.

Juillet 1927. Au Trait,collision entre le camion de Bardel, marchand de bois à Boscherville, et la voiture de Rey, des ACSM. Deux blessés.
Grande fête des fleurs le 17 à Duclair avec concours de pêche et festival de musique.

On offre 500 F a qui donnera des renseignements, soit au maire de Sainte-Marguerite, soit aux gendarmes de Duclair, sur les voleurs qui, à plusieurs reprises, on abattu des bestiaux en forêt du Trait.
Grand prix commercial de Duclair le 31 (course cycliste).
Le 31, la Société départementale d'Education populaire donne du cinématographe à l'école des garçons d'Anneville.

Août 1927. Le 5, à Yainville, Mme Hamel surprend quatre jeunes ouvriers des ACSM avec trois lapins. Quelques jours plus tôt, on les avait vus dérobant des fruits chez une autre cultivatrice de la localité. Marius Fessard, mouleur, Gustave Benoit, charpentier en fer, Raymond Montier, teneur de fer et Léon Bidaux, noyauteur auront de la prison avec sursis.
Sénateur Leroy, manutentionnaire à la cantine du Trait, travaillant pour le compte de la Standard, glisse sur un rail et tombe sur un récipient d'huile bouillante. Il mourra à Rouen dans d'atroces souffrances.
Saint-Laurent à Saint-Paul le 7.

Septembre 1927. Journée du Dahlia au Trait avec expo, gym, course cycliste.
La mort de maladie d'un jeune ouvrier de la Standard, Léon Dumont, suscite une vive émotion.
Un ouvrier Joseph Harel est recherché pour ne pas avoir payé pleinement ses logeuses à Heurteauville : Mme Michel Sastre, née Cahagne, épicière-restauratrice et la veuve Maze, née Collard, épicière à Port-Jumièges.
Marius Glatigny, de Jumièges, possède une cour close à Heurteauville. Quand il s'y rend, il trouve la barrière ouverte et Aze, retraité des douanes y chassant avec son chien. Aze se retire volontiers, non sans expliquer que le locataire de la cour, Fleury, l'a autorisé. Plainte est cependant déposée.
Attaque à main armée au Vieux-Trait contre les époux Dehais, tenanciers du magasin Aux Violettes.
Livraison du Loing.

Octobre 1927. 18 : L'émir Faycal, roi de Mésopotamie, signe le livre d'or de l'abbaye de Jumièges. L'échafaudage est maintenant enlevé, l'arc triomphal réapparait dans toute sa beauté mais les travaux de consolidation se poursuivent sur les murs et les fenêtres des colatéraux. L'une des tribunes du déambulatoire a été reconstituée.. Mme Lepel-Cointet a fait refaire l'escalier du jardin.
Aux ACSM, Marcel Cauville, 22 ans, est pris dans une machine à équerrer, entraîné par le câble du treuil qui mène les pièces de fer sur la machine.. Jambe arrachée, ventre écrasé. Il succombe peu après.
Au Trait toujours, vol important de charbon au préjudice de la Société immobilière. Deux de ses ouvriers, Pierre Dodard et un mineur, ayant déchargé un wagon, au lieu de ramasser le charbon tombé invitent plusieurs locataires du champ de la Carrière à le partager, moyennant rétribution. Après enquête, on connaît les bénéficiaires : les époux Clarke, Mme Van de Perre, Yves Quienne, Suzanne Hauguel, Mme Siriakoff, Suzanne Aoustin. Dodard a également détourné de l'avoine.
En correctionnelle, les époux Pierre Moyon sont également condamnés à de la prison pour vol de charbon.

Novembre 1927. L'auteur du vol à main armée du Trait est arrêté à Petit-Quevilly.

Décembre 1927. Bénédiction d'une statue de sainte Thérèse à Heurteauville.
Joseph Brasquer, fraiseur aux ACSM, est arrêté pour ivresse dans les rues de Caudebec.

On parle de la famille Lebon qui, partie extraire des cailloux à Heurteauville, logée par des cousins, les Lecomte, carriers eux aussi. Jusqu'au jour où le mari, Gustave Lebon congédie sa femme et ses enfants. La femme Lecomte vire elle aussi la femme et les enfants. Qui s'en vont se plaindre à la gendarmerie. On apprend bientôt que Lebon et la femme Lecomte sont partis ensemble. La presse locale se délecte de leurs frasques.

Ils tirent sur un... phoque !

19 décembre. Oscar Fleury descend les marches qui mènent à la Seine avec un falot afin d'y puiser de l'eau pour ses bêtes. Quand en haut de l'escalier il devine une masse sombre qu'il repousse du pied et il entend alors un grognement sours. Alors, il va chercher Auguste Deshayes, son voisin, qui vient avec son fusil. Et qui par deux fois fait feu sans savoir sur quoi il tire. Ils découvrent le lendemain matin leur victime. C'est un veau marin de 140 kg et long de 2,10 m. Il fit apporté au bourg de Jumièges, dans la cour d'Henri Lefrançois. Le conservateur du musée d'histoire naturelle de Rouen fut avisé. De mémoire des vieux habitants, une prise similaire avait été opérée voici bien longtemps. De vieux pêcheurs estimaient que ce phoque avait sans doute quitté la mer pour chasser un banc de poisson en remontant le fleuve. 
1927 restera à l'abbaye de Jumièges l'année où Lanfry découvrit le déambulatoire roman du XIe dans la grande église. Il en relève le tracé. Cette découverte intervient au moment où s'achèvent, à l'église abbatiale de Jumièges sous l'habile direction de M Auvray, architecte, les grands travaux de consolidation qui assureront la durée du dernier pan de la tour lanterne dans les parties hautes de la nef.
Deux chasseurs entrent avec quatre chiens sur le terrain que loue Mme Albert Duchêne, à Heurteauville. Celle-ci, de sa maison, leur interdit le passage. "T'en fais pas ! Nous n'allons pas revenir en arrière..." lance l'un d'eux, venu de Jumièges. L'autre insiste, menace. Le chasseur réplique: "toi et ta chienne, vous n'avez qu'à venir..." Plainte à la gendarmerie.


Janvier 1928. Après les importants travaux de consolidation de la tour lanterne et les parties hautes de la nef, Georges Lanfry publiera cette année Fouilles et découvertes à Jumièges qui corrigent au passage les travaux de Martin du Gard. 
On annonce la création prochaine d'un atelier de confection au Trait par les établissements Laporte, d'Yvetot.
Le projet de travaux pour l'accès du port de Rouen met Berville en émoi. Trente maisons du Passage et leurs vergers, 5.000 arbres fruitiers en plein rapport, doivent disparaître. Ainsi que le manoir de Trémauville, propriété du conseiller général Henri Denise. Les propriétaires se réunissent chez lui, jettent les bases d'un syndicat.
A Berville encore, Louis Vrel, journalier travaillant au bois, a tué une vipère qui rampait dans la mousse.
A Duclair, Eugène Ducâtel, bouvier de M. Barbulée, donnait des soins à un taureau quans il fut blessé par l'animal devenu soudain furieux. Il reçut notamment un coup de corne au mollet. Soins du Dr Châtel.
L'abbé Quilan, du Trait, est nommé à Sotteville. 

Février 1928. Le 9, les cadavres de deux vieillards sont découverts à Hénouville.

André Merle du Bourg, 24 ans, rentre du marché et regagne le château de sa grand-mère, au Vaurouy. A la ferme, il décroche un fusil du ratelier. Il est bien tard pour aller à la chasse, s'étonne son aïeule. André montre à sa chambre. Peu après, deux détonations se font entendre. Avec le régisseur, Mme Merle du Bourg découvrira l'irréparable.
Victor Mauger, 51 ans, assure le passage d'Heurteauville. Deux jeunes ouvriers des ACSM, habitant Pavilly débarquent rive gauche : Fernand Hurel et Albert Bonvoisin. Hurel trouve le prix du passage, 2 F, plutôt excessif. Il demande le cahier de réclamations. Mauger refuse et porte une gigle à son interlocuteur. L'autre réplique par un coup de poing. L'affaire en serait restée là si Mauger n'avait pas été conter sa mésaventure à la gendarmerie...
Le Point-Breeze est attendu à l'appontement de la Standard. Pour la première fois, il déchargera de l'huile minérale. Ce navire américain est entièrement électrifié.
Le 12, Robert Levreux, 31 ans, se rend avec sa femme chez ses beaux-parents, les Marchand. La raison est délicate. Voici peu, M. Marchand a trouvé sous sa porte une carte anonyme mettant en cause l'honorabilité de son épouse, connue dans le pays pour être irréprochable. M. Marchand en fut si outré qu'il en fit part à ses voisins et la rumeur enfla. Quand les enfants arrivent pour demander des comptes, le ton monte entre la fille et la mère. Des gifles sont échangées et M. Marchand portera plainte.
Le 23, l'affaire de l'agression à main armée du Trait contre les époux Deshais est jugée aux assises. René Tancoigne prend huit ans de réclusion.
Le 27, Petit, ancien clerc principal prête serment comme huissier à Duclair en remplacement de Me Terrier.

Mars 1928. 14, Jumièges. — Deux navires venant de Rouen, sont entrés en collision aux Hogues. Le Quueworth doublait le Jolly-Diana quand ce dernier fit une embardée. Sous la violence du choc, le Queenworth fut déporté sur bâbord et, malgré les manoeuvres immédiatement effectuées par son équipage, alla s'échouer sur la rive. Il put toutefois se renflouer par ses propres moyens un peu plus tard. Les deux bateaux qui avaient éprouvé diverses avaries durent rebrousser sur Rouen.
Les usagers de la rive gauche protestent contre la suppression d'un train de Rouen assurant la communication avec la ligne de Caudebec. Sa suppression entraînera un retard de deux heures. "Cette ligne, une des plus mal desservies du département, va devenir pratiquement inutilisable, en particulier pour les habitants de la rive gauche (...) asujettis aux passages d'eau."

Avril 1928. Concert au profit de la Société de secours mutuels à la Standard avec le concours des artistes du Trait et de Caudebec.
Lancement aux chantiers de Graville d'un bac à vapeur destiné au passage du Trait-La Mailleraye, quatre hélices, 24 m de long, charge utile 50 tonnes. Il sera achevé dans le port du Havre et ses essais de réception auront lieu à Duclair.
Deux jeunes d'Heurteauville et un de Duclair, armé d'un vieux fusil à piston, ont entendu qu'un sanglier traversait la Seine. Il l'accueillent à coups de plomb. Parents et amis partagèrent la viande. Et les trois chasseurs les amendes en correctionnelle.

Après la classe, cinq enfants jouent au niveau du quai d'embarquement. Quatre traversent la route, et appellent le cinquième, Georges Pannier, 6 ans, qui sans regarder fonce et est fauché par un taxi de Rouen roulant à allure modérée. Un cloutier, Jules David, relève le blessé qui est conduit chez Amundsen, le forgeron chez qui l'enfant prend habituellement ses repas. Le Dr Châtel donne les premiers soins et constate une fracture ainsi que plusieurs plaies. Il est transporté à l'hospice. On craint l'amputation.
Sans domicile fixe, Louise Béguin, 15 ans, rencontra à Paris un marinier de 20 ans avec qui elle décida de partir pour Rouen. Là, après deux jours passés dans un hôtel de la rue des Charrettes, le couple s'en va sans payer. L'homme passe trois jours à bord de la péniche Le Norvégien puis trouve à s'embarquer avec son amie sur la Champagne, de la CCMT. En route pour Le Havre, elle fait escale à Heurteauville. Les deux jeunes gens visitent le pays puis, vers 17h, suite à un accès de jalousie, Jean Goboreau frappe sa compagne, la terrasse par trois fois et menace de la jeter à leeau. Louise parvient à s'enfuir, abandonnant à bord ses quelques vêtements. Puis elle va conter ses misères aux gendarmes. Interrogé, le marinier fit un récit similaire à la déposition de Louise. A ceci près c'est qu'il nia la filouterie à l'hôtel, assurant connaître le propriétaire, il nia aussi les menaces de mort, l'âge réel de Louise. De nouveau interrogée, elle raconta son enfance misérable. Fille de veuve placée comme bonne ici où là, porteuse de lait à Miromesnil où un italien voulut la prostituer avec menaces de mort. Louise fut conduite au procureur, Goboreau poursuivi pour coups, menaces et excitation de mineure à la débauche.

Mai 1928. 6 mai, Yainville. Un couple et sa fillette de 7 ans, les Ollivaud, marchent, bicyclette à la main, en bas de la côté Béchère en direction du Trait. Quand surviennent deux hommes juchés sur une motocyclette: Giraudon, de Bliquetuit et Dumais, de Caudebec. Ils fauchent la mère, Juliette Olliveaud, née Moyon, et chutent à leur tour. Le Dr Hideux, de Barentin, passe par là et donne les premiers soins. Bientôt arrivent les docteurs Bourlange, du Trait et Châtel, de Duclair. Un automobiliste conduit Mme Ollivaud à Rouen. Giraudon sera arrêté pour faute grave.
Le 20, lancement du pétrolier Orkanger. C'est le plus imposant navire depuis 1917.
A Heurteauville, une paire de chaussures fillette est volée chez Achille Ponty. Il les retouve aux pieds d'un enfant de Mme Aubert, née Marier, ancienne journalière chez lui.
Le 28, Sainte-Austreberthe à Heurteauville.
30 mai. M. Marquigny-Blancart, 43 ans, marchand de bestiaux à Rupigny dans les Ardennes, et sa femme, 42 ans, passaient en auto, la nuit dernière, à Duclair, quand M. Marqujgny s'aperçut qu'il se trouvait près du bac; il donna un brusque coup de volant, mais le véhicule fit un tête à queue et tomba dans la Seine par l'arrière. Des témoins purent sauver M. Marquigny, mais sa femme fut noyée. Ni le cadavre ni la voiture n'ont pu être repêchés.
Nitot nommé directeur des ACSM.

Juin 1928. D'importants travaux touchent la cale du bac du Trait à La Mailleraye.
PV pour ivresse à Gaston Petit, journalier d'Heurteauville.
Un concours est lancé pour la construction d'un bac à vapeur destiné à Duclair mais pouvant aussi servir La Mailleraye, Caudebec et Quillebeuf.

Juillet 1928. — Dimanche 15 juillet, vers 21h30, Vermont, garde particulier, est avisé qu'un feu s'est déclaré dans la forêt de Jumièges. Aidé de quelques personnes, il pense éteindre ce début d'incendie. Mais le lendemain, le vent ranime le foyer qui couvait. Il faut cette fois l'intervention des pompiers de Jumièges et le renfort de particuliers puis, vers 13h, des gendarmes de Duclair. Des tranchées furent creusées et il fallut huit heure de labeur pour ciconscrire le sinistre.

La forêt en feu

Le Journal des débats : « Un violent incendie, due à l'imprudence de deux enfants, s'est déclaré dans la forêt de Jumièges (Seine-Inférieure), dans un plant de sapins appartenant à M. Le Prévost de la Moissonniére, conseiller général. Vingt-cinq hectares ont été la proie des flammes, en dépit des efforts des sauveteurs qui ont combattu le fléau durant huit heures. Ils ont réussi à préserver plusieurs maisons d'habitation qui allaient être attaquées par le feu. »
Ce sont 25 hectares qui sont ainsi partis en fumée, ajoute l'Humanité du 20 juillet et il aura fallu des efforts inouïs pour sauver les maisons. L'enquête montrera que les enfants, impuissants à éteindre les premières flammes qu'ils avaient provoquées, avaient pris la fuite sans donner l'alarme.


17 juillet 1928. M., Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, a présidé hier, à Duclair, l'inauguration de l'hôtel de ville et de la salle des fétes. Dans le discours qu'il a prononcé au banquet, il a dit notamment : "Celui qui aujourd'hui est à la tête du gouvernement est l'un des plus grands citoyens, des plus, grands hommes d'Etat, dont peut s'enorgueillir la République. Je ne connais personne devant1 qui doive s'incliner davantage, la vénération populaire.
"Craignez ceux dont le programme est une synthèse destructive et agressive, avec laquelle on se demande comment il serait possible de faire le bonheur du peuple français."

Six enfants brûlés vifs

18 juillet, Le temps. Les six enfants de M. Genet, facteur des postes à Duclair, demeurant à Saint-Paër (Seine- Inférieure), jouaient dimanche, à 19 heures, dans un bâtiment servant de grange. Soudain, Mme Genet s'aperçut que la grange était en flammes; elle y courut, affolée, et, à l'aide d'une pioche, défonça le mur en torchis.

Elle délivra ainsi ses six enfants, âgés de 6 à 2 ans, gravement brûlés, ils ont été conduits d'urgence à l'hospice général de Rouen, où cinq d'entre eux ont succombé; le «sixième est dans un état désespéré. 19 juillet : Le petit René Genet, âgé de deux ans, la sixième victime de l'incendie que nous avons relaté hier, a succombé...
29 juillet, vers 10h du matin, le Point-Breeze descend vers Le Havre. Au phare de Port-Jumièges, deux matelots tombent en Seine. Marcel Bellet, de Duclair, et Charles Neveu, d'Heurteauville, tous deux journaliers, les sauvent à l'aide d'une barque.
On apprend que Alexandre Vince, infénieur en chef des ACSM, pourra arborer la Légion d'Honneur.

Août 1928. Grand carnaval blanc au Trait.

Septembre 1928. René Boulard, 11 ans, employé chez Louis Courroyer, marchand de chaussures à Jumièges, verbalisé pour défaut de plaque.
Les cheminots de Caudebec, réunis chez le débitant Dubuc, font leur la protestation de leurs camarades mécaniciens et chauffeurs du réseau contre la révocation de Rambaud.
Charretier au Trait, Marcel Detviller est vcrbalisés pour ivresse à La Mailleraye mais aussi possession d'un briquet non estampillé.
Gailland, manutentionnaire à la Standard, est transféré à Rouen après de graves brûlures.
A Sainte-Marguerite, une enquête est ouverte sur les époux Honoré dont les cinq enfants vivent dans la misère absolue. Il sont confiés à l'Assistance et les parents déchus de leurs droits.
En Charente, Pierre Bérisset, 51 ans, est tamponné par l'automobile d'Eugène Cuffel, cuisinier à Yainville. Grièvement blessé, il est conduit à Angoulême.
Le 30, Mgr de La Velleravel vient bénir au Trait le groupe scolaire chrétien du cercle d'études.

Octobre 1928. 14 octobre : Charles de Heyn, agent d’assurance et maire de Duclair, bat de 31 voix Henri Denise aux cantonales. Ce dernier représentait le canton depuis 30 ans. André Marie élu député de la circonscription.
Bénédiction d'une statue du curé d'Ars à Heurteauville.
Le 15 : accident sur le bac d'Yainville.
Le 24, le feu détruit un atelier des usines Lang-Verte, au Petit-Aulnay, dirigée par Beaudier. Le contremaître Delbry fut quelque peu brûlé. Sur place : les pompiers de Duclair, la pompe des établissements Mustad, les pompiers de Barentin.

Au Trait sous l'égide des "Amis du film" les séances de cinématographe drainent leur public le samedi soir et le dimanche en matinée. Caudebec a déjà son ciné depuis longtemps mais aussi La Mailleraye, à l'enseigne du Tivoli.

Novembre 1928. Le 1er novembre, Henri Létudais, journalier chez Lafosse, à Jumièges, est interpellé ivre près de la cale du bac par les gendarmes de La Mailleraye. Il est reconduit chez son employeur et gratifié d'un PV.

Il pillait les troncs

8 novembre. Un gamin originaire de Neuville-sur-l'Escaut (Nord), André Bernaert, treize ans, avait quitté, le 1er octobre, le domicile de ses parents, rue de l'Eglise, à Nanterre, après avoir commis un vol. En se rendant à Heurteauville, chez sa grand-mère, il se fit arrêter à Rouen pour infraction à la police des chemins de fer. Remis en liberté, il fut soupçonné d'avoir fracturé les troncs des églises des communes du Trait et de la Mailleraye. Interrogé, il a fait des aveux. Il a été transféré à la prison du Havre.


Décembre 1928. Galle, la soixantaine, ouvrier agricole, a diparu depuis une semainte à Port-Jumièges. Il vivait seul. On fit quelques recherches. En vain. Et puis voici que rive droite, les riverains trouvent sur la berge une paire de sabots, une casquette et une pièce de dix centimes, le tout reconnu comme ayant appartenu à Galle. Voici peu de temps, il avait travaillé chez Edgard Després, au hameau du Conihout. Jamais il n'a manifesté le désir d'en finir. La misère l'a poussé à penser autrement.
Une auto, appartenant à M. Duval, boulanger à Duclair, roulait à vive allure sur la route de Duclair à Vieux, quand sa direction se rompit. La voiture fit une terrible embardée dans un fossé. Si M. Duval se tira à peu près indemne de cet accident, son commis, M. Legendre, qui l'accompagnait, passa à travers le pare-brise et se blessa gravement. 


Jadis, au jour de l’an, les enfants recevaient pour étrennes un sucre d’orge et une orange. Le curé offrait des dragées.
A la Harelle, le tas de fagots de la mère Cléret baissait à vue d'œil. Plainte. Les gendarmes portèrent alors leurs soupçons sur Pierre Aubert, un journalier, qui avoua bien en avoir volé une demi-douzaine à Marcel Monpin, de Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, mais sûrement pas à Mme Cléret, d'Heurteauville. Du coup, Monpin porte plainte.

Janvier 1929. — Les gendarmes de Duclair apprenent qu'un garde particulier vient apporter régulièrement du gibier à un commerçant d'Epinay. Une semaine de surveillance. Rien. Le 27 janvier, les gendarmes sont prévenus que le commerçant a encore été livré la veille. Or il se rend tous les vendredis à Rouen. Nos pendores vont donc en embuscade sur le chemin de grande communication. Voici la voiture. On la somme de s'arrêter. Perquisition. Parmi les poules et lapins vivants, on trouve un superve lièvre et non moins joli lapin de garenne. Pressé de questions, le commerçant ne se fait pas prier pour balancer son fournisseur ; c'est Bajeux, de Betteville, garde de M. Kronheimer, du Havre. Depuis novembre 1927, Bajeux lui vend chaque semaine deux à huit pièces suivant le petit bonheur de la chasse. Et de plaider la bonne foi. Le garde lui a assuré avoir l'assentiment de son patron. Seulement, transporter du gibier en période prohibée consitue un délit. Contravention. Le lendemain, on fait venir Bajeux à la caserne de Duclair. D'accord pour la livraison du 26 décembre. Mais il nie tout le trafic antérieur. Alors, on fait venir le commerçant pour une confrontation. En attendant, Bajeux prétexta une course urgente pour être autorisé à sortir. On la lui accorda. Sa voiture fila plus vite qu'un lièvre...
Telle fut l'histoire racontée par le Journal de Duclair. Seulement, Bajeux écrivit à la suite de cet article. Il assurait ses fonctions à Betteville et n'a jamais été inquiété pour quelque trafic que ce soit...
Service funèbre le 9 à Heurteauville en mémoire d'Edouard Languette fils.
Lancement du pétrolier à moteur Megara.
Les Ponts et chaussées passent commande aux ateliers Dubigeon, de Nantes, d'un bac de 46,80 m de long pour Duclair. Deux machines de 125 cv actionneront chacune une hélice.
Le 13, au marais communal du Trait, on vend aux enchères des têtes de saules et des hares à cotret.
Commande de trois cargos au Trait.
28 janvier. M. Henri Manoury, de Saint-Paër, rentrant chez lui après une absence de quelques jours, a trouvé sa femme, âgée de 54 ans, tombée près du poêle et entièrement carbonisée. On suppose qu'une étincelle a mis le feu à ses vêtements.

Février 1929. Les gendarmes trouvent un vélo à Heurteaville, sa plaque d'identité ni de contrôle. Marcel Virvaux, journalier de La Mailleraye n'est pas long a être identifié.
Ouvrier à la Standard, Alexis Jégouzo a été coffré à La Maillerraye pour ivresse. Au terme de sa détention, il nie avoir bu. Son PV est maintenu.

Chute d'un échafaudage et fracture du râce pour un ouvrier Italien, Orsini, à la Standard. Il meurt à l'Hôtel-Dieu.

Avril 1929. La Lyre des ACSM a un nouveau chef : André Coisy.
L'abbé Quilan, ancien curé du Trait, reçoit 20.000 F de Pie XI pour bâtir une église à Sotteville.
Un convoi de péniches signale aux riverains du Trait qu'un corps flotte en Seine. C'est Jules Galles, 68 ans, disparu en octobre dernier, face à Heurteauville.

Mai 1929. 16 mai : Pestel réélu maire du Trait. Chenavard et Ameline pour adjoints. Dupuich est au conseil. 18 mai : Sever Boutard est réélu maire. 19 mai: Constant Vauquelin aussi au Mesnil. En revanche, nouveau maire à Yainville: Jean Lévêque, un Rad Soc.
Reprise du pignon ouest de l'église Saint-Pierre. Il est redressé et relié aux murs nord et sud. Dans les blocages du pignon méridional, découverte d'un chapiteau préroman.
Le 30, la lyre des ACSM donne un concert place de la mairie.

Juin 1929. Deux visites au Trait : les maires et industriels de la Seine maritime, l'association des grands ports français....
Travaux de transformation des cales de Duclair.

Juillet 1929. Près des carrières Cauvin, Léon Lefebvre, débitant, est occupé à charrier du sable. Monté sur son banneau, la planche sur laquelle il est assis glisse. Tombé à terre, il est relevé sans connaissance et porté à son domicile où le Dr Bourlange lui prodigue les premiers soins. Mais une hémorragie interne commande, le lendemain, son transfert à l'Hôtel-Dieu. Il y mourut après d'horribles souffrance.
Près du passage à niveau de la gare de Gauville, une Delage fait une queue de poisson à un camion rouennais transportant 20 ouvriers et l'accroche. Le chauffeur, Marcel Marie, perd le contrôle du camion qui verse dans un champ. Pas de blessé grave. Mais on recherche le fuyard.
24 juillet.
A Jumièges, installés dans l'herbage de Guillaume Quesne, plusieurs boys-scouts prenaient leur bain devant la cale du bac. L'un d'eux, Joseph Derrenaux, 19 ans, pris de congestion, coula à pic. Lorsqu'on le passeur, Georges Lépagnol, armé d'une gaffe, le repêcha, il avait cessé de vivre et le Dr Bourlange pratiqua en vain le bouche à bouche. Il était le fils d'un banquier de Roubais.
Adrien Hillairet, entrepreneur de maçonnerie à Heurteauville avait prêté sa bicyclette à Le Bastard, ouvrier peintre de La Mailleraye qui se rendait à Thuit-Hébert. Hillairet n'a jamais revu son vélo. Le Barstard ira un mois en prison.

Août 1929. Au Conseil d'arrondissement, Malartic fait voter un vœu : que le bac du Mesnil soit durablement équipé d'une vedette automobile. Il souhaite par ailleurs développer le passage entre Boscherville et Bardouville entre en améliorant l'accès et en le dotant d'un bac à moteur.
Deux braconniers en barque sont pourchassés par les gendarmes à qui le passeur de l'usine Terracini a mis son bateau à disposition. Ils sont interpellés à la cale du bac. Une autre fois, à Gauville, deux braconniers à pied cette fois, sont arrêtés à leur tour. Il s'agit de deux Traitons : André Déhais et Isaï Boulais.

Septembre 1929. Le 6, vers 8H15, un hydravion piloté par Bossoutrot amerrit devant Berville. Et s'amarre non loin de la cale du bac. De nombreux curieux iront le découvrir. Il devait terminer ses essais chez Latham, à Caudebec, mais le brouillard en a décidé autrement. 
Deux Polonais de la Standard sont verbalisés pour ivresse.
Sur le bac du Trait à La Mailleraye, la remorque n'a pas le même numéro que le camion qui la tracte. A la remarque des gendarmes, le conducteur les insulte. Prison avec sursis.

Octobre 1929. Une société d'anciens combattants est créée au Trait, présidée par Albert Hanreng, secondé par Raymond Debris. Il existe aussi l'association des anciens militaires présidée par Pradeau.
Le 4, lancement du Mirza et du Mérignac.
Raoul Trotel, 15 ans, travaille aux ACSM et habite chez ses parents à Pavilly. Un jour, il rate le train et arrive à pied au Trait, proposant le lapin pris chez ses parents qui ne le nourrissent pas. On le prend pour un voleur. Alors, il tente la chance à Heurteauville. Là, il a affaire aux gendarmes. Qui téléphonent à Pavilly. La version s'effondre. Il a 13 ans et non 15. Quant à ses parents, ils ont toujours leur lapin. En fait, Raoul Trotel s'appelle Henri Lasnier et habite Bouville. Mais ses parents ne veulent plus entendre parler de lui. Il a été impliqué voici sept mois dans le sabotage de l'usine Damilaville, à Barentin puis mis à pied des ACSM. Le lapin ? Il a été volé chez Leboucher, à Bouville. Non, chez Amédée Dorival, au Trait, en compagnie de son camarade Trotel à qui il a emprunté le nom. Nouveau mensonge. Trotel est descendu du train au Trait. Lasnier à Duclair. Le lapin alla finir ses jours dans un bureau de bienfaisance. Et Lasnier prit quant à lui la direction du Parquet de Rouen.
Matinée lyrique le 27 par l'union sportive du Trait.

Novembre 1929. Au Mesnil, en cette année 29, la comission des fêtes est composée de MM Quesne, Debris et Monguerard. Le téléphone se développe. Au Mesnil, on compte maintenant 650 communications par an. Ajoutez-y 90 télégrammes. Si bien que Raoul Martin, le gérant du téléphone, demande en novembre à la mairie de porter son salaire annel de 250 à 1200F. Ce sera 800F tranche la municipalité. Martin accepte.
Le 20,  vers 21h, les gendarmesde Caudebec arrêtent une voiture démunie de feux arrières. Les voilà qu'ils examinent tout le véhicule. Le conducteur les invective : "Vous n'y voyez pas ! Vous ne savez pas lire ! Vous être aveugles ! Indignes de porter l'uniforme !" L'homme est amené à la brigade. Vérification d'identité. C'est Fernand Foutrel, 37 ans... maire de Mauny ! Le voilà qui refuse de suivre les gendarmes jusqu'à la chambre de sûreté. " Je n'ai pas mangé. J'ai faim !" Le maréchal des logis chef le prie de descendre pour lui donner satisfaction : "Je ne descendrai pas ! Je suis plus capable d'être maire que vous chef de brigade !" Quelques chaises volent. Foutrel fera huit jours de prison.

Décembre 1929. Le 6 décembre, Victor Maugé est "encore" ivre. Si bien que le passage entre le Vieux-Trait et Heurteauville est assuré ce jour là par Alexandre Levreux, qu'il paye pour le seconder. Vers 17 h, Mauger monte en barque mais perd les avirons. Le voilà à la dérive. Seul. Ainsi passa-t-il la nuit dans son embarcation. Edmond Beaudoin, chef d'équipe aux Pont-et-Chaussées, signale aux gendarmes la disparition du passeur. Mais celui-ci est parvenu à regagner son domicile au petit matin. Interrogé, il jura de sa plus grande sobriété la veille. Seulement, il collection les plaintes contre lui concernant la qualité de ses prestations. Un procès-verbal est dressé.
28 décembre.
M. Duval, boulanger sur la place du marché de Duclair, se rend aux Vieux. La direction lâche, la voiture se retourne et le commis est contusionné à la tête. On le transporte chez le pharmacien Bobée qui lui prodigue les premiers soins en attandant le docteur.
Deux Polonais de la Standard sont entre le passage à niveau de la Neuville et la gare de Gauville quand ils sont attaqués par un inconnu surgi d'un fossé. L'un prend la fuit, l'autre reçoit deux coups de couteau. Il parvient tant bien que mal à regagner le camp des ouvriers polonais et de là ses camarades le conduisent à l'hospice de Caudebec. L'enquête identifie l'agresseur : c'est un autre Polonais.
A Heurteauville, on a volé un lapin chez la veuve Ramond.
Le 21 décembre, sur un chantier d'Yainville, un cimentier tchèque de l'entreprise Marion, de Rouen, se fracture la jambe. Il confie à un compatriote sa valise. Quand il rentrera de l'Hôtel-Dieu, son bien aura disparu.



Janvier 1930. Un vieillard fort estimé à Duclair, près de Rouen, où il demeure, ancien commissaire expert en laine du ministère de la guerre, délégué du comice agricole et chevalier du Mérite agricole depuis 21 ans, portait un ruban bicolore deux filets rouges et un filet vert d'égales proportions qui vient de lui attirer de sérieux desagréments. Un citoyen zélé ayant signalé aux gendarmes que ce ruban fantaisie vendu dans le commerce, mais non réglementaire ressemblait à la Légion d'Honneur, le vieillard vient, à sa grande surprise, de faire ses débuts en justice. Divers témoins ont été entendus au tribunal correctionnel de Rouen, mais l'affaire a été mise en délibéré. Le coupable va-t-il être placé sous le coup de l'article 259 du code pénal qui réprime l'usurpation des décorations par ceux qui n'en sont pas titulaires ? Ce problème juridique intéresse le public, car les rubans non réglementaires du Mérite agricole sont en vente à Paris et en province chez les chapeliers et portés de bonne foi par nombre de braves gens.
Le 13, vers 21h30, quatre individus frappent Céline P, journalière de 38 ans, et lui font subir des outrages.
Sur le bac de Jumièges, Daniel Persil succède à Georges Lépagnol.
Au bac du Trait, Victor Marical, employé de la SDLM est heurté par une remorque. Soins du Dr Escande.
Arrestation à Duclair de l'auteur de 15 vols qui opérait habillé en femme.
Le nouveau bac de Duclair est arrivé à Rouen et attend à Croisset son équipement complet. Depuis Saint-Nazaire, le bac a essuyé la tempête. Ses amarres se sont rompues il a vogué à la dérive jusqu'à ce qu'un cargo anglais le prenne en remorque jusqu'à Guernesey.
Edouard Salmon, adjoint d'Heurteauville, procèdera à la révision des listes électorales du Trait pour 1930.
L'association des officiers de réserve est présidée par le colonel Le Magnen, du Trait. Elle y organise une conférence sur la motorisation de l'armée.
A Heurteauville, lasse d'être maltraitée par son fils Gaston, Elisa Lecornier, veuve Petit, de Port-Jumièges, porte plainte.
Mauger a perdu son emploi de passeur. Et une tringle en bois de 6,50 m de long, volée devant chez lui. Plainte.

Février 1930. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1930, le George-et-Henri, parti de Rouen, se trouva dans l'obligation de faire demi-tour, au nivau de Tancarville, victime d'avaries de coque au mouillage de la Corvette. Parvenu à Jumièges, le navire coulant bas, le capitaine Orsatelli prit la décision de l'échouer à hauteur du bac. On fit appel à deux remorqueurs et un bateau pompe de Rouen et le navire put quitter Jumièges le 10 février. Pour s'échouer de nouveau dans une courbe en aval de Duclair où il dut attendre la marée du soir. Un procès  opposa les protagonistes de cette affaire.
Au Trait, une rixe oppose Croates et Dalmates. Un blessé à coups de couteau et de bouteille. Trois arrestations.
A Duclair, l'équipage de M. de la Moissonnière chasse un cerf qui, ayant passé par Gargantua, atteignit les bois de M. Fauquet et traversa la Seine. Immédiatement, les curieux abondent tandis que piqueurs, chevaux et chiens s'engouffrent sur le bac. Joli tableau. Pendant ce temps, le cerf avait gagné Ambourville. La meute ayant débarqué, on poursuivit la bête aux abois qui traversa Bardouville, gagna Anneville et traversa le Nouettes et le Marais, continuant sa course à fravers les fossés et les marais d'Yville et enfin la Garderie où rendu à merci il s'affala à 17 h 30.  Curée à son de trompe.Une heure plus tard, la meurte reprenait le bac où foule de spectateurs l'attendait au débarquement. Ce furent les adieux du bac à aubes...

Mars 1930. Le nouveau bac de Duclair, dit n° 6, entre en service le 1er mars.
Lancement du Charles-Schiaffino. Le conseil national économique visite les chantiers.
Un marsoin est aperçu devant Duclair. Quelques chasseurs tentèrent de l'atteindre mais il était hors de portée. C'est alors qu'avec une barque, MM. Duhamel, Letoré et Hulin s'élancent à sa poursuite. Attendant qu'il émerge ils lui servirent deux coups de feu. C'est ballot : on ne le revit plus. Les vieux Duclairois se souviennent qu'avant guerre, un marsoin avait été aperçu dans des conditions idetiques.Partois, receveur buraliste, le pourchassa et fut assez heureux de l'atteindre et le ramener à terre où il excita la curiosité générale.
A Heurteauville, Marcel Virvaux et Marius Honoré sont copains comme cochons. Ils rencontrent une première fois la maréchaussée qui les verbalise pour défaut de plaque et de lumière, une seconde pour ivresse et outrage. Un Polonais de la Standard leur fait concurrence, ramassé à la cale du bac du Trait. PV pour ivresse et défaut d'immatriculation.
D'Heurteauville, André Honoré a porté sa bicyclette à réparer chez Prévost, du Trait. Puis porte plainte. Les 250 F qui se trouvaient dans la sacoche n'y sont plus. La femme du plaignant cuisinée par les gendarmes finit par lâcher le morceau. C'est une accusation mensongère.
Au Trait, place du Calvaire, réside Noël Plé, chef de chantier de l'entreprise Chouard chargée des travaux de défense des berges de la Seine, à N.-D.-de-Bliquetuit. Un jour, Plé disparaît. Rumeur de suicide. En fait, Plé piquait dans la caisse de l'entreprise. Il fut arrêté. Quate mois de prison.
Un cycliste se jette sur une voiture non loin de la gare de Gauville. Il est grièvement blessé.

Avril 1930. Au bac de La Mailleraye, Marius Lannel lave sa voiture. Qui roule et tombe dans la Seine.
Alors qu'un camion débarque pour se rendre à la gare de Gauville, un matelot du bac, Ambroise Bihannic, reçoit une traverse en pleine figure qui lui fracture le maxillaire et lui casse trois dents. On dit que les Bretons ont la tête dure...
Samedi 26, dans le ciel de Duclair, on aperçoit le dirigeable allemand Graf-Zeppelin.

Mai 1930. Collision entre un camion de la fromagerie Hercelin, de Mauny, conduit par André Ritz et venant d'Heurteauville et un voiture chargée de bois conduite par Edgard Despré. Au moment où le camion la doublait, le cheval fit un écart et Despré fut blessé.
Le 27 mai, Jules Canipel patron d'une péniche en déchargement à la SHEE de Yainville, prend du repos à la terrasse d'un hôtel de La Mailleraye. Sur un banc, une femme coud paisiblement, un enfant près d'elle. Soudain, des cris. Le garçonnet de trois ans vient de tomber dans la Seine. Canipel plonge et ramène l'enfant, Jacques Demay, dont le père est employé à la Standard du Trait.


Juin 1930. Dans la nuit du 12 au 13, à 23h30, Sanson, instituteur de Yainville, rentre chez lui quand, près de la gare du Trait, il découvre deux hommes à terre et une moto disloquée. Sanson stoppe peu après l'auto de Poirée, garagiste de Caudebec et va prévenir les gendarmes de Duclair pendant que Poirée reste sur les lieux. Bientôt arrivent le Dr Bourlange, le maire, Pestel. Bernard Lacaille a été tué sur le coup, Marcel Lecret, père de trois enfants, est très grièvement blessé. Ils revaient de chez Quevaine, jardinier à Canteleu, quand ils ont percuté l'arrière d'un camion effectuant des transports pour Bruneau Gilles, du Trait.
Le 19 juin, on vit l'abbé Quilan revenir au Trait pour officier le jour du pèlerieage au Précieux sang.
Grandes fêtes au Trait le 22 juin : expo d'apiculure, horticulture, cavalcade...

A Heurteauville, Legendre avait confié à une habitante du village d'acheter du lard chez M. Rège, à La Mailleraye. Ce sont elle s'acquitta parfaitement. Sauf qu'elle oublia de payer. Procèse verbal.
A la ferme du Torps, ce n'est pas le pemier délit de chasse de Louis Bosquier qui avait voici plusieurs mois régalé ses voisins avec la viande d'un biche blessée capturée devant sa ferme. Là, on apprend qu'il élève un jeune faon capturé au Hêtre-aux-Moines. Il affirme aux gendarmes l'avoir trouvée dans un champ de trèfle. Nouveau PV.
A Heurteauville, Adam est nommé à Lanquetot.

Juillet 1930. Deschamps place une photo dans le Journal de Rouen. Le 5, grande fête des fleurs à Duclair avec concours de pêche. C'est l'époque où les riverains de de la place pétitionnent contre les mauvaises odeurs du marché au poisson...
Le même jour est créé à Caudebec un Groupement des intérêts de la Seine maritime. Nos élus figurent parmi les 23 représentants de communes riveraines. Comme Jean Lévêque, maire de Yainville, qui en sera la trésorier.
A Quevillon, on fête la Saint-Martie les 6 et 7 place du Carrefour.
Nida, cultivateur au Beaulin à Bardouville, se jette à moto dans une haie du halage en allant à Duclair. Soins du Dr Châtel.
A Heurteauville, trois compères entrent au café Honoré et André Bénard, bûcheron, commande trois bocks. Honoré refuse de servir et prie Bénard de sortir. Dehors, il lui aurait même distribué quelques horions auxquels Bénard riposta, bientôt relayé par son camarade Georges Vasseur qui blesse le cafetier à la figure sous l'œil du troisième larron, Robert Gopois, journalier. Les gendarmes s'arracheront les cheveux. Le cafetier nie avoir frappé qui que ce soit mais avoir été brutalisé par Vasseur... Les bagarres, est toujou comme cha, on sait jamais qui qu'a commencé...
Le 13, Léon Le Lanchon, professeur à l'école de Notariat, ancien clerc principal de Pannier, à Rouen, est nommé à Duclair en remplacement de Bonterre.
Médaillé militaire, Croix de guerre, André Billaux, du Trait, inscrit sur le livre d'or de Verdun.
Blanche Geffray, en forêt de Roumare, sur le chemin menant du Petit-Charme au château de Quevillon, fait l'objet d'une tentative de viol. Elle résiste. Il s'enfuit.

Août 1930. Grande fête au Trait.
A Heurteauville, Mme Charles Guérin fut rentrouvée pendue tandis que son époux était au marché de Caudebec.

Octobre 1930. A Heurteauville, la médaille de Verdun va à André Bocq.
Le nouveau bac de Duclair st arrêté le 8 pour dix jours. Réparations urgentes. Le bac à aubes reprend du service.
Un ajusteur polonais blessé par un objet tranchant à la cuisse est transporté l'Hôtel-Dieu.

Novembre 1930. Le 1er, Honoré, bûcheron à Heurteauville et Virvaux, de La Mailleraye, sont importunés par trois Rouennais alors qu'ils revenaient de la foire de Saint-Romain et regagnaient leur hôtel. Honoré est agressé à la porte de l'établissement. Pour du feu et un peu de monnaie, les trois apaches iront en prison.
Nous avons appris que la Compagnie internationale des Eaux et de l'Ozone, dont le siège est à Paris, était autorisée par la Préfecture, au titre d'établissment dangereux et insalubre, à installer à Yainville une fabrique d'objets en carton laqué. Encore une nouvelle industrice qui s'installe dans cette commune autrefois si solitaire.


Décembre 1930. Le 1er, Pestel signe la mise en adjudication de l'ancienne école des filles, près de la gare du Trait.
A Sainte-Marguerite, les époux Pinel, huit enfants, ont une dotation de l'Académie française. Albert Jobin, terrassier de Sainte-Austreberthe, s'était fait conduire en taxi à Sainte-Marguerite sans payer la course. 15 jours avec sursis.
Auvray l'achitecte des Monuments historiques, vient de prendre des mesures conservatoires en attendant la restauration de l'église d'Yainville qui se lézardait. Les grands arcs qui supportent la tout à l'intérieur ont été mis sur cintres et de solides étais ont été posés au dehors par Lanfry, le restaurateur de Jumièges. Sinon, la collecte faite par les jeunes Lastennet et Frémont au profit des pêcheurs bretons a donné 225F. Les enfants de l'école ont déjà vendu 130 F de timbres antituberculeux.

Janvier 1931. Les terrassiers de l'entreprise Beaudelin, de Duclair, mettent au jour un cimetière gaulois près du manoir d'Agnès Sorel.

Février 1931. La tradition des feux de joie ne s'est pas éteinte. Le 15 février, à 20h30, les jeunes gens d'Heurteauville font allumer par deux personnes de la localité 600 bourrées. Il y a bal à grand orchestre, passage d'eau assuré face à la mairie de 20 h à minuit.
Charles Guillemot Treffainguy nommé notaire à Jumièges en remplacement de Gérondeau.

Il trompait la clientèle

24 février, une affaire fait les choux gras de la presse locale. Sur le marché de Caudebec, le garde-champêtre interpelle un jeune agriculteur de Jumièges, le sieur Saint-André, 26 ans. Il saisit plusieurs rasières de pommes de terre et les pèse en mairie. Elles accusent péniblement 27, 28 kg quand leur poids devrait être de 35 kg. Pourquoi ce contrôle? C'est un commerçant de Lillebonne qui, trompé sur la marchandise, a dénoncé le paysan de la presqu'île. Interrogé, ce dernier se défausse: "J'y suis pour rien. C'est mon commis qui a fait ce travail". Le Parquet de Rouen est saisi. Ce dernier charge la gendarmerie de Duclair d'enquêter. Voilà nos pandores qui se présentent dans la ferme du producteur. Mais il n'y trouveront pas de commis. Et pour cause. Il n'y en a jamais eu ici. Le paysan finit par avouer son forfait. Il révcolta 100 F d'amende.

Mars 1931. mort de Mme Lepel-Cointet a son domicile parisien, 15 rue de Marignan. Elle avait 94 ans. Ses obsèques eurent lieu le 18 à l'église Saint-Pierre de Chaillot mais un service fut prévu ultérieurement à Jumièges.

Mai 1931. Concert de la lyre des ACSM.
Charles Patou, curé de Sainte-Marguerite, est nommé chapelain d'honneur de la cathédrale. On donne des cilms au ptro, comme La guerre sans armes. 

Le 22 mai, au Mesnil, deux nouveaux fonctionnaires municipaux prêtent serment. Albert Petit qui endosse l'uniforme de garde-champêtre et de tambour-afficheur et puis Emile Ligois, cantonnier fossoyeur.    

M. Monguerard préside les anciens combattants de Jumièges. Vice président: Nestor Cadinot, trésorier: Desmoulins, ascesseurs: Vincent Persil, Vermont, Blondel, Quemin, Quesne, porte drapeau: Lacaille et Guichard..

         

Juin 1931. L'héroïne de l'histoire qui suit ? Alphonsine Romain, 46 ans, veuve Gallien.
UNE NAÏVE FRAUDEUSE. Rouen, 5 Juin. — Une habitante d'Heurteauville fit preuve, d'une naïveté désarmante alors que les fraudeurs se défendent toujours âprement d'avoir mis de l'eau dans le lait qu'ils mettent en vente, elle déclara : « J'en versais deux litres dans mon broc de 12 litres, après avoir retiré une demi mesure de crème. » On lui demanda : « Il y a longtemps que vous vous livrez à ce trafic ? » Elle répondit : « Pas plus de cinq ans. » C'était une pauvre petite femme. Le tribunal tint compte de sa situation et lui accorda le sursis pour les deux mois d'emprisonnement qu'elle récolta. Mais elle paiera 200 francs d'amende.
Le 14 : grande fête sportive à Duclair.

Juillet 1931 4 et 5 festival de musique et régates de Duclair.
On crée à Anneville un pèlerinage à saint Christophe à la demande des antomobilistes du canton où aucun lieu de culte n'est voué à ce saint. L'occasion aussi d'attirer l'attention sur la restauration qui s'impose à l'église.
Heurteauville : Henri Alphonse Levesque, ancien du 21e RIT, est inscrit sur le livre d'or des Soldats de Verdun. Il est titulaire de deux citations et de la Croix de guerre.
Eugène Guéroult, de Maromme, avait pris le chien de Mme Bernaert. Il entre en bataille avec celui d'une Heurteauvillais. En voulant les séparer, il fut mordu. Et verbalisé pour divagation.
Noces d'argent sacerdotales de l'abbé Auzou, curé du Trait. Visite de l'union syndicale des ingénieurs catholiques.
Jenne Guillochon, épouse Aubert, du Trait, prend le train à Gauville pour Caudebec. Arrivée à Villers-Ecalles, elle se rend compte qu'elle a oublié sa mallette contenant divers objets dans la salle d'attente. Alors, à Saint-Wandrille, son mari descend et revient à la gare. Où il ne trouvera rien. Mais les soupçons se portent sur une marinière de la péniche Millet, Emilie Cherrer. Qui finira par avouer.

Août 1931 17 août : A Saint-Pierre-de-Varengeville, une automobile venant de Rouen ayant croisé une roulotte de forains, a renversé celle-ci par suite d'un dérapage. Trois forains furent blessés quant aux occupants de l'automobile, deux d'entre eux furent grièvement atteints et transportés à l'Hôtel-Dieu de Rouen.
Lanfry fait de nouvelles découvertes archéologiques à Jumièges.
Lancement du sous-marin Antiope.

Septembre 1931Lecointre, des ACSM, porte plainte pour vol de deux titres de rente dans sa maison du Vieux-Trait. Sûrement un habitué. Alors on soupçonne Rolland Daniel, maçon en faillite. A la gendarmerie de Duclair, Daniel tient bon, se disant ami de Lecointre qui lui a rendu service. Puis il craque.
Les ACSM lancent un ponton pour les Ponts et Chaussées.
Découverte achéologique à l'église d'Yainville.

Octobre 1931Grande soirée artistique suivie de bal au Trait le 17.
A Sainte-Marguerite, les anciens combattants se mesurent au tir.
Accident mortel à la centrale d'Yainville. Un ouvrier de l'entreprise Générale de Paris occupé à manœuvrer une gaine en ciment tombe en Seine. Repêché, il expire.
Une affaire de pension alimentaire non versée vient au tribunal et concerne un divorcé du Trait, père de trois enfants avec sa nouvelle compagne, qui négligeait de subvenir aux besoins de la première, mère d'une petit garçon. L'occasion pour la presse locale de fustiger le divorce.

Novembre 1931— Venue au Trait du Ministre de la Marine Marchande.
L'abbé Groult, nommé à Valmont, est remplacé par l'abbé Debris. 
Nuit du 7 novembre  : Le charbonnier anglais Thérèse s'échoue près du feu du Landin. Un steamer muni de la TSF, Saint-Camille, alerte le port de Rouen. Le charbonnier se renflouera lui-même mais aura besoin de remorqueurs, l'avarie touchant son gouvernail.
Le 7,  Léon Boutard, 49 ans, employé à la SHEE et demeurant près de la mairie du Trait rentre chez lui à vélo quand il est renversé par une auto. Son conducteur, Fel, de Caudebec, a été aveuglé par une autre voiture plein phare. Et qui continua sa route...
Le 25 on inaugure l'exension de la centrale d'Yainville.

Décembre 1931A Heurteauville, Charles Léon Petit, ancien du 239e, reçoit la médaille de Verdun. Marguerite Landrin, 21 ans, porte plainte pour vol de billets dans son sac à main. Un journalier, Algred Gofroi, rentre chez lui et constate la disparition d'un pantalon et d'un stylo. Ses soupçons se portent sur René Normois, retrouvez chez sa tante par les gendarmes à Notre-Dame-de-Bliquetuit. Il nie. Puis avoue...

1931 aura vu la création du comité des fêtes de Jumièges présidé par Jean Persil, secrétaires: Huet et Piolet. Organisation d'un concours de bébés.

Janvier 1932— Vendredi 9, une voiture tombe en Seine au bac du Trait. Massis, le passeur de nuit, a vu la chose de sa maison isolée. La voiture s'était arrêtée à 500 m du passage puis s'était élancée à 80 km/h. Toute la journée du samedi, on a tenté de découvrir l'automobile.
Le conducteur, qui a été noyé, est M. E. Nauroy, assureur, demeurant rue Jules- Siegfried, au Havre. La voiture, disent d'autres journaux, roulait à 60 km/h lorsqu'elle tomba en Seine. On ne retrouva que le melon et les gants du conducteur âgé d'une trentaine d'années. Benjamin Cabioch, scaphandrier, viendra superviser les opérations et la voiture sera relevée devant 800 curieux. Nauroy était au volant... Le corps sera déposé à la Standard, l'auto à la mairie du Trait.
Une semaine plus tard, à 21h, Martigny, un marchand de bestiaux des Ardennes accompagné de sa femme revient de Barentin, descend la rue de l'Eglise à Duclair et se rend compte qu'il est engagé sur la cale du bac. Coup de volant à droite, tête-à-queue, l'auto va s'engloutir à reculons puis est emportée par le courant. Aux cris des passagers, Mme Delafenêtre donne l'alerte.
Les portières ayant été ouvertes, les occupants purent sortir de la voiture, mais furent entraînés par les eaux. Mme Martigny disparut dans un remous sans que son mari ait pu se porter à son secours. On dut prendre des précautions pour que M. Martigny ne se livrât pas à un acte de désespoir. Père de trois enfants, il réside à Rumigny (Ardennes)
C'est le capitaine du bac, Rannou, qui, en barque, a récupéré le conducteur au moment où il allait disparaître. Il dut appeler en renfort un marinier, Aliédor Gras, de la péniche rouennaise Pierre-II, accostée près du bac.
Rouxel, le receveur des Douanes, le maréchal des logis chef Le Pape et ses hommes vont longuement tenter de retrouver Mme Martigny sur la barque de Rouxel à l'aide d'un projecteur prêté par Lambert. Les recherches reprennent le samedi matin par Martel, chef d'équipe des Ponts et Chaussées, ses hommes et l'équipage du bac. Repérée, l'automobile sera ramenée à la berge et conduite dans un garage. Le corps de Mme Martigny, mère de trois enfants, n'est pas retrouvé. Dans la région, ces deux accidents soulèvent une vague d'émotion et de nombreux riverains demandent déjà des signalisations appropriées à l'approche des cales. Le préfet viendra au Trait, à Caudebec et Duclair où il félicitera le capitaine du bac.

Février 1932— Journalier, Albert Cauchie passe pour un fieffé braconnier. Pour le pincer, une battue est organisée par les gendarmes. Un comble : on s'adjoint le concours de Bocquier, cultivateur au Torps, déjà entrevu pour des faits similaires. Et c'est lui qui mettra la main sur Cauchie, déjà condamné et interdit de séjour.
21 février
Le Petit parisien. A Vincennes, Marius Brunet. trente-deux ans, originaire de Jumièges (Seine-Inférieure). domicilié 14. rue d'Aboukir, à Courbevoie, a été envoyé au dépôt par M. Fouquet, commissaire de Vincennes. Travaillant il y a quelque temps comme ouvrier peintre chez M. Leclerc. 5, place de la Mairie, à Saint-Mandé, Brunet avait volé à ce dernier pour 14.000 francs de bijoux ainsi qu'une somme de 90 francs.

Mars 1932Une auto avec trois hommes à bord s'arrête chez Krieg, au Trait, pour commander 20 litres d'essence. Au moment de payer, le commerçant reçoit une malle entre les jambes. Maix Krieg a relevé le numéro. les filous se feront pincer au Havre avec leur voiture volée à Paris.
9 mars. Un violent incendie s'est déclaré à Yainville, dans un bâtiment dépendant de la station d'électricité. Le bâtiment, qui renfermait un important matériel, a été détruit. Les dégats atteignent 500.000 francs.

Avril 1932— Joseph Lefebvre, d'Epinay, venait de passer son permis. Il avait acheté une Viva Quatre, modèle 32. Lefebvre le vendredi 1er avril à Pont-Authou par le bac du Trait à La Mailleraye. Au retour, il prit par Port-Jumièges. Il est 16h30. Arrivé en face, la voiture cale... sur la cale. Le personnel la pousse et la remet en marche. Mais Lefevre accélère trop, tourne la direction dans tous les sens, voilà la voiture de travers qui redescend la cale de flanc et vient à côté du bac. Daniel Persil, le passeur, sentant le danger, ouvre la portière, tire Lefebvre à lui. La Viva Quatre accomplit quant à elle les derniers mètres qui la séparent du fleuve et va s'engloutir. Fort heureusement, les quatre passagers de l'auto avaient quant à quitté le véhicule pour la traversée. Là aussi, on fera appel à un scaphandrier...

Mai 1932Tous le mois de mai, la chapelle de la Mère de Dieu est ouverte tous les jeudis et dimanches de mai à partir de 7h.
Aubert, de Berville, ouvrier peintre chez Lorillon, à Duclair, se promène en barque au trou de la Martellerie. Quand il découvre le corps de Mme Marquigny.

A Boscherville, André Long-Chamont abat une spatule blanche, espèce très rare. Mais fier de cela, on l'expose chez Bouré, naturaliste à Rouen.
Lancement du sous-marin Oréade.
Les époux Vasseur, d'Heurteauville, iront en correctionnelle où les juges tenteront d'y voir clair. La femme affirme avoir été brutalisée, menacée de mort par son mari ivre et qui exgeait d'elle un certificat attestant que les quatre enfants du foyer n'étaient pas de lui. Le mari, lui, n'avoue que quelques bourrades à la lecture d'une carte dénonçant l'infidélité de son épouse.

Juin 1932Après accord amiable avec Georges Ducastel et Albert Lequesne, on élargit le chemin de grande communication au Bosc, sur le Mesnil. L'entreprise Baudelin réalisera les travaux avec ses camions !
Bénédiction de la chapelle Saint-Eloi, au Trait.
Le 26, régates de Duclair.

Juillet 1932Jeudi 2 juillet, 18h30, Paul Desmonceaux, facteur intérimaire à la gare de Duclair, alla prendre un bain à Saint-Paul. Sur la berge, les gars Préaux et Saussay le voient disparaître et appellent à l'aide. Trois excellents nageurs arrivent : Charles et Robert Oursel, de Duclair, Martel, de Saint-Paul.  Les gendarmes, les employés des Ponts et Chaussée rappliquent également. Recherches vaines. Le dimanche, le pauvre père était à l'endroit où son fils avait disparu. Quand le corps du noyé s'immergea soudainement...
5 juillet : décès d'Henri Denise, ancien maire et conseiller général de Duclair, figure de l'hôtel de la Poste. Il était né en 1855.
Heurteauville : l'instituteur, M. Fontaine, est nommé directeur à Blosseville-Bonsecours.
19 juillet : à l'usine d'Yainville, un chauffeur tombe dans une trémie à charbon. Pris sous 150 tonnes de combustible, son cadavre n'est dégagé qu'au bout de plusieurs heures.Yves Gourvet, 42 ans, était père de trois enfants.

Août 1932 Le 21 août, cinquantenaire du chemin de fer.
Au Trait, Hélène Deconihout, demeurant quartier du Calvaire, prend ses ébats en Seine, bien que ne sachnat guère nager. Soudain, un jeune homme la voit couler à pic et appelle au secrours. Alfred Caron fils, ramoneur de Barentin en tournée au Trait se jette à l'eau et ramène Hélène sur la berge. Quelques soins, et elle regagne son domicile.

Commande d'un navire de recherches océanographiques aux ACSM par le Ministère de la Marine.
Un cycliste sans éclairage qui s'enfuit ! Les gendarmes de La Mailleraye verbalisent Jules Caron, cimentier-boiseur de Varengeville, 21 ans.

Septembre 1932 Raymond Lacheray est nommé greffier de la Justice de Paix en remplacement de Vincent.

Octobre 1932Le 4, l'union des industries havraises visite la centrale d'Yainville. 
Marie Lefieux, épouse Joseph Caron porte plainte pour coups.
Obsèques au Trait de la petite Jeannette Fournier.
Heurteauvillais, Robert Honoré, 19 ans, est frappeur à la nouvelle usine d'Yainville. Un jour, il s'empare de la montre de Georges Dudout, mécanicien, dans le paletot accroché aux vestiaires. Dudout porte plainte. soupçonné, Honoré nie. Puis craque. Où est la breloque ? Dans l'armoire de la cuisine, chez mes parents. Alors on s'y rend. Quand on approche, Honoré crie : " Maman ! Au secours ! Je n'ai rien volé !" Puis il tente de s'enfuir. La montre n'est pas dans l'armoire. C'est, explique-t-il, qu'il l'a remise à son frère. Interrogé, ce dernier n'est au courant de rien. Depuis, Honoré est en prison. Pour un mois. La montre ? Il l'a jetée à l'eau, dit-il à présent.

Novembre 1932Qui diable a volé les chaînes des bestiaux d'Edgard Després, à Heurteauville ?
Au Trait, Rolland Landrin, fils de commerçants de La Neuville, roulait à gauche, sans éclairage pour se rendre à Sainte-Marguerite. Il est fauché par une voiture. Examiné par le Dr Journée, transféré par un mécanicien de la Standard, Joseph Ouin, il décède à l'Hôtel-Dieu dans la soirée.
Le charbonnier anglais Smerdis inaugure le nouvel appontement de la SHEE.
Lancement du Cap Blanc au Trait.
Il a beau cumuler les condamnation, Albert Cauchie continue de faire du braconnage sa profession. On découvre un cerf fraîchement tué en forêt de Brotonne. Quans Cauchie et Malandin, commerçant du Trait, viennent pour l'enlever, ils sont reçus avec les honneurs de la maréchaussée.

Décembre 1932Sorti de l'hospice de Caudebec, Louis Lefebvre, 61 ans, est retrouvé pendu à une branche à Heurteauville par Charles Dubin. Quelques jours plus tôt, il avait tenté de se jeter de l'appontement d'Yainville.
Décès de Pestel, maire du Trait.


Janvier 1933Lancement du sous-marin La Sibylle. Les ACSM concernées par une importante commande résevoirs pour l'industrie prétolière française en Mésopotamie.
Meeting de la Fédération républicaine à Duclair. 1200 participants.

Février 1933Le petit Savary, 8 ans, fils d'un contremaitre des ACSM, renversé par un car Satos. Il est conduit à Rouen par le chauffeur.
Au Trait, des élections complémentaires portent Alexandre Vince et Marcel Lecret au conseil puis André Cauvin au second tour.

Mars 1933Le 3, Achille Dupuich est proclamé maire du Trait par 13 voix sur 13 suffrages explimés et 16 votants.
7 mars. Autocar contre camion, à Duclair cinq blessés. A Duclair,  une collision s'est produite entre un autocar et un camion conduit par Penjou, de Malakoff. Cinq personnes ont été blessées Mme veuve Tertaux, M. Pellier, Mme veuve Dubos; tous du Havre M. Lair, de Saint-Romain-de-Colbosc, et M. Grain fils, de Jumièges. L'accident se produisit près du château du Taillis.

La prochaine sortie promenade du Moto-Club de Dieppe aura lieu dimanche prochain 10 mars. Elle aura pour but Duclair et l'Abbaye de Jumièges avec retour par Caudebec-en-Caux.
Le 12, lancement du sous-marin Cap-Cantin. 
L'abbé Haquet, curé doyen de Duclair est promu doyen de Lillebonne. Il a fondé le cercle Guynemer. 

Avril 1933Distribution des prix de la fanfare de Duclair et bal le 30.

Mai 1933Voilà la première pompe à essence au Mesnil. Elle est installée chez Mme Thomas qui tient déjà commerce.
Démonstration de traitement des pommes dans les verges de MM. Guillaume Quesne et Gosset à Jumièges.

Juin 1933 Fête patronale au Trait le 15. Une place porte déjà le nom d'Octave Pestel. Dupuich, son successeur, n'est pas rancunier...
Adrien Hillairet, maçon en pension chez Legendre, a maille à partir avec Louis Honoré, de Port-Jumièges. Qui a commencé ? Eternelle question...
Le 17, une délégation de l'école centrale visite la centrale d'Yainville.
Au Trait, le jeune Dupeyroux, 6 ans, quitte brusquement la main de sa sœur. Il est percuté par une voiture. Mâchoire fracassée. Le pharmacien Bailly donne les premiers soins et le Dr Journée ordonne le transfert. Le pauvre enfant mourra à l'hospice général de Rouen.

Juillet 1933Concours pomologique chez Guillaume Quesne, à Jumièges. Dans la cour de la mairie, chaque dimanche après-midi de juillet, on organise toujours un concours de tir. Un fusil de chasse est à gagner. Cette année-là, à l'aide d'une corde, Roger Deuil remonte un homme du fond d'un puits. Consolidation des voûtes et parties hautes des chapelle du chœur gothique de Notre-Dame.
Procès à la cité de Maison-Blanche entre M. Provost et Mme Lataste, traité de voleuse, pour une histoire de poules en liberté.
Le 23, élections complémentaire à Heurteauville. François Jouveaux élu au premier tour.

Août 1933Nitot, directeur des ACSM, chevalier de la Légion d'Honneur.

Septembre 1933Lancement du Président Théodore Tissier.

Octobre 1933A Rouen, le chauffeur de la Standard, Pierre Lamereux, renverse un sexagénaire qui succombe. Il est inculpé d'homicide par imprudence.
Pendant la foire Saint-Romain, on organise à titre expérimental un service de car en soirée entre le Trait et le cirque de Rouen et théâtre des Arts.
Pour doubler une voiture qui ne partait pas, un automobiliste fait marche arrière à la cale du bac du Trat et blesse un chef d'équipe de la Standard. Procès.

Novembre 1933Ouvrière de filature à Duclair, Marie Petit est renversée au Trait par une camionnette au Trait dont le chauffeur a été ébloui par les phares d'un autocar. Soignée par Bourlange, elle est transférée dans un état grave par Malandain.
Traitement d'hiver des fruitiers : démonstration à Jumièges.

Décembre 1933Dupuich promu officier de l'instruction publique.
Heurteauville et les communes voisines, soit 4.000 habitants, se retrouvent isolées par la Seine charriant des glaçons. Une usine, on ignore laquelle, met en service un remorqueur pour passer ses ouvriers, ce qui fait des envieux...
Un car Satos tombe en panne à la sortie de Boscherville. Mal signalé, il provoque le lendemain matin un carambolage monstre qui donnera lieu à un procès.
L'Académie française décerne un prix de Vertu, soit 2.000 F
aux époux Samson, d'Heurteauville


Janvier 1934 9 janvier : La voiture du docteur Pierre Derocque. chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Rouen, s'est brisée contre un arbre après avoir dérapé sur le verglas dans la côte de Boscherville, au niveau du Chêne-à-Leu. Le premier sur les lieux fut Fillâtre, l'autocariste. Le docteur Derocque a été tué sur le coup ; Mme Derocque a été transportée à l'Hôtel-Dieu de Rouen. Ses contusions sont sans gravité. Derocque était chevalier de la Légion d'Honneur, il venait d'être nommé chirurgien honoraire de l'Hôtel-Dieu. Son fils est également chirurgien. 
12 janvier, vers 3h du matin, le vapeur Bolette, venant de Rouen, percute le vapeur Conde de Ambasolo mouillé au niveau du Mesnil.
Sur le bac du Trait à La Mailleraye, un conducteur qui a mis pied à terre se retrouve coincé entre son camion et un voiture à reculons. M. Cabot est relevé sans connaissance. Procès.
Les gendarmes sont avertis qu'un noyé est attaché à la berge de Port-Jumièges. Ils y trouvent un homme habillé en facteur et qui a longtemps séjourné dans l'eau. On le remonte. C'est Maurice Levasseur qui, le premier, a aperçu ce corps à la dérive et l'a arrimé en compagnie de M. Maze. La Poste alertée, on identifie le cadavre comme étant celui d'un préposé de Déville, M. Machéré.
Les abbé Maurice publient En forêt de Brotonne.

Février 1934 Incendie dans la ferme Pinel, près de l'glise de Sainte-Marguerite.. Une étable contenant du foin est détruite. Propriétaire : Mme Godalier.

Mars 1934Pour la troisième fois, le bac n° 6 est enlevé de Duclair pour faire du remplacement à Quillebeuf. Levée de boucliers appuyée par Malartic.
Le feu détruit un magasin des ACSM. 200.000 F de dégâts.

Debris est coifeur à Caudebec, la SHEE, recrute un peintre en bâtiment pour l'entretien de la centrale et des maisons ouvrières, une sténo.
Alphonse Berthaud, 3e mécanicien à bord du
Divona, amarré au ponton de la centrale d'Yainville, est trompé par l'obscurité et tombe en Seine. Le brigadier Jouan, des douanes du Trait, se trouvait là. Il lui jette la bouée des Sauveteurs bretons. L'homme est sauvé.

Avril 1934le Docteur Allard est en mauvaise santé. Il démissionne de la présidence de la délégation cantonale. Guillemot-Treffainguy, notaire de Jumièges, est nommé suppléant du juge de Paix.
Lancement aux ACSM d'un bac à vapeur pour Caudebec. Commande du plus grand pétrolier français.
Polémique à l'école de Jumièges.
Il y a toujours une Rosière à Le Mailleraye, cette année, c'est Mlle Bocquier, du Torps.13 avril. A Saint-Martin-de-Boscherville, un ouvrier agricole de 60 ans, employé de l'entreprise Rouzier, d'Hénouville, est sommé de monter sur un tracteur en marche. Il glisse et a la tête écrasée par une roue de la remorque.

Mai 1934A Heurteauville, Gabriel Levreux constate la disparition de sa dinde qu'il avait mise à couver dans sa grange avec vingt œufs. Quand il aperçoit la sosie dans sa dinde dans un cour toute proche. Il enquête et sa conviction est que Roberte, qui se fait appeler Samson sans le pays, est la voleuse. Elle nie. Puis avoue. Elle vait une dinde semblable qui fut croquée par un goupil. Elle l'aura remplacée à peu de frais.
L'événement du mois, dans la région, est l'incendie de neuf immeubles du Vieux-Caudebec.

Juillet 1934Alexandre Boissard était né à duclair et succéda à son père comme serrurier. Dès ses 14 ans, il battait tambour. A 18, il fait partie de la Société de sapeurs pompiers et ne prendra sa retraite qu'en 1922. La médaille des pompiers lui fut décernées. Vétéran et décoré de 70, Boissard fut également chef instructeur et musicien pendant de nombreuses années à la fanfae de Duclair.  Plus vieux tambour de France, il est mort le 16 juillet 1934 à 92 ans chez ses enfants, M. et Mme Facry à Pont-Saint-Pierre.
Les hebdomadaires de Lucien Lemoine prennent fait et cause pour les Croix de Feu.
La Légion d'Honneur pour Hyppolite Worms. Lancement du vapeur Le Trait.

Août 1934Lundi 6 août : explosion de l'usine électrolytique d'Yainville. Lire par ailleurs.
Légion d'Honneur au maire d'Heurteauville, Charles Guérin.
Près du passage à niveau de la SHEE, Georgie Joré, Yougoslave de 28 ans employé chez Sautreuil, à Saint-Wandrille, revient de duclair à vélo, parfaitement éclairé, quand il est renversé par une voiture qui prend la fuite. Légèrement blessé.
Au Mesnil, on découvre du matériel d'usine au Mesnil, sur les bords de la Seine. Il provenait d'une rafinerie de Port-Jérôme. Or une voiture noire occupée par deux hommes a été remarquée près de l'endroit où ce matériel a été jeté. Le signalement correspond à Albert Leloup, contremaître à la Standard et et André Franoux, tuyauteur.

Septembre 1934AG des Industriels à Yainville.
Le Pourquoi-Pas ? de passage à Duclair.

Octobre 19347 octobre : Armand, comte de Maures du Malartic, propriétaire et maire d’Yville, est élu conseiller général du canton. Il reprend le siège aux  Rad Soc. Le Dr Châtel va lui succéder au conseil d'arrondissement.

Novembre 1934Un gamin de 15 ans apprenti au Trait est coffré à La Mailleraye pour ivresse. Il fera 6 jours de prison.

Décembre 1934Hache, commerçant de Villers-Ecalles, remet à l'instituteur une somme percue pour préjudice au profit de l'arbre de Noël.
Si La Mailleraye a son élection de la Rosièse, Duclair a son bal des Catherinettes, organisé par Mme Henneville, présidente des anciennes élèves de l'école des filles.
Chasse à courre en forêt du Trait. Le piqueur, au Val-en-Grand, découvre un pendu. Quelques mètres plus loin, une bicyclette avec une plaque, Henri Leroux, Sainte-Marguerite. Le garde-champêtre de cette commune travaille justement à proximité. Il confirme l'identité de cet homme disparu depuis deux mois. 

Le 16 décembre, devant la goudronnerie d'Yainville, Mme Lecanu, 61 ans, traverse la route sans regarder. Survient une auto piloté par Pierre Doray, quincailler à Rouen. Mme Lecanu est tuée sur le coup. Constat du Dr Chatel.
Accident similaire à Varengeville, sur la route de Duclair à Rouen. Mme Anatole Aubert, 70 ans, traverse subitement la route. Elle meurt à l'Hôtel-Dieu.

Une Rouennaise pose son sac sur le comptoir de la Vieille Auberge, tenue à Boscherville par Lucie Desmoulins. Après son repas, le sac a disparu. Avec les 350F qu'il contenait.
Boscherville toujours, un motocycliste, M. Perez, est renversé par une auto. Il porte plainte. Grand mutilé de guerre, deux fois trépané, Victor Vadot vient rendre visite à sa mère. Depuis, on ne l'a pas revu...
Au début Cavelan, du Paulu, le vélo de Varin, du Bourg-Joli, est volé.
Marcl Martin, SDF de 22 ans, se fait trsnporter en taxi chez son beau-frère au Trait. Celui-ci refuse de le recevoir et surtout de payer la course. Le taxi, lui, s'est emparé des papiers de Martin qui est activement recherché.

                       

1934-1935: on aura vu la restauration des parties hautes de la tour occidentale nord de la grand église de Jumièges. Consolidation des murs et fenêtre hautes de la nef de l'église Saint-Pierre.

                       
         

Dans les années 30, Détienne, le gardien de l’abbaye, ramasse des fragments de terre cuite tombés des voûtes du grand cellier et qui, mis en dépôt à une époque indéterminée, provenaient très vraisemblablement d'un pavement de l'abbaye…



Janvier 1935Adolphe Porcal, un ouvrier cloutier de 33 ans, demeurant hameau du Haut-de-la-Côte, se jette dans la citerne d'Edouard Prunier père où sa femme est domestique. Il laisse une veuve et un enfant.
A Boscherville, un facteur intérimaire a retrouvé près de chez Pigache le cadavre d'une quadragénaire ayant une corde enroulée autour du cou et lestée de deux pierres. Elle a séjourné une quinzaine de jours dans l'eau. Le Dr Chatel ne peut déterminer la cause du décès.

Mars 193524 : Mgr de la Villerabel bénit la troisième cloche de Saint-Paër. Les parains sont Louis Moretti et Augustine Cauchois, épous Lefebvre.
31: à Jumièges, bénédiction du calvaire du XVe restauré, sous la présidence de l'abbé Carpentier, curé-doyen de Duclair. Il ne restait plus qu la base, à l'entrée du bourg, de cette croix antique. L'abbé Debris résolut de le relever. 
Tout commence à 15h30 à l'église par des vêptres chantés en faux bourdon, l'abbé Falaise, de Saint-Valery, étant l'officiant, l'abbé Thoumire, de Barentin, le prédicateur. On est venu des paroisses voisines. La plupart des prêtres du doyenné sont là : comme Dumesnil de La Mailleraye. Dans le chœur, Aimable Duparc, le maire, est entouré de son conseil, on remarque Malartic et Chatel, le baron de Vaux, les conseillers paroissiaux, Georges Lanfry, l'architecte, Nitot, directeur des ACSM. Les chants sont exécutés par les Pastoureaux des Philippins de Rouen. D'autres jeunes de ce patronage assistent en aube blanche l'officiant à l'autel. Thoumyre devait féliciter Debris pour son initiative. Après le salut en musique, départ de la procession et bénédiction par le curé doyen.

Avril 1935Lancement du sous-marin Vénus sous la présidence du vice-amiral Le Do. Son épouse est la marraine.

Mai 1935Le 21 mai, René Deuil est nommé commandant des sapeurs pompiers.
Au Mesnil, Raoul Martin, le gérant du téléphone, est élu maire.
Les gens du plateau et du bourg du Mesnil s'estimaient pénalisés par rapport aux riverains de la Seine en matière d'approvisionnement en eau. Alors, on creusa un puits artésien sur la place de la mairie.
Au Trait, M. Forcher. commis d'épicerie à Duclair, tombe sous la voiture.de livraison de son gérant, M. Lefebvre. Il meurt à l'Hôtel-Dieu de Rouen.
Deux Espagnols avaient, l'été dernier, acheté des fruits et primeurs à des cultivateurs d'Heurteauville avec des chêques sans provision. Ils sont condamnés.

Juin 193514 juin. Les gendarmes de Duclair arrêtent à Boscherville Roger Boitard, 22 ans, alors qu'il cherchait à se débarrasser, à un prix dérisoire, d'une automobile volée à Paris, rue des Mathurins. Son amie, une rouennaise mannequin à Paris, tombe des nues.

Le 17, Louis Léonard, journalier chez Allais, à saint-Paër, constate qu'un billet de 100F manque dans on portefeuille. Ils soupçonnent les époux Bellanger, embauchés la veille. Qui nient. Henri Bellanger finit par avouer au gendarmes que sa femme a fait les poches du paletot de Léonard posé sur un broc pendant qu'il trayait les vaches. L'argent a servi à l'achat de chaussures. La femme nie...
Le 30, 61e anniversaire des régates de Duclair.

Juillet 1935L'abbé Carpentier découvre que l'église de Duclair a été cambriolée dans la nuit du 2 au 3. Vitrail donnant sur l'école des filles brisé, cinq troncs ont été ouverts. Mais ils avaient été vidés la veille. Pour se venger, les visiteurs tentent d'enfoncer la porte de la sacristie à l'aide d'une barre de fer. N'y parvenant pas, ils s'attaquent à une petite fenêtre en démontant sa grille de fer. Puis ils s'emparent de 8 F et vident un litre de vin. La clef étant à l'intérieur, les malfaiteurs fouillent de nouveau l'église mais aucun objet de valeur n'est emporté.
La grand route de Rouen au Havre est en réfection à Yainville. Le 8 juillet, à 7h du matin, François Vollais, de Dieppedalle, se rend sur le chantier de l'entreprise Morineau, au niveau de la gare. Quand il est renversé par un vélo conduit par René Aubert de Pavilly. Lecoq, remplaçant du Dr Chatel, ordonne leur transfert à Rouen.
Le 14 à Jumièges, à 6h, salves, d'artillerie. 10h concours de tir des pompiers puis revue. Banquet chez Jehanneuf. 16 : jeux, 17h courses vélocipédiques, 18h danses gratuites, 20h30 illumination de la mairie, 21h30 feu d'artifice. Fêtes similaires partout ailleurs...
A Duclair, le comité des fêtes est présidé par Stackler. Il prépare une manifestation pour le 15 août. Le 21 juillet, le patro Sainte-Jeanne-d'Arc et le cercle Guynemer proposent des attractions sportives, une expo de couture, de la musique.... 
Du cinématrographe à Anneville sous la direction de M. Buffet, le 18. 
Il devient interdit de fumer à bord du bac de Duclair.
Dimanche 21 juillet, 19h, Augustin Vatey, journalier de 38 ans à Jumièges, use de sa gaffe pour mouiller sa barque quand il glisse et tombe à l'eau. Son neveu, Jean Vatey, 12 ans, court avertir son père, Albert Vatey, qui hélas arrive juste pour voir son frère couler.
La Bouille comme Yainville fête La Madeleine mais avec bien plus de moyens.

Août 1935Maurice Deshayes, un chauffeur de taxi de Rouen, amène au Mesnil Eliane Morinier, née Carmagnole, 19 ans, en pension dans un hôtel de la capitale normande depuis des mois.  Elle payse sa course et se dirige vers le fleuve. Deshayes prévient aussitôt les gendarmes de Duclair. Les voyant arriver, elle se jette à l'eau. Deshayes, bon nageur, tente de la sauver. Ils coulent tous deux à pic.
Pierre Le Veuzit, chauffeur du bac de La Mailleraye et sa femme font l'objet d'une enquête sociale. La femme, Marie Eugénie Le Tarin, fait huit mois de prison.

Septembre 1935Première congrès des jardins ouvriers au Trait.

Octobre 1935Aristide Leprince, ancien maire d'Heurteauville, ancien conseiller de La Mailleraye, est inhum" en présence de Lerouc, conseiller d'arrondissement, Collet, maire de Caudebec... MM Touzé, Gally, Barbier et Beaudouin, conseillers municipaux tiennent les cordons du poêle. L'abbé Dumesnil officie.
Lancement au Trait du pétrolier Sheherazade.

Novembre 1935Joseph Merle, des ACSM, est renversé à vélo par une auto à La Mailleraye et tué sur le coup. Au procès, André Marie défend le conducteur originaire de la Sarthe.
De Berville, un météore est aperçu tôt le matin, d'abord sous forme de lumière blanche puis passant par celles de l'arc en ciel avant de devnir une immense gerbe de feu près de la Grande Ourse. De Beauvais, le même phénomiène fut observé.

Décembre 1935— Gaston Leroux, de Sant-Wandrille, travaille à la réfection de la Nationale, à Yainville. En rentrant, il reverse au Trait un septuagénaire, Duquenne, magasinier aux ACSM. Le motocycliste a une fracture du crâne et est transféré par Bourlange à Rouen. Dans la nuit, une congestion pulmonaire oblige au transfert de l'autre blessé.
Au Trait, le forgeron Foutrel, neuf enfants, reçoit un prix Cognacq-Jay décerné par l'Académie française.
Le dimanche 29 décembre, Louis Vaillant, ouvrier d'usine au Paulu, 26 ans, tire un coup de carabine sur sa femme, Emilienne Simon, mère de deux enfants. Il est présenté comme violent et le coupe sujet à discorde. Il y eut une première version. Revenant de l'épicerie Leber, c'est Emilienne qui, en manipulant l'arme, se serait blessée accidentellement. Cette version évolue. Revenant des courses, Emilienne voulut retirer l'arme des mains de Vaillant qui, pour jouer, résista et le coup partit...



Janvier 1936Quelle idée. Charretier chez Baudelin, Victorin Montier, dit Torin, raccompagnait sa sœur chez elle, à Saint-Paul, accompagné de Maria Boutard. Quand il eut l'idée de s'asseoir sur le parapet du halage, face à la villa la Bougeotte. Il glissa, nagea quelques brasses. Et coula.Nous étions le soir du 1er janvier.
A Varengeville, les voisins affirment avoir entendu les Vaillant se disputer avant le coup de feu. La femme a reçu une balle logée dans le cervelet. Impossible de l'opérer. Ni même de l'interroger... Les jours suivant, la victime recouvre la lucidité. Son mari a bien tiré sur elle mais elle ne peut préciser si c'est volontairement ou non. Le lendemain, fort désorientée, elle réitère ses propos mais précise ne plus vouloir voir son mari.
A Boscherville, dans le chemin qui part des Carrières vers Montigny, on a semé des clous de tapissier. Un habitant est soupçonné...
Fréquentes inondations, fermes isolées, route impratiquable... A Yville, le fleuve envahit les terres si bien que des travaux s'imposent. Six maisons ont dû être évacuées malgré la digue en amont du passage d'eau, à l'extrémité du trou Buquet et qui mériterait d'être prolongée jusqu'au bac. En 1913 existait un projet de digue plus conséquent qui fut ajourné par la guerre.
Plus de 40 vols de feux de bicyclettes ont été volés autour du Normandy hôtel, au Trait. Une bande de cinq gamins est enfin identifiée.
A Varengeville, Marie Dubort, veuve Leroux, ouvrière au Paulu, est retrouvée carbonisée dans sa maison par le garde-champêtre Lassire. La cheminée... Mais le bruit courut d'un assassinat.
A Duclair, la crue de la Seine rappelle 1910. Le halage du Bouillon au Mesnil est fermé à la circulation, le commerce de Mme Legallet et la maison de son voisin Lefebvre sont inondés, les jardins ouvriers de Mustad et de la Havraise sous les eaux. Dégâts aussi à la cale du bac dont le service sera interrompu. Deschamps place une photo de l'allée des Tilleuls dans le Journal de Rouen. Le mascaret revient aggraver les choses...
A Berville, on retrouve au Haridou, près de la ferme Saunier, le cadavre de Louis Agasse, le cantonnier.

Février 1936—  Un soir, vers 23h30, Raphaël Prey, manœuvre à Heurteauville, est réveillé par du bruit. De se fenêtre, il aperçoit son ex, Augustine Fleury accompagnée de Léopold Sanson, le cantonnier et un domestique de La Mailleraye, Robert Thomas. Sanson répond aux interrogations de Prey : "Lorsque je serai monté, je te ferai voir ce que c'est qu'un étalage de charcuterie." Il tient un pince à talon de 80 cm. Et voilà que les visiteurs forcent la porte. Prey aura beau crier au secour, seuls ses visiteurs l'entendent. Alors qu'ils montent l'escalier, Prey saute par la fenêtre, se blesse et s'enfuit, poursuivi par Sanson. Il file en direction de la maison de son frère, puis de ses parents et enfin celle de Cherrier qui lui ouvre, lui prête un costume afin qu'il aille chez les gendarmes. Ceux-ci profitent de la voiture de M. Salmon, d'Heurteauville et arrivent sur les lieux. Tout le monde a décampé mais les traces d'effraction sont bien visibles. Tous les papiers de Prey sont épars dans la cuisine où il ne reste rien. Dans la chambre, seuls subsitent les bois de lit. Un portefeuille de 150 F a disparu. Un lit de fer est abandonné à 20 m de l'habitation. Foule d'objets et de meubles ont été emportés et Prey en dresse la liste. Le lendemain, Léopold Sanson nie les faits, la femme Fleury, elle, avoue avoir été chez son ex-mari pour réclamer les meubles )rêtés par sa grand-mère. Seulemen, deux témoins, le couple Léon Cécille, hôteliiers, ont bien aperçu le trio de déménageurs. Alors ont les interroge à nouveau. Ils finissent pas reconnaître les faits. Sanson se trouva l'excuse de l'ivresse.
Gala d'escrime le 9 au Trait.
Le Mérite agricole à Edouard Salmon, d'Heurteauville.
20: Un charron livre un char funèbre à la mairie du Mesnil. Il est remisé sous un hangar.

Mars 1936. —   Le 15, bénédiction au Trait du calvaire du nouveau cimetière et de la nouvelle salle paroissiale.

Avril 1936—   En doublant un car sur la Nationale, au lieu-dit Le Mesnil, deux motocyclistes sont grièvmenent blessés dont Auguste Larchevêque, monteur de 20 ans, pensionnaire au Normandy au Trait. Premiers soins du Dr Bourlange.
Gros travaux sur les ouvrages fixes du bac de Duclair.

Mai 1936—   Une voiture stationnant sur la cale du bac de La Mailleraye a les freins qui lâchent. Elle prend un bouillon.

Un boulanger ivre jette son auto sur un pylône et va se coucher

Un mort, deux blessés gisaient dans la voiture


Au Paulu, commune de Saint-Pierre-de-VarengevilIe, le boulanger J His, de Saint-Paër, effectuait une tournée de livraison, accompagné de son jeune employé, André Debled, 17 ans ; de Mme Demeyers, demeurant également à Saint-Paër et des trois enfants de celle-ci.
His qui était en état d'ivresse, circulait à vive allure. Tout à coup, il jeta sa voiture contre un pylône. L'auto fit plusieurs tours sur elle-même, projetant ses occupants sur la route. André Debled fut tué sur le coup. Mme Demeyers et un de ses enfants furent grièvement blessés.
Sans se préoccuper du sort des victimes, His regagna à pied son domicile distant de trois kilomètres et se coucha. C'est là que les gendarmes vinrent l'arrêter, deux heures plus tard, malgré une vive résistance.


Juin 1936—   Quatre ouvriers de la Sandard sont blessés dans une explosion au labo.
19 juin : une grave explosion s'est produite au Trait, à la Raffinerie franco-américaine de la Mailleraye. C'est le laboratoire d'essais qui a soudain fait explosion, projetant des débris à une grande distance. Qua tre personnes s'y trouvaient, qui ont été grièvement brûlées. Ce sont le chimiste Jacques Baudez et le chef-chimiste André Potier, qui sont les plus atteints, le chef de laboratoire Léon Muraour, qui a été blessé par des éclats de verre, et M, Jean Fischer, qui souffre de coupures au bras droit. Fort heureusement, le laboratoire était isolé et l'incendie n'a pu se propager. L'enquête a pu établir qu'un appareil de chauffage à vapeur avait perdu de la vapeur et que celle-ci, en se mélangeant aux gaz, avait provoqué un mélange détonant dont la déflagration s'était produite.
Après quoi, M Baudez perdra la vie. Il avait 24 ans.

Fête de la Jeunesse à Duclair le 21.

Eté 36: Détienne, le guide de l'abbaye, demeurant dans la porterie, mène sa dernière visite. 

Août 1936—   Le gardien de nuit de la Standard, Dionis, 66 ans, est retrouvé mort à son poste.
25 août: pétition pour la construction d'une école aux Sablons.

Septembre 1936—  11 septembre. La police mobile arrête une femme Flambart, de Duclair, qui. il y  une quinzaine de jours, a, jeté sa fillette âgée de quelques semaines, dans la Seine. 

Octobre 1936—  Le Veuzit, ancien chauffeur du bac est impliqué dans un pugilat à La Mailleraye.
Nomination de M. Mesnil comme juge de Paix.

Décembre 1936— Présidée par M. Kervrann, l'amicale des Bretons de La Mailleraye compte une centaine de membres ! Administrateur de la Standard, Young en est le président d'honneur.


Janvier 1937Aux ACSM, Nitot passe du statut de directeur à celui de directeur général, boulevard Haussmann, siège de la Worms. Il est remplacé par Abbat, sous-directeur.

Mars 193712 mars. La famille Harel se trouvait réunie, hier soir dans sa maison, au Trait, en compagnie de Mme Bizard, de M. et Mme Adolphe Roussin et d'un Espagnol habitant La Mailleraye. Tous de religion évangélique, ils priaient en commun lorsque le jardin fut envahi par une centaine de communistes qui, après avoir forcé les portes de la cave, dérobèrent les bouteilles de cidre et ouvrirent le robinet d'une barrique dont tout le contenu fut répandu. Les évangélistes protestèrent. Abandonnez votre religion, ripostèrent les communistes, et nous vous laisserons en paix ! Recevant une réponse négative, la troupe se mit alors à lapider les fenêtres. Avant de se retirer, les communistes s'emparèrent du livre de prières deMme Harel. (Version Figaro).
Obsèques de Paul Aubert, ancien maire du Trrait.

Avril 19377 avril. Une messe fut célébrée à l'église de Duclair, puis il y eut un vin d'honneur à la mairie. A la santé de qui ? De Rose Delafosse, native de Jumièges, veuveGodey. Elle fêtait tout simplement ses 100 ans. Son avis de naissance est original. On dit son père "âgé de quatre ans" ! Il est vrai que le second adjoint, Pierre Dupont, devait être ému en rédigeant cet acte car il remplaçait le maire et le premier adjoint qui venaient de démissionner.
20 avril : marchés simples aux fruits et légumes les lundis, jeudis et samedis jusqu'à 16 h en été, 15h en automne. Jumièges compte deux hôtels: celui de l'abbaye et le Littré. Maurice Chambry, aux Sablons, est distingué pour avoir dix enfants en vie sur les onze mis au monde par son épouse.  C'est lui qui, à la Libération, fera une funeste découverte...

Mai 19371er mai. Une camionnette pilotée par Fernand Leroux, de chez Mustad, se déporte sur la gauche au hameau de Saint-Paul, percute une borne kilométrique. Joseph Préaux, 24 ans, du meau de Claquemeure est tué sur le coup. Le chauffeur et Marius Dutas père ont des fractures du crâne. Le fils a des blessures plus légères de même que M. et Mme Soublin et Lefebvre. Burel et Foutrel, ce dernier des ACSM, sont indemnes.

Juillet 19373 juillet : l'Union nationale des combattants tient son congrès régional à Duclair et demande un réajustement des pensions. Joseph Préaux 24 ans, est tué sur le coup. 
La guerre, on y pense. Le 28 juillet 37, au Mesnil, Eugène Petit organise la défense passive en cas d'attaque aérienne.

Août 1937Le 1er, décès de Mme Dupuich, au Trait.
Grave accident le 23  dans la côte Béchère. Venant du bac, La camionnette de M. Bai coupe la route à un camion de Primagaz qui se renverse. Trois jeunes gens sont sur le bas-côté. L'un d'eux, Roger Biard, coiffeur de 18 ans, à Duclair, est grièvement blessé. 

Le 29, l'abbé Carpentier bénir le nouveau calvaire de Saint-Paër.

Octobre 1937Au conseil d'arrondissement, Châtel, Légion d'Honneur, conseiller municipal de Duclair, préssident du Dac, président des régates, Croix de guerre, brigue un nouveau mandat. Il est en ballotage. Estimant la patrie en danger, il en appelle aux électeurs pour barrer la route "au fourrier du collectivisme et du communisme." Talonné par un Rad Soc, Châtel se voit menacé par une coalition de gauche et le Journal de Rouen parle d'odieuse campagne contre lui.
A Duclair, les époux Caudron fêtent leurs noces d'or. Ils ont toujours travaillé chez Mustad. Ernest est un des plus vieux pompiers.
Employée chez Gabril Hautot, la Boutard, femme Pézier, porte plainte pour violences contre un autre employé, Joseph Delaunay.
Au second tour, Châtel est battu. Il est très nettement devancé dans des communes industrieuses comme Le Trait, Yainville et même Duclair, son fief.
Au Paulu, face à l'usine Frémaux, un cycliste est fauché par la voiture de Jourdaine, cultivateur à Anneville. A l'arrêt, le vélo n'était pas éclairé.

Décembre 193718 décembre : née à Jumièges le 7 avril 1837, Rose Godey s'éteint à Duclair. On avait fêté son centenaire quelques mois auparavant.
A la Standard, Canu se fait faucher sa paye.
Incendie maîtrisé aux ACSM dans l'atelier Montage bord. Intervention des pompiers de l'usine, de Duclair, de La Mailleraye.
Employé des Pont-et-Chaussées, André Bénard, d'Heurteauville, retend le jour de Noël un collet à cerf posé par un braconnier en forêt de Brotonne.Il est pris par un garde. Défendu par André Marie, il écopera d'une amende.

1937 aura vu la création de l'Étoile sportive de Jumièges. Le maire, Georges Boutard, en est le président fondateur.


Janvier 1938 A Jumièges, l’abbé Debris tire sa révérence. C’est lui qui, comparant ses paroissiens à ceux des communes voisines, assurait qu'ils n’étaient pas moins religieux, mais moins « églisiers » que les autres. Il savait qu’il pouvait se rendre à la chapelle de la forêt sans que sa présence en écartât les pèlerins. 
Dimanche 30 janvier, 5h30, la tempête fait rage et la foudre d'abat sur le clocher d'Anneville. C'est Beaufils, le secrétaire de mairie, qui aperçoit de chez lui les flammes au sommet de la tour. L'abbé Picot et Darcel, le maire, sont alertés. Les pompiers d'Anneville n'ont qu'une petite pompe. Alors Darcel télégraphie à Duclair. La ligne est coupée. Il saute dans sa voiture. Mais l'hélice du bac est cassée. Du coup, les pompiers de Rouen sont appelés à 6h58. Anneville n'étant pas abonnée, il fut une réquisition qui n'est délivrée qu'à 7h44. Un fourgon part et deux petites lances sont mises en batterie, puis une plus grosse. On demande aussi la grande échelle pour limiter le feu à la tour. 
Si le mobilier fut mis en lieu sûr, les points d'eau étaient éloignés et les citernes s'épuisaient. Des flammèches tombaient sur les maisons qu'il fallut protéger. Le clocher s'effondra, endommageant la toiture du reste de l'église.. A l'arrivée de l'échelle, il était 11 h et le feu semblait toutefois maîtrisé. On noya les décombres. L'échelle rentra sur Rouen à 13h15. 

Février 1938 Il est question de nationaliser le bac du Trait à La Mailleraye. Malartic obtient son maintien dans le giron départemental. 
Une souscription est lancée pour la restauration de l'église d'Anneville.
Marce Lecret, jardinier-chef de l'Immobilière du Trait, chevalier du Mérite agricole.

Mars 1938 Un soir à 11h, André Seigneur, 34 ans, du Trait, Marcel Glatigny, 26 ans, de Jumièges et René Masson, 26 ans, de Saint-Paul, cassent un carreau au Mascaert, au Trait. Martin se lève, sort, et est frappé à la tête à coups de bouteille et de poings. Les gendarmes de Duclair ouvrent une enquête. 

Avril 1938 Le 1er avril, Roger Deuil fils entre à 15 ans dans le corps des sapeurs pompiers. Il fera carrière à Paris.
3 avril. Gales, le mécanicien du bac de Duclair, découvre un cadavre à la Fontaine. Les gendarmes de Duclair découvrent sur le cadavre des papiers en allemand.
15 avril. Noyade du petit Jacques Brument à Saint-Paul.

Mai 1938Le 3, lancement du François -L.-D.
Excursion du photo-Radio-Club. A 14 heures, on quitte Caudebec pour Saint-Wandrille, avec une promenade à pied à l'Oratoire de Saint-Saturtin. Puis c'est la visite de l'Abbaye, de ses ruines gothiques, de son Cloître aux proportions harmonieuses :unc mine inépuisable de clichés pour les amateurs.
On quitte à regret ce site remarquable et c'est vers Jumièges que l'autocar nous emmène. Là. désillusion. Non seulement il faut payer 5 francs pour visiter, mais il est interdit de photographier. Nous sommes unanimes à protester contre un ukase aussi formel. Est-ce qu'une interdiction de ce genre se justifie lorsqu'il s'agit du patrimoine artistique de noire douce France, et surtout dé monuments classés comme «historiques» ?
Aussi, nous repartons à nouveau : ce sont maintenant les bords de la Seine jusqu'à Duclair, dernière halte...

L'abbé Auzou, ancien curé du Trait décède à Tôtes.

1938 encore :  Charles Dullin doit mettre en scène L'annonce faite à Marie, de Claudel à la Comédie française. Une correspondance s'engage entre les deux hommes. Claudel souhaite faire visiter à Dullin les ruines de l'abbaye de Jumièges, décor idéal pour sa pièce à ses yeux...

Juin 193812. Un car parti du Havre va au fossé et se couche dans un champ de la plaine de Yainville. Il doublait une voiture quand une autre arriva en face. Quinze blessés. Parmi eux: Edouard Pain et sa femme, des Maisons-Blanches, Mme Sauzereau et son fils Jean, du Trait, Georges Lecras, apprenti ajusteur aux ACSM, Mmr Vigreux et sa belle-sœur, de la Neuville, Morand du Trait.
A Heurteauville, Jean Cherrier, ouvrier d'usine, est blessé dans un accident d'auto.
Le samedi 25 juin, à 20 h. 45, dans la propriété de M. Long, à Saint-Martin-de-Boscherville : grand feu de la Saint-Jean, organisé par les Dames royalistes; causerie par M. Degrave; distribution de souvenirs, buffet. Tous nos amis sont cordialement invités. Carte d'entrée: 5 francs. S'adresser à Mlle Monique Long

Juillet 1938 Dimanche 31 juillet. Installation de l'abbé Coupel à Jumièges.  
A Bardouville, Albert Peletier, 27 ans, manœuvre, apprenait à nager en Seine, lorsqu'il ôta sa bouée et coula à pic sous les yeux de sa famille. Son corps n'a pas été retrouvé malgré les recherches entreprises. Il  laisse ure veuve et trois enfants.

Septembre 1938 A Mauny, on attend le cardinal Baudrillart pour un nouveau séjour épiscopal après une opératon des yeux.
13 septembre. — Vendredi dernier, à 17 h. 30, pendant que sa mère s'était absentée pour un court moment, afin d'aller chercher de l'eau à une pompe distante de 200 mètres, une enfant de quatre ans, la petite Jacqueline Picard, demeurant à la Mailleraye-sur-Seine, s'approcha de la cuisinière allumée et enflamma un papier qui communiqua le feu aux vêtements de l'enfant.
Aux cris poussés par la malheureuse fillette, une voisine accourut et éteignit les flammes, mais la pauvre petite était atrocement brûlée au ventre et aux jambes. Elle fut transportée à l'hospice de Rouen où, en dépit de soins, elle vient de succomber.

Octobre 1938Mort de l'abbé Patou, curé de Sainte-Marguerite et Epinay depuis 29 ans. Il avait 67 ans. 

Novembre 1938Alfred Duval ayant démissionné pour raison de santé, Legendre, adjoint est élu maire d'Heurteauville avec Lemoine pour adjoint.
Quand Me Segond, huissier de Duclair se marie avec Mlle Evelyn Mercier, tous les huissiers de Normandie sont là. On voit même l'abbé Coupel, Cotelle, le doyen de Caudebec, Vannier, le prédécesseur de Segond...


Janvier 1939Avenue du Mont-Riboudet, un cavalier, Albert Deconihout, de Jumièges, est désarçonné et meurt écrasé par une camionnette.
La Croix, 11 janvier. Le mascaret fait deux victimes Seine-Inférieure. — M. Pray. 32 ans, domicilié à La Maillleraye, se promenait en barque sur la Seine, lundi, à Gaudebec-en-Gaux, avec son neveu, le jeune Levreux, 14 ans, habitant Heurteauville. Le mascaret survint tout à coup et le flot souleva l'embarcation qui se renversa. Les corps des deux ocoupants n'ont pas été retrouvés.

Avril 1939 Roland Delamare détruit en forêt du Trait, sur la chasse de Fernand Leroy 16 renards et 13 blaireaux.

Mai 193911 mai : le syndicat des producteurs de fruits de la région de Jumièges se réunit sous la présidence de Guillaume Quesne, maire. Vice présidents Joseph Gossey, Jacques Darcel, maire d'Anneville, secrétaire Edouard Salmon, trésorier Félix Salmon.

Juillet 193919 juillet, lancement du Malgache.

Août 1939 Médaille des sports à Lécuyer, professeur au Trait.

Septembre 1939—  Le chauffeur de la fromagerie Herselin, Serge Gebleux, double un cycliste en forêt de Brotonne. Le pneu éclate, le cycliste est renversé et tué net. C'est Georges Ernst, imprimeur à Bourg-Achard.

Mais c’est à nouveau la guerre...

 


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